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Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry

Accès au tunnel de base du Lyon-Turin : Emmanuel Macron veut imposer le « modèle Amish » aux Savoyards.

3 Janvier 2021, 14:50pm

Publié par Acac73

Train à vapeur sur la ligne historique le long du lac du Bourget (photo APFMS )

Train à vapeur sur la ligne historique le long du lac du Bourget (photo APFMS )

En 2019, près de trois millions de poids-lourds ont traversé les Alpes entre la France et l’Italie, plus de vingt vols ont survolé, chaque jour, les Alpes entre Milan et Paris, sans compter un trafic autoroutier en forte augmentation entre les Pays de Savoie, l’Isère et Lyon.

Pour répondre aux enjeux climatiques et éviter de nouvelles infrastructures autoroutières coûteuses -Contournement Autoroutier de Chambéry, élargissement de l’A43 entre la Tour du Pin et Chambéry, doublement du tunnel routier du Mont-Blanc et d’Orelle en Maurienne- deux enquêtes publiques, en 2006 pour le tunnel de base en Maurienne et en 2012 pour les accès entre Lyon et la Maurienne, ont permis de définir un projet de nouvelles lignes ferroviaires entre Lyon et Turin, en complément des lignes historiques du 19ème siècle, pour bâtir un réseau ferroviaire moderne, cohérent  et performant pour les Alpes française en 2030.

 

Pas de souci pour le tunnel de base franco-Italien.

Depuis l’effondrement électoral du seul parti italien opposé au Lyon-Turin -Annexe 1-, les travaux avancent normalement des deux côtés de la frontière franco-italienne, laissant espérer une mise en service en 2030 du tunnel de base. Les Italiens se sont engagés à mettre en service, cette même année, les accès entre Turin et l’entrée du tunnel dans le Val de Suse.

Rien d’équivalent n’est organisé en France où l’objectif n’est manifestement pas de réaliser un projet intelligent, mais de saborder les accès pour réduire la performance de la nouvelle ligne ferroviaire...

 

En 2012, une grande enquête publique, avec 13 commissaires-enquêteurs, avait validé des accès plus sobres mais néanmoins très cohérents !

Il avait été acté d’abandonner :

  • une nouvelle ligne à très grande vitesse (320 km/h) uniquement dédiée aux voyageurs entre Grenay et Avressieux.
  • le second tube pour les tunnels sous Chartreuse et sous Belledone.

Le projet validé proposait pour le fret, une ligne à grand gabarit de bout en bout et pour les voyageurs, des trains à grande vitesse enfin concurrentiels à l’autoroute entre Lyon, les Pays de Savoie et Grenoble, et l’avion entre Milan et Paris :

  • une nouvelle ligne mixte voyageur et marchandises à 200 km/h entre Grenay dans la banlieue de Lyon et Avressieux dans l’avant pays savoyard.
  • un tunnel monotube à grand gabarit sous Chartreuse réservé aux marchandises.
  • un tunnel monotube à grand gabarit sous Belledonne réservé aux marchandises.
  • un tunnel bitube sous Dullin-l ’Epine adapté principalement pour les voyageurs (n’acceptant pas le gabarit P400 européen pour les marchandises).

Stratégie du gouvernement pour les accès : ne pas décider et reporter à plus tard !

Un journaliste spécialisé dans les questions de transport écrivait, en novembre dernier, à propos du Lyon-Turin :

 "L‘État français n’a pas de stratégie ? Vous rigolez ? Ne pas décider et reporter à plus tard les échéances, ça nécessite une sacrée dose de stratégie…"

Un Etat champion de la manipulation et du mensonge par omission !

Remise en cause de l’enquête publique de 2012.

Le Préfet de Région en a donné une nouvelle preuve quelques jours plus tard, le 11 décembre, lors d’une réunion sur les accès au Lyon-Turin réservée aux seuls élus locaux. Pour des raisons soi-disant d’économies (réduire la facture des accès des 8 milliards prévus en 2012 à 5 milliards) et à la place du projet cohérent et validé en 2012, il leur a demandé de choisir, pour une mise en service après 2030 entre :

  • un tunnel mixte voyageur et fret sous Dullin-L’Epine mais inadapté à un report massif des marchandises sur le rail.
  • un tunnel avec un seul tube sous Chartreuse interdit au trafic voyageurs. 
  • la ligne historique datant du 19ème siècle. 

Refus de prendre en compte les subventions de l’Europe.

Lors de cette réunion, les représentants du gouvernement se sont bien gardés de dire que, depuis deux ans, la coordinatrice européenne pour le corridor méditerrané répète sans cesse « Les accès sont aussi importants que le tunnel » et affirme que l’Europe est prête à subventionner les accès jusqu’à hauteur de 50%, tout en précisant que ce financement ne serait possible que s’il s’agissait de réseaux dimensionnés, à la hauteur des ambitions européennes d’interconnexion du continent.

Avec un nouveau projet qui garderait une section voyageur limitée à 90 km/h et pour le fret opterait pour un gabarit inférieur au gabarit européen P400 en vigueur partout ailleurs -annexe 3- , on est sûr que l’Europe ne mettra pas un centime dans cette réalisation !

Réunion en catimini.

Pour mieux manipuler et diviser les élus locaux au cours de cette réunion, il est à noter que les principaux usagers n’étaient pas conviés : les associations d’usagers des transports ainsi que les opérateurs ferroviaires et les syndicats.

Diviser pour mieux régner et saborder le projet.

En demandant aux élus locaux de choisir entre un tunnel sous Chartreuse ou sous Dullin-l’Epine, l’Etat est sûr de ne jamais avoir de consensus -Annexe 2- contrairement à l’enquête publique de 2012, ce qui lui donne encore une bonne raison pour ne rien faire !

Refus de prendre en compte les projets locaux pour le développement des trains du quotidien.

Dans la commission de la saturation de la ligne historique, les représentants de l’Etat refusent de prendre en compte les projets en cours : RER savoyard sur le bassin Aix-Les-Bains, Chambéry et Montmélian et doublement de la ligne ferroviaire entre Aix les Bains et Annecy.

De qui se moque-t-on ?

 

Le modèle « Amish »

L’objectif du gouvernement, pour alimenter le tunnel de base en 2030, est donc clairement le « modèle Amish» tant décrié par le Président de la République : l’utilisation de la ligne historique traversant Ambérieu, Chambéry et Aix les Bains, déjà saturée aux heures de pointe par les TER et conçue au 19ème siècle à l’époque des locomotives à vapeur et de la lampe à huile...

 

Veut-on réaliser, pour le Lyon-Turin, un projet au rabais, inefficace pour mieux préserver les projets autoroutiers ?

Est-ce la France de 2030 que veut bâtir Emmanuel Macron ? 

Très clairement, avec ce sabordage du Lyon-Turin, l’État préserve la pertinence du projet d’un milliard d’euros du contournement autoroutier de Chambéry et l’élargissement de l’A43 entre la Tour du Pin et Chambéry pour un autre milliard d’euros !

Ceci est d’ailleurs très cohérent avec la nomination très clivante de Josiane Beaud, à la tête de la Commission Inter-Gouvernementale du Lyon-Turin. On ne l’a pas beaucoup entendue parler du Lyon-Turin à Chambéry, lors de sa vice-présidence aux Transports ces six dernières années. Elle n’a cessé, par contre avec Michel Dantin, de vouloir ressusciter le projet abandonné en 2014 de contournement autoroutier de Chambéry.

Ressusciter des projets autoroutiers abandonnés à la place de nouvelle ligne ferroviaire, c’est ce que vient de faire le Ministre des Transports avec le projet d’autoroute entre Poitiers et Limoges...

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/autoroute-entre-limoges-poitiers-projet-relance-1899014.html

 

Est-ce la nouvelle politique du gouvernement pour répondre à ses engagements en termes d’émission de CO2 et de particules fines ?

 

Moins de 10 milliards d’euros pour la France tous les 150 ans pour une nouvelle infrastructure ferroviaire sous les Alpes, c’est trop demander au gouvernement ?

Pour la région parisienne, aucune restriction, l’argent coule à flot :

  • la facture des nouvelles lignes du métro Grand Paris Express est passée de 22 milliards en 2013 à 35 milliards 4 ans plus tard, en portant le nombre de nouvelles gares à 68 au lieu de 52 initialement prévu.

Comme rien n’est assez beau pour la région parisienne, pas moins de 37 architectes, dont des stars internationales de l'architecture sont engagés pour la réalisation de ces gares.

https://www.vie-publique.fr/en-bref/277104-grand-paris-express-augmentation-des-couts

https://www.societedugrandparis.fr/gpe/actualite/37-architectes-concoivent-les-gares-du-grand-paris-express-623

Accès au tunnel de base du Lyon-Turin : Emmanuel Macron veut imposer le « modèle Amish » aux Savoyards.

 

A noter que le nouveau RER EOLE de 4 milliards d’euros, en cours de réalisation, n’est pas inclus dans ce montant.

 

  • pas un centime d’économie sur les 5 milliards du Canal Seine Nord, projet destiné à favoriser l’importation de produits asiatiques dans la région parisienne par les ports belges au lieu de celui du Havre et aucune restriction de gabarit à l’inverse du Lyon-Turin.

 

https://www.lantenne.com/Debut-des-travaux-imminent-pour-le-canal-Seine-Nord_a54546.html

 

  • aucun retard n’est toléré par le gouvernement pour le projet de 2 milliards d’euros de la nouvelle ligne ferroviaire entre Paris et l’aéroport Charles de Gaule Express pour « éviter » aux clients de l’aéroport d’emprunter le RER B : celui-ci va faire appel de la décision du tribunal administratif.

 

La Suisse l’a fait.

A noter que la Suisse toute seule, petit pays de 8 millions d’habitants, vient de mettre en service et sans l’aide de l’Europe le tunnel de base du Ceneri après celui du Gothard et du Lotsberg ainsi que la mise au gabarit européen P400 de tous les accès pour diminuer fortement le nombre de poids-lourds qui traversent la Suisse dans l’Axe Nord-Sud (1,2 millions).

Sur l’axe ouest-est, entre la France et L’Italie, il passe aujourd’hui près de 3 millions de poids-lourds chaque année et certains « écologistes » comme Jean Charles Kohlhaas et dirigeant des lobbies autoroutiers comme Yves Crozet se demande encore à quoi pourrait servir le Lyon-Turin !

 

Il faut que :

  • tous les élus locaux refusent le projet au rabais présenté par le Préfet et exigent le respect du projet acté dans l’enquête publique de 2012
  • le gouvernement confirme à l’Europe la réalisation des accès pour 2030 et réponde favorablement à la proposition d’une subvention à hauteur de de 50 % sur le tunnel de base et des accès performants.
  • les associations d’usagers des transports, les associations d’opérateurs ferroviaires et les syndicats ne soient plus tenus à l’écart et soient systématiquement invités aux réunions.
  • l’Eurovignette Poids-Lourds Alpine et les milliards de bénéfices des sociétés d’autoroutes ,qui reviendraient à l’Etat à  la fin des concession, participent au financement du Lyon-Turin et du contournement ferroviaire de Lyon, comme cela était suggéré dans le rapport Bouvard-Destot remis au gouvernement en 2015.

Pour cela, il faudrait qu’Emmanuel Macron ne rallonge pas, à nouveau, les concessions autoroutières.

 

Si ces deux conditions ne sont pas remplies en ce début d’année, nous militerons pour que Michel Barnier s’implique dans ce projet pour faire contre-poids au gouvernement et dégager un consensus parmi tous les élus de la Région.

En 2007, nous avions déjà apprécié son engagement pour une réalisation rapide des accès au Lyon-Turin en réponse à notre vive réaction au refus du premier Ministre, François Fillon, de demander une subvention de 200 millions à l’Europe pour le démarrage des accès au Lyon-Turin et au lancement, à la place de la galerie soi-disant de sécurité du tunnel routier du Fréjus d’un diamètre de 8 mètres pour 500 millions d’euros.

Accès au tunnel de base du Lyon-Turin : Emmanuel Macron veut imposer le « modèle Amish » aux Savoyards.

 

Annexe 1   Effondrement des Notav en Italie.

Alors qu’en 2018, le mouvement populiste 5 Etoiles, opposé au Lyon-Turin, avait remporté les élections législatives avec 32.7% des voix, il s’est effondré aux élections régionales de 2019 en réalisant 12.55% des voix dans le Piémont (Région dont Turin est la capitale).

Effectivement, tout le monde a pu s’apercevoir que le Ministre des Transports NOTAV, en un peu plus d’un an, a simplement bloqué l’avancement du projet Lyon-Turin et n’a pas mis un poids-lourds de plus sur le rail, malgré la rencontre avec les opposants français au Lyon-Turin, Daniel Ibanez et Eric Piolle, venus en Italie les rencontrer pour apporter leur soutien contre le Lyon-Turin et proposer leurs solutions « miraculeuses ».

 

Annexe 2   Comment provoquer la discorde sur le projet dans la Région Rhône-Alpes.

En demandant de choisir entre différentes composantes des accès au Lyon-Turin, les représentants du gouvernement étaient sûrs de semer la zizanie parmi les élus locaux :

  • les élus de Haute-Savoie ont certainement dû demander la priorité au tunnel mixte sous Dullin-L ’Epine pour que leurs TGV et leurs TER aillent le plus vite possible à Lyon et Paris, sans passer par Chambéry, tout en demandant également un report massif des poids-lourds dans ce tunnel pourtant inadapté à un report massif.
  • les élus de la majorité chambérienne ont certainement dû demander à ce que la priorité soit donnée également au tunnel sous Dullin-l’Epine pour que les TGV, en provenance d’Italie, passent par Chambéry, tout en demandant pour le trafic marchandises un tunnel sous Chambéry irréalisable à court et moyen terme car non prévu dans la DUP de 2012.
  • les élus de l’opposition chambérienne ont certainement dû demander à ce que la priorité soit donnée au tunnel sous Chartreuse pour permettre un report massif du trafic poids-lourds sur le rail, tout en demandant, pour le trafic voyageur, un deuxième tube sous Chartreuse irréalisable à court et moyen terme car non prévu dans la DUP de 2012.
  • les élus de la ville de Grenoble et de Lyon ont dû réitérer leur opposition au projet en affirmant une nouvelle fois que la ligne historique, qui traverse les villes d’Ambérieu, d’Aix les Bains et de Chambéry,  pouvait accepter une centaine de trains de marchandises supplémentaire par jour, y compris le week-end,  tout en refusant le moindre train supplémentaire de marchandises dans leur propre ville pour leur permettre d’augmenter le cadencement des TER. A noter qu’à l’inverse, ils sont très « conciliants » sur les élargissements des autoroutes autour de leur ville (A480 pour Grenoble et A46 pour Lyon).

 

 

Annexe 3   Accès au Lyon-Turin, seul tronçon entre Kief et Lisbonne pas au gabarit européen P400.

Avec le nouveau projet imposé par le gouvernement, les accès seraient toujours au gabarit GB1 et interdiraient le passage des trains européens au gabarit P400 et la mise en place d’autoroute roulante comme en Suisse et sous le tunnel sous la Manche. Nul doute que pour le transport international de marchandises (85% des poids-lourds passant au Mont-Blanc sont étrangers), les opérateurs ferroviaires n’investiront pas dans les couteux wagons spéciaux Modhlalor pour juste un tronçon français d’à peine 100 km.  

 

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Ajout de 100 trains de fret par jour sur la ligne historique ? ENFIN, les élus de l’agglomération d’Aix les Bains s’engagent

21 Décembre 2020, 20:38pm

Publié par Acac73

DL du 21 décembre

DL du 21 décembre

Félicitation à Florian Maitre.

Malgré nos relances, cela faisait 8 ans que les élus de l’agglomération d’Aix les Bains faisaient l’autruche.

Pire, Dominique Dord et Luc Berthoud s’étaient même affichés plusieurs fois avec Daniel Ibanez qui, avec les Amis de la Terre, affirment pouvoir rajouter à la place du Lyon Turin 100 trains de marchandises par jour y compris le week-end  sur la ligne historique qui chemine sur les rives du lac du Bourget et traverse Ambérieu, Aix Les Bains, Chambéry, et faire un enfer aux milliers de riverains immédiats.

Mais n’est-ce pas trop tard ?

Les accès entre Lyon et La Maurienne seront-ils fini pour l’ouverture du tunnel de base en Maurienne en 2030 ? Manifestement, le Gouvernement avec les haut-fonctionnaires parisiens, les « écolos » de Valence, Lyon et Grenoble avec Yves Crozet un des dirigeants de l’Union Routière Française, le plus gros lobby routier et autoroutier français, font tout leur possible pour retarder le lancement des travaux des accès.

Devra-t-on encore subventionner lourdement chaque remorque chargée sur les wagons spéciaux surbaissés Modhalor ? La ligne historique n’étant pas au gabarit européen P400 et n’accepte pas les trains des autoroutes ferroviaires circulants en Suisse et sous la Manche

Et faudra-t-il alors supprimer la moitié des TER desservant notre territoire pour revenir aux 120 trains de fret par jour comme dans les années 90 pour rentabiliser le tunnel  ferroviaire de base en Maurienne ou continuer à faire circuler plus de 2 millions de poids-lourds chaque année entre la France et l’Italie et polluer ainsi nos vallées ?

 

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Plus politique qu’écologique : ras-le-bol du «combat» d’Eric Piolle et de Jean Charles Koollaas contre le Lyon-Turin !

30 Août 2020, 17:33pm

Publié par Acac73

Jean-Charles Kohlhaas pour demander la localisation à Amberieu de la plateforme de chargement des Poids-Lourds. Eric Piolle avec la Maire 5* de Turin
Jean-Charles Kohlhaas pour demander la localisation à Amberieu de la plateforme de chargement des Poids-Lourds. Eric Piolle avec la Maire 5* de Turin

Jean-Charles Kohlhaas pour demander la localisation à Amberieu de la plateforme de chargement des Poids-Lourds. Eric Piolle avec la Maire 5* de Turin

Le Maire de Grenoble, Eric Piolle, a récidivé cette semaine à l’université du PS en « leur parlant de son action grenobloise, du combat contre la ligne Lyon-Turin».

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/08/30/a-l-universite-d-ete-du-ps-les-ecologistes-ont-seduit-les-socialistes_6050345_823448.html

Nous expliquerons en détail dans un prochain article comment, depuis 8 ans, quelques élus EELV ont fait prendre un virage à 180° à leur parti, rejoignant ainsi la position de Bruno Gollnisch à la Région et comment ils manipulent l’opinion avec les lobbies autoroutiers.

https://gollnisch.com/2012/12/03/lyon-turin-une-absurdite-dogmatique/

 

Résumé du virage à 180° : avoir un sujet clivant avec le PS et le PC

Jusqu’en 2010 et comme Michèle Rivasi, les Verts de la Région défendaient « d'abord un premier axe ferroviaire allant de Lyon jusqu'à la frontière ukrainienne (grâce à la percée d'un tunnel pour réaliser la transalpine Lyon-Turin), permettant de décongestionner les transports et rendre le fret ferroviaire compétitif »  

 https://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/21/la-mobilite-est-un-enjeu-d-avenir-pour-l-ue-et-ses-regions_1412152_3232.html

 

Fin 2012, virage à 180°, la priorité est de trouver un point clivant avec les élus PS pour lesquels Eric Piolle affirme qu’il en existe à peine un ou deux d’honnêtes à la Région.

Pour Jean-Charles Kohlhaas, l’objectif est manifestement de faire oublier l’exceptionnel bilan de son prédécesseur, Gérard Leras, qui avec Bernard Soulage, ont fait exploser la fréquentation des TER en Rhône-Alpes et n’ont eu de cesse de faire de la pédagogie en faveur du Lyon-Turin.

https://www.20minutes.fr/lyon/67739-20051220-lyon-lyon-turin-la-region-joue-les-vrp-en-italie

https://www.20minutes.fr/lyon/67976-20051222-lyon-lyon-turin-la-mediation-se-poursuit

Très vite après la convention « biaisée » et organisée en septembre 2012 par Jean-Charles Kohlhaas, pour faire adopter à EELV son virage à 180° à Chambéry (article à venir), Michèle RIVASI enterre ses « convictions » en soutenant un premier recours contre le Lyon-Turin.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/savoie/lyon-turin-michele-rivasi-deputee-europeenne-europe-ecologie-les-verts-signe-un-recours-contre-le-tunnel-international-376651.html

A noter également que, contrairement à leurs engagements lors de la « convention », les élus EELV opposés au Lyon-Turin ont toujours essayé de saborder les mesures fiscales favorisant le report modal.

Michèle Rivasi avait soutenu, dans les années 2000, la mise en place de l’Eurovignette poids-lourds Alpine pour «dissuader le transport de marchandises par la route en internalisant enfin les coûts cachés générés par les camions» et comme « première source de financements pour effectuer le report modal du routier vers le fluvial ou le ferroviaire » : en 2015, elle qualifiait de fumisterie la proposition Michel Destot de mettre en place cette redevance poids-lourds…

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/2015/02/19/lyon-turin-658717.html

Aucun encouragement également en 2016 sur la proposition de Manuel Valls de rediriger les bénéfices du tunnel routier du Mont-Blanc vers le financement du Lyon-Turin.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/savoie/en-savoie-manuel-valls-sur-le-chantier-du-lyon-turin-1052895.html

La Suisse finance depuis 2001 ses nouvelles lignes ferroviaires ainsi ; l’Allemagne depuis 2005 !

 

A noter qu’en 2010, profitant du bilan de Gérard LERAS, les élus Verts sont passés de 20 à 37 élus à la Région. En 2016, après six ans sous la direction de Jean-Charles Kohlhaas et avec la présence de Daniel Ibanez sur leur liste, ils n’étaient plus que sept élus. Situation identique en Italie où, aux dernières élections, le mouvement 5 étoiles, seul opposant au Lyon-Turin en Italie, est passé de 32% à moins de 20%.

 

Haro sur la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin mais silence assourdissant sur celle du nucléaire ?

Aucune dénonciation de ces élus « écolos » sur la nouvelle ligne électrique souterraine (1,4 milliards d’euros) à très haute capacité, Savoie-Piémont, destinée uniquement à augmenter la vente en l’Italie de la production de la centrale nucléaire du Bugey (et certainement pas celle d’énergie renouvelable comme le prétendre ses promoteurs) : combat de l’ancien monde pas assez médiatique ?

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/savoie/savoie-record-mondial-interconnexion-electrique-entre-france-italie-1613821.html

Pourtant :

  • L’adjoint à la Marie d’Eric Piolle, Pierre Meriaux, connait très bien ce projet étant membre du Conseil d’Administration du Tunnel Routier du Fréjus dans lequel va passer cette ligne ;
  • Le départ de cette ligne est à SainteHélène-du-Lac, à quelques centaines de mètre de la résidence secondaire savoyarde de Daniel Ibanez mais un peu plus loin effectivement que la ligne Lyon-Turin ;
  • Michèle Rivasi, engagée contre le nucléaire, avait été la première lanceuse d’alerte sur le nuage de Tchernobyl en 1986.    

 

Lyon et Grenoble à l’écart du projet du Lyon-Turin : quelles conséquences ?

Eric Piolle ne s’étonnera pas si, à cause de son combat :

  • Le raccordement de la nouvelle ligne LyonTurin avec la ligne de Grenoble soit « économisé » laissant ainsi les usagers des TER et des TGV subir les limitations du nœud ferroviaire de Bourgoin-Jallieu indéfiniment.
  • Il verra chaque année plusieurs centaines de milliers de poidslourds supplémentaires sur sa rocade à partir du moment où Christian Estrosi arriverait à mettre en œuvre l’Eurovignette Poids-Lourds comme il le réclamait vivement en 2018 et ainsi renvoyer sur Grenoble tous les poids-lourds qui passent aujourd’hui à Nice, en transit entre l’Espagne et Milan ou Turin, la distance étant quasiment identique entre ces deux parcours.

https://www.20minutes.fr/politique/2326971-20180828-nice-apres-effondrement-pont-genes-estrosi-relance-idee-ecotaxe

Sur Lyon, Jean-Charles Kohlhaas devra expliquer le bilan CO2 catastrophique de sa volonté de réaliser la plateforme de chargement des poids-lourds, non pas à proximité immédiate des zones industrielles de l’Est Lyonnais et du plus important centre de logistique de France situé à Saint-Quentin Fallavier, mais à 60 km de Lyon, à Ambérieu.

A noter également son soutien aux opposants du contournement ferroviaire contre France Nature Environnement et la FNAUT, en cautionnant leur alternative hors de prix et non fonctionnelle de contournement sud jumelé à la LGV.  

https://t.co/Nu0eHNZINx?amp=1

Résultat, le déclassement de l’A6 et de l’A7 dans Lyon mis en place avant le Contournement Ferroviaire, ne conduira qu’à un report de la circulation sur l’A46 à l’est de Lyon entrainant automatiquement son coûteux élargissement et une augmentation de la pollution.

Le bilan CO2 du mandat d’Eric Doucet et de Bruno Bernard ne s’annonce donc pas brillant.

Idem pour Grenoble avec l’élargissement de l’A480 avalisé par Eric Piolle et où les élus EELV ne veulent pas d’un train supplémentaire de marchandises sur leur ligne mais réclament, à la place du Lyon Turin, le rajout d’une centaine de trains de marchandises supplémentaire par jour chez leur voisin chambérien.

De qui se moque-t-on ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les élus des communes de La Motte-Servolex jusqu’à Saint Baldoph vont-ils voter la relance du contournement autoroutier de Chambéry ?

5 Juillet 2020, 19:16pm

Publié par Acac73

Les élus des communes de La Motte-Servolex jusqu’à Saint Baldoph vont-ils voter la relance du contournement autoroutier de Chambéry ?

Le 15 juillet prochain, les élus des communes de l’agglomération vont élire le nouveau Président de Grand Chambéry.

Vont-ils élire, de nouveau, Xavier Dullin et Jean-Marc Leoutre qui n’ont eu de cesse, pendant le précédant mandat, de vouloir ressusciter le projet d’un milliard d’euro de contournement autoroutier de Chambéry :

  • demande réitérée au préfet fin 2019 pour Xavier DULLIN
  • exigence pour l’inscrire dans les documents d’urbanisme pour JeanMarc LEOUTRE lors d’un Conseil Communautaire début 2019.

 

Vont-ils élire, de nouveau, les élus qui ont supprimé le peu de lignes de transport en commun existantes entre nos deux agglomérations et qui ont refusé de constituer un syndicat mixte sur notre bassin de vie ?

  • aucune ligne entre les hauts de Chambéry et Hexapole
  • suppression de la desserte des landiers nord par Chambéry
  • suppression de la desserte du Bourget du Lac par Chambéry et correspondance catastrophique à la frontière des deux agglomérations au centre de Technolac.
  • test de bus électriques et hybrides à Aix les Bains, à hydrogène à Chambéry
  • des applications internet ignorant le réseau de l’autre agglomération

 

 

Vont-ils élire, de nouveau, des élus qui ont ignoré les citoyens pendant 6 ans ?

La président de la CCSPL, Sylvie Koska, n’a organisé aucune des réunions règlementaires pour la commission transport en 2019 et 2020, à la différence de toutes les autres agglomérations.

Aucun débat sur des projets majeurs comme le Parking Ravet ou le Lyon-Turin. A la place, pour s’engager, les citoyens devaient uniquement avoir la chance d’être tirés au sort pour participer à la Fabrique du Territoire. Nous avons ainsi pu voir une présidente d’association de musique, jamais vue dans aucune réunion sur la mobilité, nous en faire un compte rendu !

A la Motte-Servolex, les citoyens engagés dans l’Agenda 21 ne pouvaient pas échanger sur les projets structurants de la commune : nouveau plan de transport, doublement de l’échangeur autoroutier, mobilité dans le nouveau projet du hameau des granges dont on ne sait toujours pas comment les habitants vont pouvoir aller prendre le bus à Technolac en traversant la départementale en toute sécurité.

Nous avons demandé, au cours d’une des réunions juste avant les élections, comment la démocratie allait être encouragée sur la Motte-Servolex en l’absence de liste d’opposition et comment les six élus siégeant à l'agglomération allaient représenter l'ensemble des habitants : aucune réponse du Maire et de ses colistiers, ni lors du premier conseil municipal.  La seule décision significative a été de s’octroyer une majoration de 15% des indemnités pour être chef-lieu de Canton. A noter que le Maire est aussi l’élu du Canton.

 

Vont-ils élire, de nouveau, des élus qui ont laissé la cacophonie régner sur le projet Lyon-Turin ?

À Chambéry, alors que l’enquête publique de 2012 n’avait pas prévu ces usages et détaillé les coûts, certains élus souhaitent un tunnel sous Chambéry et d’autres un tunnel sous Chartreuse pour faire passer l’intégralité des trafic voyageurs et fret.

À la Motte-Servolex, le Maire, lors des vœux, a fait régulièrement la promotion (et a même participé à leur financement) des opposants au Lyon-Turin qui, à la place du projet, demandent à rajouter 100 trains de marchandises par jour dans Chambéry. Il a été jusqu’à faire croire, aux six cents personnes présentes, que la ligne ferroviaire qui traverse Cognin et Bissy était autrefois à deux voies dixit « d’anciens » que lui seul a rencontrés.

À Aix-les-Bains, le Maire s’inquiète, avec le projet de doublement de la ligne ferroviaire entre sa ville et Annecy, d’avoir un TER supplémentaire par heure mais en rien de la création de la plateforme de chargement des poids-lourds au nord d’Ambérieu qui risque d’amener une centaine de trains de marchandises supplémentaire par jour ad vitam aeternam. Pourtant, cette plateforme est actée et financée par la Région.

À Ambérieu, nous avons été sidérés de voir que lors de la réunion publique sur le nœud ferroviaire lyonnais en juin 2019, Daniel Ibanez a complètement passé sous silence sa demande de transformer la gare, qui se trouvait à quelques mètres de là, en une plateforme de chargement pour 2000 poids-lourds quotidiens en ajoutant une centaine de trains dans la ville.

Plusieurs élus d’Annecy souhaitent donner la priorité au tunnel sous Dullin-L’Epine pour que leurs TER et TGV aillent plus rapidement sur Lyon et Paris en ne passant plus par Chambéry.

À Grenoble, opposé à la nouvelle ligne Lyon-Turin, le Maire veut développer le transport de marchandises sur les lignes existantes mais uniquement sur celle qui passe à Chambéry et non sur celle qui traverse sa ville, alors qu’elle permet aussi aux trains de marchandises d’aller en Italie, comme la ligne qui traverse la Savoie…

À Lyon, les associations environnementales demandent la réalisation rapide du contournement ferroviaire de Lyon pour ne plus avoir de trains de fret dans la gare Part Dieu, mais ne veulent pas localiser la plateforme de chargement sur Grenay à côté de la plus grande plateforme logistique de France, mais à 60 km de là, à d’Ambérieu.

Rien à attendre non plus du Président du Département, Hervé Gaymard. La commission qu’il a réclamée à la Ministre des Transports, en février 2019, s’intitule « observatoire de la saturation ferroviaire des accès alpins » : mais ne se demande pas s’il est possible de mettre la ligne historique au gabarit européen P400 afin de pouvoir charger des poids-lourds sur des wagons standards.

Il est à noter que, depuis février 2019, cette commission ne s’est réunie que trois fois, laissant espérer une conclusion pour 2023.  Il sera bien trop tard, à ce moment-là, de prendre les bonnes décisions pour alimenter le tunnel de base qui ouvrira en 2030.

À Montpellier, France Nature Environnement demande la réalisation rapide de la nouvelle ligne ferroviaire entre Montpellier et Perpignan et sa transformation en une ligne mixte, fret et voyageurs, sans se soucier de savoir où vont passer le million de poids-lourds qui traversent chaque année le Languedoc Roussillon pour aller d’Espagne dans le nord de l’Italie : déchargement dans la Drome pour finir sur l’autoroute passant par Grenoble et la Maurienne ?

Quant à certains élus et associations du Mont-Blanc, après avoir financé une partie du doublement du tunnel routier du Fréjus, elles souhaitent désormais que les bénéfices dégagés par le tunnel routier du Mont-Blanc n’aillent plus au financement de la nouvelle ligne ferroviaire Lyon Turin mais aux financements des transports en commun de leur très riche vallée. Certains, également, s’engage contre le Lyon-Turin et pour une plateforme de chargement des poids-lourds au nord d’Ambérieu. Il ne faudra pas s’étonner que, dans les mois à venir, après l’ouverture du deuxième tube du tunnel du Fréjus et la mise en service de la plateforme de chargement au nord d'Ambérieu, ceux-ci demandent et obtiennent l’interdiction des 600 000 poids-lourds passant chaque année dans le tunnel du Mont-Blanc si les élus de Savoie laissent perdurer la cacophonie actuelle.

 

Nous demandons aux nouveaux élus de l’agglomération de Chambéry de s’engager à organiser une concertation entre les élus et les associations de la région afin que, dans les mois à venir, nous puissions établir une position commune comme le font très bien les élus du nord de la France avec le projet pourtant bien plus controversé écologiquement et économiquement de Canal Seine Nord. Projet de plus de 5 milliards d’euros destiné à faciliter l’importation de produits asiatiques par les ports de Belgique et des Pays-Bas, au détriment de celui du Havre. Des élus, comme Karima Delli, vont jusqu’à prendre uniquement en compte la partie des rapports qui les intéressent pour saborder le Lyon-Turin alors qu’ils s’interrogent beaucoup plus sur le Canal Seine Nord.

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Le mépris du nouveau maire de Lyon pour les Savoyards

2 Juillet 2020, 18:00pm

Publié par Acac73

Le mépris du nouveau maire de Lyon pour les Savoyards

On aurait pu penser que le nouveau maire de Lyon indique quelle priorité il souhaitait pour le contournement de son agglomération, l’autoroutier avec l’élargissement de l’A46 et le shunt de Manissieux ou le ferroviaire avec le Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise.  

En fait, non.  Alors qu’il n’avait jamais évoqué le projet de nouvelle ligne ferroviaire entre Lyon et Turin, Grégory Doucet, à peine trois jours après son élection, décrète dans un journal Italien que la ligne ferroviaire actuelle qui traverse la Savoie est "suffisante".

Déclaration plus que surprenante puisque personne ne l’a jamais vu assister à une réunion publique sur le sujet, ni à un débat contradictoire : un cas d’omniscience ?

Les Savoyards ont été complétement ignorés. La moindre des choses aurait été tout d’abord de venir échanger avec les riverains et les usagers de cette ligne du 19 siècle ne permettant pas de trains long, qui traverse entre autres Ambérieu, Aix-les-Bains, Chambéry, serpente sur les rives du lac du Bourget sur plusieurs kilomètres, grimpe en Maurienne avec une pente parmi les plus importantes d’Europe qui oblige les trains de marchandises à doubler ou tripler le nombre de locomotives, et passe dans le tunnel monotube de 13 km du Mont-Cenis sans aucune galerie d’évacuation.

Nous allons rapidement l’inviter à venir participer à une réunion publique à Chambéry pour qu’il nous explique comment il va pouvoir rajouter une centaine de trains de marchandises par jour sur la ligne historique dans Chambéry qui voit déjà passer plus de 150 trains au quotidien.

Est-ce un effet de l’ivresse de la victoire ou un aperçu de sa future gouvernance ?

En 2014, quelques jours après son élection au poste de maire de Chambéry, Michel Dantin avait eu le même type de déclaration surprenante, également sans aucune concertation et à l’inverse des promesses de sa campagne électorale, en décrétant qu’il fallait donner la priorité au contournement autoroutier de Chambéry, une des briques du Lyon-Turin autoroutier concurrent au Lyon-Turin ferroviaire.  Il n’est pas étonnant qu’une grande majorité de chambériens n’aient pas voulu dimanche dernier reconduire ce maire qui décidait de tout, sans aucune concertation avec les habitants.

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Communiqués des deux opposants au Lyon-Turin pour la visite du Président Macron au Mont-Blanc

12 Février 2020, 23:51pm

Publié par Acac73

Communiqués des deux opposants au Lyon-Turin pour la visite du Président Macron au Mont-Blanc

Nous sommes une fois de plus stupéfaits après lecture des deux communiqués de Daniel Ibanez et Anne Lassman Trappier, opposants à tout prix à la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin, à l’occasion de la visite du Président de la République dans la vallée du Mont-Blanc.


https://www.fne-aura.org/communiques/haute-savoie/emmanuel-macron-a-chamonix/
https://www.francebleu.fr/infos/environnement/venue-de-macron-dans-les-alpes-ne-voit-pas-d-acte-pour-la-reduction-des-poids-lourds-1581492119#xtor=RSS-125

D’après Anne Lassman Trapier, Présidente de France Nature Environnement Haute-Savoie, la ligne ferroviaire existante entre Lyon et L’Italie ne serait utilisée qu’à seulement 20% de sa capacité.
-    En référence au trafic actuel de plus de 150 trains par jour, nous pourrions faire passer plus de 750 trains par jour dans le nœud ferroviaire chambérien : donc un chaque minute !
-    Elle fait fi de toutes les mesures de sécurité dans le tunnel du Mont-Cenis (tunnel à un seul tube sur ses 13 km sans aucune galerie d’évacuation) où le moindre incendie entrainerait une tragédie bien plus terrible qu’en 1999 au Mont-Blanc.


Quant à Daniel Ibanez des Amis de la Terre, il ose encore affirmer que « Entre 2002 et 2012, la France a investi un milliard d’euros pour moderniser la ligne SNCF qui passe par Modane ».
Il ne montrera évidemment aucun document car la majeure partie des investissements a été réalisée sur la ligne Valence-Grenoble-Montmélian (plus de 500 millions d’euros pour doubler et électrifier les voies), ligne ferroviaire sur laquelle les élus de Grenoble ne veulent pas plus de 4 trains de marchandises par jour, tout en demandant le rajout d’une centaine de trains de marchandises par jour chez leurs voisins chambériens.
Sur la ligne qui passe à Modane, il y a eu juste environ 220 millions d’euros d’investis pour la mettre au gabarit GB1 et ainsi permettre à l’autoroute ferroviaire alpine de charger des remorques de 4 mètres de haut sur ses wagons spéciaux surbaissés Modhalor. A noter qu’on est très loin du gabarit européen P400 ou GC qui permet de charger tout type de poids-lourds sur des navettes standards comme en Suisse ou dans le tunnel sous la Manche

Nous nous félicitons toutefois que cette opposition idéologique, à tout prix, aux nouvelles lignes ferroviaires n’est plus de mise chez France Nature Environnement, y compris pour des infrastructures en plaine.
FNE Languedoc Roussillon a lancé, l’an dernier, une pétition demandant la réalisation rapide d’une nouvelle ligne ferroviaire entre Montpelier et Perpignan.
https://fne-languedoc-roussillon.fr/2019/09/16/urgence-climatique-ne-laissons-pas-enterrer-le-developpement-du-fret-ferroviaire-entre-lespagne-et-le-reste-de-leurope-petition/

Quant à FNE AURA, elle a réaffirmé, lors du débat sur le nœud ferroviaire lyonnais, son souhait d’une réalisation urgente du contournement ferroviaire nord de Lyon, en demandant toutefois la localisation de la plateforme de chargement des poids-lourds vers Ambérieu, à plus de 50 km des sites industriels de l’est Lyonnais et en particulier de Saint Quentin Fallavier, première plateforme logistique de France.
https://participons.debatpublic.fr/processes/nfl/f/39/questions/761


La leçon de l’abandon de l’autoroute ferroviaire atlantique en 2015 a porté. Si les Amis de la Terre se sont félicités d’avoir obtenu l’abandon de cette autoroute ferroviaire en la qualifiant de Grand Projet Inutile et Imposé, ils ont été d’un silence assourdissant quand Cofiroute a eu ensuite toute l’attitude pour élargir pour plus d’un milliard d’euros une centaine de kilomètres de l’autoroute A10 entre Poitiers et Tours.


A l’occasion de la visite du Président au Mont-Blanc, nous regrettons que FNE ne demande plus la mise en place immédiate de l’EuroVignette Poids-Lourds Alpin (pour éviter le financement du Lyon-Turin comme en Suisse avec la RPLP ?), ne souhaitant plus que la réduction des avantages fiscaux pour les transporteurs routiers français. Il ne faudra pas s’étonner si le trafic poids-lourds continue à augmenter au Mont-Blanc, plus de 85% des poids-lourds étant étrangers.

Nous regrettons également qu’à cette occasion, la présidente de FNE 74 ne demande principalement des trains supplémentaires que pour sa vallée « l'infrastructure ferroviaire existante, particulièrement dans la vallée de l'Arve, a besoin de travaux urgents afin d'augmenter ses capacités limitées ».
A quoi cela sert-il de demander à la Région et à l’Etat de financer des trains tous les quarts d’heures quand les élus locaux et les entreprises refusent le financement d’un réseau de transports en commun digne de ce nom : hors période scolaire, sur les trois lignes dans la vallée de l’Arve, il y a à peine un bus toutes les heures.


Pour nous, le plus urgent est la réouverture de la ligne ferroviaire entre Évian et Saint-Gingolph en Suisse ainsi que le doublement en une seule phase de la ligne entre Aix les Bains et Annecy, ligne en voie unique parmi les plus fréquentées de France. Pour le moment, l’Etat et la Région ont débloqué en 2015 le budget pour le premier tronçon et rien depuis pour le second tronçon. On risque donc d’avoir deux coupures successives de 24 mois de la ligne ferroviaire reliant les deux départements des Pays de Savoie.







 

 

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Mais qui veut encore rajouter 100 trains de marchandises en plus chaque jour sur la ligne historique qui traverse Aix les Bains et Chambéry ?

6 Octobre 2019, 10:35am

Publié par Acac73

Mais qui veut encore rajouter 100 trains de marchandises en plus chaque jour sur la ligne historique qui traverse Aix les Bains et Chambéry ?

Après le maire de la Motte Servolex, Luc Berthoud l’an dernier, Dominique Dord vient à nouveau de retourner sa veste sur le Lyon-Turin.

Fini l’alliance depuis 2012 avec Daniel Ibanez des Amis de la Terre, le responsable des opposants au Lyon-Turin qui promeut comme alternative au Lyon-Turin la saturation jour et nuit de la ligne historique qui traverse Aix les Bains et Chambéry par le rajout d’une centaine de trains de marchandises par jour, y compris le week-end.

Dominique Dord, sur sa page Facebook, indique désormais que ça « serait une catastrophe pour notre territoire extrêmement peuplé autour de la voie ferrée. »

Il n’y a donc plus grand monde en Savoie pour soutenir les Amis de la Terre et Daniel Ibanez dans leur lutte contre le Lyon-Turin.

On n’entend plus aussi les hauts fonctionnaires des Ponts et Chaussées qui préconisant en 2003 de stopper le Lyon-Turin et de donner la priorité à la réalisation de nouvelles autoroutes et contournements autoroutiers. Ailleurs, il reste principalement :

  • Pierre Meriaux, adjoint de Eric Piolle à la mairie Grenoble qui veut lui aussi rajouter 100 trains de marchandises par jour sur la ligne historique qui traverse les agglomérations de Savoie mais aucun sur celle qui traverse Grenoble
  • Karima Delli et Bertrand Pancher élus du nord de la France, qui, en flinguant le Lyon-Turin, espèrent trouver des financement pour le Canal Seine Nord, projet conçu pour amener des marchandises asiatiques en réunion parisienne via les ports du nord de la Belgique et des Pays-Bas
  • La Cour des Comptes, qui préconise de prendre exemple sur la Hongrie ou la Slovénie au lieu de la Suisse et qui est incapable, pourtant bénéficiaire d’un budget d’un milliard d’euros chaque année, de détailler devant les parlementaire les alternatives qu’elle préconise,
  • Yves Crozet, présenté comme un simple universitaire, mais en réalité le directeur technique de l’Union Routière de France, le plus gros lobby autoroutier français
  • la Fédération Nationale des Transports Routiers que les Amis de la Terre essaie de faire passer pour des opérateurs de transports multimodaux. Pas difficile de voir pourtant, que, ce lobbyiste 100 % routier, même sur longue distance, dénigre systématiquement les projets d’autoroutes ferroviaire, à l’inverse du Groupement National des Transports Combinés que les Amis de la Terre ignorent soigneusement

https://www.lemoniteur.fr/article/l-autoroute-ferroviaire-calais-turin-relance-le-fret-sur-rail.2002994

 

C’est exactement comme si Les Amis de la Terre affirmait que Monsanto veut s’engager pour le développement de l’agriculture biologique.

 

 

La saturation de la ligne historique : une aberration environnementale et économique

En plus des dangers pour le lac du Bourget, des nuisances pour les milliers de riverains et la circulation des transports de voyageurs du quotidien (TER), la préconisation de l’utilisation de la ligne historique pour le chargement intensif de poids-lourds est une aberration économique.

  • Comment peut-on vouloir saturer cette ligne alors qu’elle n’autorise même pas, du fait de son petit gabarit GB1 au lieu du gabarit européen P400, et en dehors des coûteux wagons spéciaux modhalor , des navettes telles que celles utilisées dans le tunnel sous la Manche et en Suisse.
  • Comment peut-on vouloir saturer cette ligne alors qu’elle passe à 60 km de Saint Quentin-Fallavier, 1° zone logistique de France qui voit plus de 5000 mouvements de poids-lourds quotidien

Ce sont les questions, sans réponse, que nous avons posé ce vendredi à l’Observatoire de la Saturation de la ligne Dijon-Modane organisé par la Ministre des Transports.

 

 

Lors de cette réunion, sur le chapitre de la sécurité du tunnel du Mont-Cenis, nous avons halluciné par les propos tenus par Daniel Ibanez représentant des amis de la Terre.

Celui-ci, visiblement contre les mesures de restrictions de circulation dans ce tunnel du Mont-Cenis, a demandé à consulter les études qui ont conduit à instaurer ces restrictions de circulation dans ce tunnel du 19° siècle sans aucune galerie de sécurité sur 13 km, en particulier, l’interdiction de croisement dans le tunnel d’un train de marchandise et d’un train de voyageur.

 

Et il a ensuite demandé si le tunnel est bien pourvu d’un cheminement piéton le long des voies.

A sa suite, nous avons demandé si ce cheminement piéton avait la moindre chance d’empêcher une tragédie suite à un incendie comme au tunnel du Mont-Blanc en 1999.

Rappelons que les trains nécessitent toujours des conducteurs, que les trains de l’autoroute ferroviaire peuvent embarquer une vingtaine de chauffeurs, et que les TGV peuvent avoir jusqu’à 350 voyageurs.

 

Personne, y compris Daniel Ibanez, n’a répondu positivement

 

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Lyon-Turin : 1 an de perdu

27 Juillet 2019, 10:00am

Publié par Acac73

Lyon-Turin : 1 an de perdu

Mercredi dernier, le premier ministre Italien a enfin annoncé l’accord de son gouvernement pour lancer tous les appels d’offres sur le tunnel de base du Lyon-Turin.
Il ne pouvait entre être autrement, depuis plus d’un an au pouvoir, le ministre italien NOTAV des transports n’a évidement mis aucune des alternatives miraculeuses des opposants au Lyon-Turin pour réduire le trafic poids-lourds dans les Alpes entre la France et l'Italie , si ce n’est de demander à la SNCF italienne de secourir Air Alitalia pour au minimum 1 milliard d’euros. Rappelons qu’aux dernières élections européennes, le mouvement 5 étoiles du Ministre des Transports s’est écroulé et à obtenu à peine 15% des voix dans le Piémont.

En France, la même mascarade des alternatives miraculeuses a prévalu.
Le leader des opposants, Daniel Ibanez a soigneusement évité de parler de ses alternatives miraculeuses lors du débat public sur le nœud ferroviaire lyonnais lors des ateliers consacrés au transport de marchandises, ou aux réunions publiques à Ambérieu, Grenoble et Chambéry.
A Ambérieu, seule réunion où il a participé, pas un mot sur sa proposition de rajouter 100 trains de marchandises par jour sur la ligne historique au départ de la gare au centre d’Ambérieu. Il n'a pas expliqué également comment, avec ces 100 trains de marchandises supplémentaires par jour, préserver le trafic des TER et des TGV sur cette ligne qui a doublé depuis 15 ans, en particulier dans le nœud ferroviaire chambérien.
A l’inverse, il a publiquement affirmé que les citoyens ne voulaient pas plus de trains et de mobilité, pas de contournement ferroviaire de Lyon et a fustigé l’échec de la LGV Perpignan Figueras en oubliant de préciser que le concepteur de cette ligne, Eiffage, société qui tire la majorité de ses bénéfices de ses filiales autoroutières, n’a doté ce tunnel que de signalisation ERTMS obligatoire pour les TGV mais inexistante sur les trains de marchandises.

Quand à l’auteur du plan B, présenté comme LA solution en 2011 avec le maire de la Motte-Servolex, il n’a parlé que de trottinette et de RER à la réunion publique de L’Ilse d’Abeau et de Chambéry.


Quand Les Amis de la Terre s’allient avec les lobbies routiers et autoroutiers
Après les déclarations avec Yves Crozet, présenté comme un simple universitaire alors qu’il est surtout le président du bureau d’étude du plus gros lobbies autoroutiers français, l’Union Routière de France, Daniel Ibanez avec le président des Amis de la Terre se sont alliés avec la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers pour faire croire qu’il y avait uniquement un problème d’offre sur la ligne historique du 19° siècle qu’ils qualifient de très compétitive.
On se demande pourquoi les NOTAV, les Amis de la Terre, Daniel Ibanez, la FNTR ou l’un des 10 opérateurs ferroviaires existants en France et en Italie n’ont pas encore fait fortune en mettant en place cette offre de service, d'après eux,  miraculeuse et ultra-rentable !!!

 

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Relance du projet de Contournement Autoroutier de Chambéry

27 Mars 2019, 20:01pm

Publié par Acac73

Relance du projet de Contournement Autoroutier de Chambéry

Manifestement, le maire de Chambéry, Michel Dantin et sa première adjointe au Transport, Josiane Baud sont prêts à tout pour éviter qu’on parle de l’échec de leur plan de circulation qu’ils qualifiaient de révolutionnaire en 2015... (voir article du DL ci-joint) .

 

Comme ils le promettaient régulièrement depuis longtemps, Michel Dantin et Josiane Baud ont fait inscrire dans le nouveau « Plan Local d’Urbanisme Habitat et Déplacements » un chapitre demandant la relance du projet, d’un milliard d’euros, du contournement autoroutier de Chambéry...et on réussi à le faire voter, sans grande opposition, par une majorité d’élus de l’agglomération le 21 février dernier !

 

L’objectif est simple : éviter de parler de l’échec de leur plan de circulation « révolutionnaire » et faire croire que la solution miraculeuse à tous les problèmes de déplacement dans l’agglomération de Chambéry est la réalisation d’un contournement autoroutier pour, au moins, un milliard d’euros.

 

Pourtant, ces deux élus savent très bien qu’il faut choisir entre le projet de contournement autoroutier et les accès au Lyon-Turin ! Les conclusions des études du ministre Jean-Louis Borloo (voir document ci-joint), en 2010, démontraient que ces deux projets étaient parfaitement concurrents.

 

Ressusciter ce projet de contournement autoroutier (abandonné en 2014), le jour même où le mouvement populiste italien 5 Étoiles a essayé de bloquer les appels d’offres du Lyon-Turin, relancer ce projet de contournement autoroutier quelques jours avant l’examen au parlement et au sénat de la loi d'orientation des mobilités est un acte irresponsable pour l’avenir de Chambéry et de la Maurienne…

Par cette action, ils sapent le travail de nombreux élus et associations qui se battent, en ce moment même, pour que les accès au Lyon-Turin ne soient pas relégués aux calendes grecque conformément à la demande de l’ancien maire et député de Caen, Philippe Duron, dans son rapport sur les projets d’infrastructures remis l’an dernier à la ministre des Transports. Cet acte irresponsable laisse la priorité aux projets autoroutiers et engage la transformation définitive de la Savoie en un couloir à poids-lourds !

 

De plus, cette demande donne des arguments aux opposants au Lyon-Turin comme les haut-fonctionnaires de Bercy et Yves Crozet de l’Union Routière de France.
 

Pour rappel, les premiers fustigent toujours chaque euro dépensé dans le ferroviaire, mais le bradage des autoroutes en 2006 d’au moins 10 milliards d’euros ne leur a suscité que quelques lignes en bas de page d’un rapport de la Cour des Comptes.

 

Des conséquences dramatiques :


-    La ligne ferroviaire historique qui traverse Aix-les-Bains et Chambéry supporterait, ad vitam æternam, un trafic fret important pour alimenter le tunnel de base du Lyon-Turin : cela condamnerait définitivement la mise en place d’un RER dans le bassin de vie Aix/Chambéry/Montmélian en interdisant la réouverture des gares de Chignin, des Landiers, de Voglans et d’Alpespace.


-    Les habitants du nord et du sud de l’agglomération de Chambéry seraient condamnés à payer un péage de plusieurs euros pour pouvoir se déplacer de l’autre côté de Chambéry. Les documents de la DDE, en 2004, indiquaient la nécessité de réduire la VRU à deux fois deux voies afin de la saturer aux heures de pointe et, ainsi ,obliger les automobilistes à passer par le contournement autoroutier payant.


-    La rentabilité du tunnel de base du Lyon-Turin serait fortement remise en cause par la concurrence forte qu’il subirait avec ce couloir à camion autoroutier.



Nous espérons donc que les députés voteront des orientations précises :


-    Le gel de tous les projets autoroutiers en Pays de Savoie concurrents au Lyon-Turin

 

  • contournement autoroutier de Chambéry,

  • élargissement de l’autoroute A43 entre la Tour du Pin et Chambéry sans lequel le contournement autoroutier ne servira pas à grand-chose,

  • doublement du tunnel routier du Mont-Blanc et du tunnel d’Orelle en Maurienne,

  • doublement du viaduc du Charmaix


-    L’abandon de tout rallongement des concessions autoroutières pour financer les projets autoroutiers ci-dessus afin d’utiliser les bénéfices pharamineux des sociétés autoroutières pour financer, entre autre, les accès au Lyon-Turin.


-    La mise en place d’une euro vignette poids-lourds comme indiqué dans le rapport Destot Bouvard qui permettra de faire payer au transport routier, y compris étranger, la pollution et la congestion qu’il génère sur notre territoire.


-    L’orientation des bénéfices de l’autoroute du Mont-Blanc vers le projet ferroviaire Lyon-Turin, au lieu de financer le doublement du tunnel routier du Fréjus. Celui-ci doit l’être par des augmentations des péages pour les poids-lourds comme vient de le réaliser le gouvernement italien avec une augmentation de plus de 6 % des autoroutes entre Turin, le tunnel du Mont-Blanc et le tunnel du Mont-Cenis.

 

- L’engagement du maintien d’un partage équitable du trafic poids-lourds entre le Mont-Blanc et le Fréjus, alors que la mise en service du doublement du tunnel routier du Fréjus va arriver dans quelques mois et qu’un responsable des associations du Mont-Blanc, Simon Metral, commence déjà à réclamer, dès aujourd’hui, un partage du trafic poids-lourds, plus vraiment équitable, à un tiers pour Chamonix, deux tiers pour Chambéry et la Maurienne.

Analyse du projet de contournement autoroutier de Chambéry par le Ministère en 2010

Relance du projet de Contournement Autoroutier de Chambéry

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Confirmation : les alternatives des opposants au Lyon-Turin sont bien totalement bidons

9 Décembre 2018, 20:47pm

Publié par Acac73

 

Manifestations montres à Turin pour et contre

Un mois après la manifestation de 40 000 personnes à Turin organisée en moins de 10 jours en réaction à l'avis négatif du Conseil Municipal sur le projet Lyon-Turin, les opposants se félicitent aujourd'hui du succès de leur manifestation ce samedi à Turin qui a réuni 50 000 opposants aux nouvelles lignes ferroviaires de Gênes à tout le nord de l’Italie.

 

Silence assourdissant contre le doublement du tunnel routier du Fréjus

 

Comme d’habitude de la part de ces opposants aux projets nouvelles lignes ferroviaires, il n'y avait aucun slogan contre la nouvelle ligne électrique Savoie-Piemont de 1,4 milliard d'euros destinée à alimenter en électricité nucléaire française la ville de Turin ou contre le doublement du tunnel routier du Fréjus.

 

6 mois au pouvoir et strictement rien pour le report des marchandises de la route sur le rail.

 

Après la présentation par Daniel Ibanez de ses solutions miraculeuse au ministère italien des transport fin juin, certains attendaient que le président du mouvement populiste 5 étoiles et son ministre des transports annoncent des mesures pour relancer le fret ferroviaire immédiatement sans attendre l'aboutissement du projet Lyon-Turin en 2029.

 

Pas un mot sur les alternatives des opposants au Lyon-Turin

Maintenant aux responsabilités, les opposants italiens au Lyon-Turin n'ont évidement pas voulu s'engager dans les alternatives bidons de Daniel Ibanez

  • les wagons motorisés r-shift-r montés sur vérins qui se seraient fracassés à l'entrée des tunnels à la moindre défaillance de l'un deux.

  • Les wagons kangourous qui ne peuvent transporter qu'à peine 5% des poids-lourds existants en Europe ( remorques spéciales pour être préhensible verticalement)

  • les wagons suisses à petites roues qui ne peuvent transporter qu'à peine 5% des poids-lourds existants en Europe ( contrairement aux mensonges de Daniel Ibanez, la ligne historique n'est pas au gabarit européen P400 pour charger des poids-lourds de 4 mètres de haut, mais au gabarit GPB1 beaucoup plus restreint)

 

Les vrais alternatives : des milliards pour les autoroutes

les vrais alternatives au Lyon-Turin sont parfaitement connues

  • le doublement du tunnel routier du Fréjus (c'est en cours)

  • le contournement autoroutier de Chambéry

  • le doublement du tunnel routier du Mont-Blanc

  • L’élargissement de l'A43 entre la Tour du Pin et Chambéry

  • le doublement du tunnel routier d'Orelle en Maurienne

  • le doublement du viaduc du Charmais

  • etc.

 

La seule mesure : subvention envisagée pour le transport routier, rien pour l'autoroute ferroviaire alpine

Si le ministre italien des transports a évoqué des diminutions de la taxation du gas-oil pour les transporteurs routiers , il n'a absolument rien dit sur une augmentation des subventions pour la chargement des poids-lourds sur les trains ( 300 euros aujourd'hui pour chaque remorque transportée sur l'autoroute ferroviaire alpine en raison des contraintes d'exploitation de la ligne historique : pente nécessitant de doubler ou tripler le nombre de locomotives, impossibilité de faire des trains longs)

 

Stop au Lyon-Turin, priorité à la LGV Naples-Bari

 

Si le vice premier ministre Italien réitère régulièrement son opposition à la nouvelle ligne voyageurs et marchandises Lyon-Turin, il soutient au contraire le projet de nouvelle ligne voyageurs à très grande vitesse entre sa ville de Naples et la ville de Bari sur la cote adriatique.

 

Les imprimantes 3D : la nouvelle solution du président 5 Étoiles

Pour les marchandises, il a affirmé que les nouvelles infrastructures ne seraient plus nécessaires dans le futur grâce aux imprimantes 3D.

https://www.lastampa.it/2018/07/30/cronaca/tav-di-maio-raccoglie-la-sfida-siamo-pronti-al-referendum-NwCmJJxSUpA6FL73bmTwCO/pagina.html

Pour notre part, on a du mal à imaginer les fruits, les légumes, les Fiat être fabriqués dans notre garage.

 

Et pendant ce temps, le trafic poids-lourds dans les vallées et sur la VRU de Chambéry explose depuis la fin de la crise

Au tunnel routier du Fréjus : +1,56% en 2015, +4,36% en 2016, +4,83% en 2017 et + 7% depuis le début de l'année

 

Les experts des mouvements 5 étoiles : Les énergies renouvelables sont un mythe, les tramways augmentent la pollution, l’État est bénéficiaire de la privatisation des autoroutes

Dans son communiqué de ce samedi 8 décembre , Daniel Ibanez affirme que « gouvernement « Italien » a demandé une analyse coût bénéfice indépendante, le résultat sera le même que celui des hauts-fonctionnaires français »

Oui, sans aucun doute. Le président de cette commission, Marco Ponti a déjà réalisé une de ses études « coût bénéfice » pour la ligne Brescia-Padoue avec Yves Crozet présenté en France comme un simple universitaire, mais en réalité le président du Think Thank de l'Union Routière Française (le plus gros lobby autoroutier en France) et un défenseur acharné de la privatisation des autoroutes.

https://www.ferpress.it/lanalisi-costi-benefici-della-linea-di-av-brescia-padova-il-19-la-presentazione-di-marco-ponti-a-roma/

https://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Les-deputes-exhortent-a-resilier-les-contrats-d-autoroutes-2014-12-17-1255249

Marco Ponti a également déclaré vouloir s’appuyer sur les travaux de Rémy Prud'homme, autre universitaire français bien connu pour ses combats contre le Lyon-Turin, les transports en commun, les énergies renouvelables et l'écotaxe poids-lourds, auteur d'études « coût avantage » comme celle qui « démontrait » que le tramway des maréchaux allait augmenter la pollution dans Paris ou celle qui affirmait que les énergies renouvelables sont un mythe.

https://www.lavoce.info/archives/53691/scocca-lora-delle-analisi-costi-benefici/

https://www.climato-realistes.fr/le-mythe-des-energies-renouvelables-par-remy-prudhomme/

https://www.climato-realistes.fr/le-mythe-des-energies-renouvelables-par-remy-prudhomme/

Quand aux haut-fonctionnaires français dont se réclament Daniel Ibanez, il faut se souvenir que c'est ceux-ci qui demandaient en 2003 le quadrillage de la région par de nouvelles autoroutes ( A48 Bourgoin-Ambérieu, A51, A45, contournement autoroutier de Grenoble et Chambéry, etc.) et qui ont bradé à quelques sociétés privées les autoroutes en 2006, privant l’État français aujourd'hui de plusieurs milliards d'euros de rentrée d'argent chaque année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la voie ferrée existante qui est aujourd’hui déserte avec six fois moins de trains que dans les années 80

 

Il oubli simplement de préciser le nombre de trains est sensiblement équivalent dans le nœud ferroviaire Chambéry, si le nombre de trains de marchandises a fortement diminué, le nombre de trains de voyageurs a lui par contre fortement augmenté

les normes de sécurités ont fortement changé dans le tunnel monotube sans aucune galerie d'évacuation sur ces 13 km. A part lui, qui voudrait prendre le risque d'une nouvelle catastrophe

 

 

 

avec six fois moins de trains que dans les années 80

 

 

« Indépendant » ne nous paraît pas être le bon terme. Marco Ponti, nommé responsable de cette commission est connu pour etre fervant

 

En France, toutes les hautes administrations de l’état ont écrit que ce projet ne présente aucun intérêt pour les contribuables et que les voies ferrées existantes permettent de répondre aux besoins. Ils l’ont écrit en 1998, en 2003, en 2006, en 2009, en 2012, en 2014 et encore en février 2018 où ils ont écrit que le Conseil d’Orientation des Infrastructures : « considère que la démonstration n’a pas été faite de l’urgence d’engager ces aménagements dont les caractéristiques socio-économiques apparaissent à ce stade clairement défavorables. »

 

il est d'ailleurs

 

 

 

 

 

 

évidemment, ceux la même qui ont donner les autoroutes en 2006 au privé pour à peine 50% de la vrai valeur

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