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  • : Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry
  • Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry
  • : ACAC, association apolitique, a été fondée en septembre 2004 dans les buts d'informer et de s'opposer aux projets de contournements autoroutiers de Chambéry. Ceux-ci n'étant en aucun cas, la solution de développement durable de l'agglomération. L'association ( + 500 adhérents ) soutient la réalisation des Plans de Déplacements attractifs et ambitieux ainsi que le développement du transport ferroviaire pour les marchandises.
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 14:16

Lettre ouverte à la FRAPNA

                        Monsieur le Président de la FRAPNA de Bourgoin-Jallieu
                        Monsieur le Président de la FRAPNA  de Haute-Savoie
                        Monsieur le Président de la FRAPNA  d'Isère
                        Monsieur le Président de la FRAPNA de Savoie


    Nous avons été stupéfiés par le courrier que vous avez adressé à Madame Nathalie KOSCIUSKO-    MORIZET le vendredi 13 janvier 2012, trois jours avant l'ouverture de l’enquête sur les accès français
    au Lyon-Turin.


    Pour nous, le report de l’enquête publique est un motif fallacieux pour enterrer le projet...

    Votre demande de suspension de l’enquête publique au motif de  « graves insuffisances dans les études     et justifications du projet » dans l'avis de l'Autorité Environnementale rendu en décembre dernier, ne     tient pas compte des compléments du dossier qui ont été publiés quelques jours avant votre courrier.

    http://www.lyon-turin.info/sites/default/files/Avis_Memoire.pdf


    Vous n'indiquez pas non plus que l'Autorité Environnementale souligne en préambule que l'avis qui est     donné « vise à permettre d'améliorer la conception du projet, et la participation du public à     l'élaboration des décisions qui portent sur ce projet. »

    Nous attendions justement de la FRAPNA que, de par son expertise incontestée de la protection de la     nature en Rhône-Alpes, elle aide le public à analyser toutes les réponses de RFF aux interrogations     posées par  l'Autorité Environnementale et qu'elle contribue ainsi à améliorer le projet et non qu'elle le     renvoie aux calendes grecques.

    Le but réel de cette demande de report n'est-il pas de perdre les financements européens afin de     permettre d'enterrer définitivement la création de cette ligne ferroviaire moderne ?
    La conséquence directe d'un tel objectif est de ne laisser aucune alternative à la transformation de la     Savoie en couloir à camion (doublement du tunnel routier du Fréjus, Contournement Autoroutier de     Chambéry, élargissement de l'A43 entre Chambéry et la Tour du Pin , A48 entre Bourgoin-Jallieu et     Ambérieu, etc...)!

    ...et l'organisation d'un débat public sur la traversée des Alpes par le fret et les voyageurs,     une hypocrisie !

    Avant de formuler une telle demande, il nous aurait semblé nécessaire que la FRAPNA nous précise sa     position sur la répartition équitable, entre chaque territoire, des flux de transport de marchandises.
    A notre connaissance, au sein même de votre fédération, vous n'avez jamais exprimé de consensus sur     ce sujet.


A Grenoble, la priorité doit être donnée au TER et en aucun cas au fret pour des motifs évidemment plus valables les uns que les autres. Le fret doit uniquement passer à Chambéry.
A Bourgoin-Jallieu, la priorité doit être également donnée au TER, et surtout pas au fret : la plate-forme de ferroutage doit se trouver à Ambérieu pour que celui-ci emprunte l'autre ligne historique qui longe le  lac du Bourget, et traverse le cœur des agglomérations d’Aix-les-Bains et de Chambéry.
A Brison Saint Innocent, la plateforme de ferroutage doit absolument se trouver à Grenay pour emprunter l'autre ligne historique qui traverse le cœur des villes de  Bourgoin-Jallieu et de Cognin.
Dans la vallée de l'Arve, on interdit la circulation des poids-lourds les plus polluants (EURO 1, 2
et bientôt  3) en oubliant totalement de préciser que ceux-ci viendront se reporter au cœur de l'agglomération chambérienne sur la VRU.


    Pour concilier ces positions totalement contradictoires, la seule solution qui existe pour nous,     conjointement à une fiscalité environnementale ambitieuse, consiste en la création d'une nouvelle ligne     ferroviaire performante pour le transport de marchandises. La réalisation de celle-ci doit se faire dans
    la meilleure insertion environnementale possible.
 


    Pourquoi éluder l'exemple suisse ?

    En 2009, en France,  il y a eu sept fois plus de marchandises transportées par la route que par le rail.
    A l'inverse, en Suisse, il y a eu plus de marchandises transportées par le rail que par la route...

    Si la FRAPNA pense que la situation médiocre de la France peut se satisfaire d'une infrastructure datant     de Victor Hugo, nous vous rappelons que la Suisse réalise actuellement, sans l'aide de l'Europe,  trois     nouveaux tunnels, le  Gothard (53km) , le Ceneri (15km) et le Lotsberg(35km), pour encore diminuer le     trafic poids lourds de moitié.
    La réalisation de ces trois tunnels n'a entraîné aucun saccage des vallées contrairement à ce que certains     nous prédisent en Savoie et dans le Val de Suse.

    L' avis sur le projet Lyon-Turin, que nous publierons prochainement, s'appuiera sur cet exemple et     inclura aussi :

la non remise en cause des tracés connus de tous, qui ont été étudiés depuis 10 ans et qui ont été acceptés par la quasi-totalité des décideurs en 2007,
la proposition d'un phasage économiquement réaliste, qui donne la priorité au fret tout en permettant d’accélérer les liaisons vers Paris et Lyon et aussi de développer, sans entrave, le trafic TER.



    Nous aurions attendu, par contre, une communication de la FRAPNA sur un autre
    « projet Lyon/Turin » :

    Actuellement, en Savoie, se déroule une autre enquête publique pour augmenter de 60% la capacité     d'échange d'électricité entre la France et l'Italie. Le coût de cette infrastructure s'élèverait à plus de 500     millions d'euros juste pour la partie française entre Chambéry et l’Italie.
    A noter que, comme l'indique l'Autorité Environnementale, dix hectares de zones naturelles, qui servent     aussi de corridor écologique entre le massif des Bauges et celui de la Chartreuse, vont être rayées de la     carte entre Saint Hélène du Lac et Montmélian.

   

    Là, on peut se questionner, pour de multiples raisons, sur la pertinence de cette nouvelle infrastructure :

aucune urgence pour la région Rhône-Alpes, à l'inverse de la Bretagne ou de la région PACA où le réseau électrique est reconnu par tous comme «fragile»,
pas d'augmentation de la consommation électrique, au contraire une diminution de 7 % en France l'an dernier.

    Nous sommes d'autant plus surpris du silence de la Frapna sur ce projet, que le but non avoué de cette     réalisation n'est pas de favoriser l'utilisation d' énergies respectueuses de l'environnement, mais, bien     évidemment de vendre de l’électricité française, d’origine nucléaire, lors des creux de consommation
    et, à l'inverse lors des pics, d'importer de l’électricité italienne, principalement produite par des     centrales aux charbons ou au gaz.

    Cet investissement coûteux par cette filiale d'EDF est d'autant plus surprenant, qu'en Maurienne, plus     de 600 emplois sont en sursis à cause du relèvement du prix de l’électricité proposé à l'usine     d’aluminium  de Rio Tinto à Saint-Jean de Maurienne par EDF !

    Comme par le passé, nous restons à votre entière disposition pour tout échange qui vous semblera     nécessaire.

    Recevez, Messieurs, nos sincères salutations.

    La direction  de l'association.

Par Acac73
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 13:43

L'enquête publique sur les accès au projet Lyon-Turin va se dérouler du lundi 16 janvier au lundi 5 mars 2012. Prochainement, nous publierons notre avis précis sur ce projet. En attendant, nous tenons à réafirmer nos positions :

 

Oui, à un projet Lyon-Turin performant.

 

Oui, au développement du trafic voyageur ( TER & TGV )


Priorité au tunnel de base et au tunnel sous Chartreuse.

 

et


Non, au fret international dans Chambéry.

 

 

 

Par Acac73
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 07:28

 

La France : lanterne rouge pour le transport de marchandises ferroviaires.

Un récent rapport de l'Office Fédéral de la Statistique suisse vient nous le rappeler :

nous sommes les mauvais élèves du transport ferroviaire dans les Alpes.

En 2009, en Suisse, il y a eu plus de marchandises transportées sur le rail que sur la route.

A l'inverse, en Autriche, le transport routier a été deux fois plus important que le transport sur le rail

et pour la France, il a été sept fois supérieur!!!

 

Enfin sur les « rails » en 2012 :

 

  • l'éco-redevance

 

Avec douze ans de retard sur la Suisse, huit ans sur l'Allemagne et la promesse du candidat Sarkozy en 2007 d'instituer l'éco-redevance poids lourds pour, au plus tard, le 1er janvier 2010, nous pouvons enfin saluer sa mise en œuvre pour la mi-2013.

Par contre, les vieux réflexes ayant toujours la vie dure et alors que d'autres pays européens comme l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche renforcent les recettes de cette éco-redevance, le Premier Ministre a accordé 40% de remise aux poids lourds circulant en Bretagne : difficile pour les sociétés ferroviaires, qui payent dès le premier kilomètre un péage à Réseau Ferré de France, d'être concurrentielles et moins de recette pour financer des infrastructures respectueuses de l'environnement.

 

  • le tunnel de base Lyon-Turin

Nous pouvons aussi nous féliciter de la signature d'un nouvel accord Franco-Italien pour le tunnel de base du Lyon-Turin le 20 décembre. Après de long mois de négociation, cet accord répartit définitivement les coûts entre l'Italie, la France et l’Europe. Il reste à venir le vote du parlement Français qui devrait se réaliser début janvier. Son adoption est acquise : personne ne serait assez irresponsable pour renégocier ce traité qui a nécessité de très long mois de négociation et perdre ainsi les financements de l'Union Européenne.

La longueur de ce tunnel a été allongée à 57 km et ses accès modifiés pour tenir compte de la concertation (plus de 300 réunions) organisée en Val de Suse depuis 2005 par la commission instituée par Romano Prodi. Ce tunnel, qui outre le fait de raccourcir le temps de trajet entre la France et l'Italie, est vital pour la compétitivité du fret car il permettra la circulation de convois longs sans avoir à multiplier les locomotives pour arriver à gravir la pente en Maurienne.

Par rapport aux alternatives fumeuses et d'une ahurissante complexité proposées depuis plusieurs années et encore exposées le 6 mai dernier à la Motte Servolex au cours d'une réunion où tout débat contradictoire a été soigneusement évité par la limitation de temps de parole à 3 minutes maximum,ce projet est le seul viable.

 

Enquête publique sur les accès au Tunnel de base du Lyon-Turin : les jeux sont-ils déjà faits ?

Si l’enquête publique pour le tunnel de base a déjà été réalisée en 2006, celle pour les accès au tunnel de base entre Saint Jean de Maurienne et Lyon est prévue à partir du 17 janvier.

Historique du projet

Le projet initial, voté en 2007 par toutes les collectivités de Rhône-Alpes, qui comportait dans sa première phase un tunnel à un tube sous la Chartreuse pour le fret et un deuxième tunnel à un tube mais deux voies sous les massifs de Dullin l'Epine pour les voyageurs, a été complètement remanié par le gouvernement depuis juin 2010.

A la faveur d'un nouveau règlement sorti d’on ne sait où , le tunnel à un tube sous Dullin l'Epine s'est transformé en tunnel à deux tubes. L’état, pour le rendre compatible avec le fret, a également imposé une diminution des pentes pour un coût supplémentaire de plusieurs centaines de millions d'euros et ainsi, le tunnel sous la Chartreuse a été renvoyé, dans une « phase 2 », aux calendes grecques.

Ce nouveau projet a été présenté en juin 2010 par M. Clause Gressier, délégué inter-ministériel sur le Lyon-Turin nommé par M. Fillon.

 

Priorité au tunnel sous Chartreuse ?

Pour notre association, la priorité doit être donnée à la réalisation d'un tunnel mixte fret et voyageur (bi-tube) en Chartreuse. Il permettrait de développer à la fois le transport fret, TGV et également TER.

Le projet actuel, concentrant dans Chambéry tous les trafics fret et voyageurs, limitera obligatoirement le développement des TER et du transport de marchandises. Les objectifs affichés dans le PDU de Chambéry en 2004 et dans le Grenelle de l'environnement ne pourront pas être respectés avant la mise en œuvre de la « phase 2 ».

 

Les élus savoyards en grève de communication depuis 2009.

Depuis juin 2009, date à laquelle ce nouveau projet est connu de tout le microcosme savoyard, les élus ont choisi de communiquer de façon minimum : réunion à huit clos au Conseil Général début janvier 2010 ; débat superficiel à Chambéry Métropole et au conseil municipal de Chambéry; quelques réactions publiques lors de l’arrêté ministériel en janvier 2010.

 

Projet à prendre ou à laisser ?

Alors que pour la nouvelle ligne fret et voyageur, prévue entre Montpellier et Perpignan, quatre projets différents ont été présentés au cours du débat public, les Savoyards auront-ils la chance de débattre et de réfléchir au meilleur scénario ? Auront-ils la possibilité de choisir entre ce projet concocté par l’État depuis bientôt trois ans, ou la réalisation d'un tunnel mixte sous Chartreuse, ou comme initialement prévu, un tunnel monotube voyageur sous Dullin-L'Epine et un tunnel mono-tube Fret sous Chartreuse ?

 

Le pire pour la Savoie : l'abandon de tout projet !

Ce scénario donnerait ainsi un quasi-monopole à l'autoroute pour les échanges avec Lyon, et rendrait ainsi indispensable le contournement autoroutier de Chambéry, handicapant lourdement le développement du transport ferroviaire par la concentration sur la ligne historique de tout le trafic voyageur et fret.

 

Protéger l'avenir par la réalisation immédiate de la descenderie en Chartreuse.

Si, comme nous le craignons, nous n'avons pas la possibilité de débattre de tous ces scénarios, il est primordial d'exiger le démarrage immédiat des travaux de la descenderie en Chartreuse (prévus initialement en 2003) qui permettront de gagner plus de 3 ans sur la réalisation ultérieure du tunnel (affinage des études géologiques et possibilité de percement du tunnel à partir de la descenderie en plus des extrémités).

Ceci permettra, lorsque la situation sera devenue intenable dans Chambéry, d'avoir réellement le choix entre un contournement autoroutier qui viendrait défigurer tout l'ouest de Chambéry et un contournement ferroviaire qui passerait en tunnel sous Chartreuse : les délais de réalisation de ces deux projets concurrents sont comparables.

 

Rapport de l'Autorité Environnementale sur le nouveau projet de l’État.

Début décembre, l'Autorité Environnementale a publié son rapport sur le projet. Elle préconise des compléments et des approfondissements d'études d'impacts sur de nombreux points.

De plus, comme nous le pressentions depuis ce nouveau découpage du projet, l’AE  recommande « d’apprécier les impacts environnementaux de ces augmentations de trafic, et des aménagements éventuellement rendus nécessaires sur la voie historique, notamment dans l’agglomération de Chambéry, et dans les autres zones agglomérées »

Par contre, nous nous étonnons de la recommandation de cet organisme de préserver la possibilité d’élargissement de l'autoroute A43 dans l'avant pays savoyard . Nous nous permettons de rappeler que, justement, l'objectif de cette ligne est de permettre la réduction du trafic routier et certainement pas son accroissement !

Dans ce rapport, il n'y a aucune réflexion sur les conséquences d'une alternative purement autoroutière au Lyon-Turin.

Voir plus d'informations sur :

http://www.enviscope.com/News/Thematiques/transport/Acces-francais-au-Lyon-Turin-l-Autorite-Environnementale-veut-des-ameliorations-de-l-etude-d-impact,i15513.html

http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/008045-01_avis-delibere_ae.pdf

 

Aucune nouvelle de la plate-forme de ferroutage dans la région Lyonnaise.

Ne pourrait-on pas stopper l'élargissement des 10 premiers kilomètres de l'A43 entre la MOTTE SERVOLEX et la TOUR du PIN et affecter les 60 millions prévus à la plate-forme de ferroutage dans la région lyonnaise que nous attendons tous depuis 5 ans !

 

La Savoie « terre d'accueil » des poids lourds les plus polluants...

A l'issue du Plan de Protection de Atmosphère de la vallée de l'Arve, le Préfet a annoncé le 19 décembre aux élus et aux associations de Haute-Savoie (pas d'invité savoyard bien évidement) que les poids lourds à la norme EURO 2 seraient interdits dans les prochains jours, puis,en 2013, les EURO 3.

Rappelons que, même les poids lourds à la norme EURO 1 sont toujours autorisés dans le Tunnel du Fréjus en Savoie.

En 2014, ne doutons pas que le différentiel de sécurité entre le Fréjus et le Mont Blanc (galerie de sécurité de 8 mètres contre 2 mètres ) justifia de nouvelles restrictions de trafic en Haute-Savoie qui se déversera ainsi naturellement en Savoie.

A ce jour et à notre connaissance, à part M. Repentin, aucun élu ne demande un partage équitable du trafic entre les deux départements... Nous sommes désabusés par l'absence d'action du Conseil Général de Savoie sur les transports pour les habitants du bassin Aix-Chambéry : nous n'avons toujours aucune nouvelle de la mise en œuvre de la ligne de Bus à Haut Niveau de Service entre Aix les Bains et Chambéry.

 

Chambéry Métropole : le PDU de 2004 est oublié ?

Nous avons pu encore le constater à l'occasion de la présentation du projet de découverte de la Leysse, le 21 novembre dernier. Les citoyens souhaitent ardemment une réduction de la circulation automobile et refusent totalement le report de celle-ci sur d'autres quartiers.

Nous saluons les efforts qui ont permis d'augmenter de 20%, depuis quelques années, la fréquentation des bus et de doubler l'usage du vélo.

Nous nous interrogeons par contre, sur leur poursuite au vu des échanges qui ont eu lieu au Conseil Communautaire de l'agglomération le 29 septembre dernier.

Nous sommes surpris d'entendre Monsieur Dupassieux indiquer qu'il mise plus sur le développement du vélo et qu'il n'est pas « jusqu'au boutisme » pour les transports en commun, contrairement aux élus parisiens, de Monsieur Sarkozy, à Madame Duflot en passant par M. Huchon avec le projet pharaonique du GRAND PARIS (nouveau métro de 200 km, avec plus de 70 nouvelles gares pour un coût estimé de 25 M€ en plus des 1.5 M€ d'investissement habituel annuel) !

Nous sommes également surpris par le fait que Monsieur Dantin réitère son opposition sur l'augmentation de 1,6 à 1,8% du taux de versement transport (versé par les entreprises publiques et privées) qui permettrait de financer les voies en site propre et les parking relais prévus dans le PDU de 2004. Toujours pour le projet Grand Paris, les députés n'ont pas hésité à voter de nouvelles lois créant de nouveaux impôts, en plus de l'augmentation du versement transport, pour financer les 25 milliards d'euros.

Nous savons bien que, seule l'amélioration de l'attractivité des transports en commun permet de faire diminuer de façon significative l'usage de la voiture. Pour preuve, non seulement le projet pharaonique du Grand Paris, mais plus près de chez nous, d'autres projets tels que les projets de Tram Train de Chamonix, de l'ouest Lyonnais, du Tramway d’Annemasse ou de Besançon, des voies en site propre d'Annecy.

Qui à la volonté de laisser des infrastructures de transport du siècle dernier à l'agglomération ?

Faudra-t-il déménager à Paris pour se déplacer écologiquement et respirer un air de meilleur qualité ?

 

Projet de la Leysse : concertation ou entêtement ?

Nous pouvons être surpris, à la lecture du dernier numéro de l' agglomération de Chambéry dans laquelle le Président, Monsieur Besson, parle de concertation sur ce projet en page 3 et en page 9 indique que le pont Cassine-Gambetta (unanimement rejeté) est indissociable du reste du projet.

Nous espérons que lors du prochain conseil communautaire, un vœu soit voté par toute l'assemblée demandant une concertation sans tabou et sans idée arrêtée comme cela s'est fait pour la rénovation du centre-ville de La Ravoire.

Nous espérons également que Monsieur Chemtetov, architecte du projet, prenne enfin connaissance du Plan de Déplacement Urbain voté en 2004 par tous les élus de l'agglomération, pour changer la vision simpliste et dépassée d'une solution unique qui serait de rabattre la circulation sur un nouveau pont Cassine-Gambetta et sur la VRU ou de ne rien faire !

http://www.chambery-metropole.fr/3343-pdu.htm

Par Acac73
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 22:47

 

Début 2011, nous nous étions déjà étonnés sur le fait qu'au tunnel routier du Fréjus, on continue à accepter les camions à la norme EURO 1 (30 fois plus polluants que la norme en vigueur pour les particules fines) contrairement au tunnel du Mont-Blanc. Nous espérions qu'en 2012, ceux-ci soient définitivement interdits et que la priorité soit donnée à la ligne de ferroutage actuelle.

 

A la lecture des nouveaux tarifs des péages du 1 janvier prochain, il n'en est toujours rien : les EURO1 sont encore acceptés !
Record de pollution en novembre 2011
En novembre, Chambéry, comme nombre de vallées alpines, a subit pendant trois semaines un dépassement continuel des seuils de pollution aux particules fines(dont les moteurs diesels sont les grands pourvoyeurs).

Nous espérons tous que, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux aux élus de Savoie membres du conseil d'administration (Mme Laclais, M. Bouvard...) , le président de la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus s'engagera pour l'année 2012 vers une contribution moindre à la pollution en Savoie avec l'interdiction immédiate des poids lourds à la norme EURO 1.

 

Cette mesure d'interdiction peut être d'autant plus facilement prononcée qu'il existe la ligne de ferroutage entre Aiton et Turin...

 

Ferroutage abandonné par le gouvernement ?


On est toujours sans nouvelle de :
  • la mise en œuvre de la 5° navette journalière
  • de l'autorisation aux convois à la norme GB1 qui permettraient d'embarquer tous les types de camions et pas seulement les camions citernes.
Il serait inacceptable que, lors de la Commission Inter Gouvernementale du mardi 20 décembre à Rome au cours de laquelle va être enfinsigné l'accord définitif sur le financement du tunnel de base du Lyon-Turin ferroviaire (2,5 milliards d'euros par l'Europe; 2,4 pour la France et 3,4 pour l'Italie), le gouvernement italien et le gouvernement français ne s'engagent pas immédiatement sur ces deux points !

Encore plus inquiétant, la société lhor Industrie, qui développe les wagons de ferroutage, est menacée de disparition dans les 6 mois si elle n'a pas d' autres commandes de wagons de ferroutage. Veut-on condamner à mort le report modal en France ?

 

http://www.dna.fr/edition-de-sarre-union/2011/12/13/six-mois-de-sursis

 

5° anniversaire de promesse de plateforme de ferroutage dans la région lyonnaise.

 

Dans quelques semaines, on fêtera les 5 ans de la promesse du Ministre des Transports de l’époque, Dominique Perben : réaliser cette plateforme pour rendre plus compétitif le ferroutage et diminuer le trafic des poids lourds dans les Alpes. Le passage de 4 à 15 navettes permettrait d'enlever annuellement 50 000 poids lourds de plus de nos vallées.

 

Priorité à l’accroissement du trafic autoroutier ?

 

Les 60 millions (financés par une augmentation des tarifs de l'autoroute accordée par l’État) que AREA va consacrer à l'élargissement à deux fois trois voies de 10 premiers kilomètres de l'A43 entre la Motte-Servolex et la Tour du Pin auraient pu être consacrés à la réalisation de cette plate forme de ferroutage.

 

Dans le bas-Rhin, pour ne pas élargir les autoroutes, le Conseil Général a demandé à l'unanimité l'interdiction de doubler pour les poids lourds... Quid de la Savoie ?

 

http://www.espacedatapresse.com/fil_datapresse/consultation_cp.jsp?ant=reseau_2728036

 

Quand peut-on espérer, sur la VRU, une réduction de la vitesse des poids lourds à 70 km/h accompagnée d'une signalisation ? (La limitation à 80 km/h pour les poids lourds est seulement indiquée sur deux panneaux aux entrées de la VRU.

 

Cela permettrait de diminuer, non seulement le risque d'accident mais aussi le bruit et la pollution. Ces deux nuisances augmentent fortement avec la vitesse.

Par Acac73
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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 19:47

A la lecture de la mesure T2 du Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de l'Arve, actuellement soumis à enquête publique, on peut se poser la question.

Pour « limiter l'impact de leur trafic poids lourds transfrontaliers lors des épisodes de pollution par les particules », cette mesure préconise « de prendre par arrêté une mesure de report du trafic transfrontalier » vers la Savoie. Il faut rappeler, que régulièrement, plus de 2500 poids lourds traversent dans la journée le tunnel du Mont-Blanc.

Serait-ce la nouvelle politique de M. SADDIER, Président du Conseil National de l'Air et député de la Vallée de l'Arve, que de renvoyer la pollution chez ses voisins ?

Nous saluons le courage de M. REPENTIN, seul à notre connaissance en Pays de Savoie à demander qu'un partage équitable du trafic poids lourds soit réalisé entre la vallée du Mont-Blanc et les vallées de Savoie (Chambéry et Maurienne). Ce débat, au sein de l'Assemblée  des Pays de Savoie, lui a été jusqu'ici refusé par le Conseil Général de Savoie et de Haute Savoie.

Il ne faudrait pas que le département des Alpes-Maritimes applique la même mesure, car cela impliquerait encore plusieurs milliers de camions renvoyés sur la Savoie. N'oublions pas que M. ESTROSI, député des Alpes-Maritimes, ne cesse de "pester" contre ces poids lourds     « qui font des Alpes-Maritimes une poubelle, en n’y laissant que les rejets de CO2 sans aucun apport pour l’économie locale ».

 

Nous contestons donc tous les points de cette mesure :

  • et en premier lieu sa légalité : l’enquête publique aurait dû être étendue à la Savoie, celle-ci étant directement impactée par les mesures proposées.

 

  • « Toutes les mesures seront donc prises pour organiser un report modal vers l'autoroute ferroviaire alpine en vallée de Maurienne »

La plateforme de chargement est située à Aiton après Chambéry. Ce trafic supplémentaire sur la VRU donnera un nouvel argument à ceux qui souhaiteraient réaliser le Contournement Autoroutier de Chambéry ( + 700 M€).

 

  • « Pour cela, le dispositif sera activé à la condition que l'itinéraire de report vers l'autoroute ferroviaire alpine ne connaisse pas lui aussi d'épisode de pollution. »

Est-ce une mesure « poudre au yeux » ? Tout le monde sait que les conditions climatiques qui favorisent les pics de pollution à Chamonix ont lieu simultanément à Chambéry et en Maurienne.

(Voir les relevés de la qualité de l'air dans les différentes agglomérations des Pays de Savoie en annexe.)

 

  • « A défaut de disponibilité de l'autoroute ferroviaire alpine, un simple report d'itinéraire sera engagé »

Le taux de remplissage actuel de l'autoroute ferroviaire entre l'Italie et la Maurienne est de 75%. Il permettrait de charger environ 30 camions supplémentaire par jour sur les 2500 susceptibles d’être renvoyés en Savoie. Il est évidement que le report se fera sur les autoroutes de Savoie. De qui se moque-t-on ?

 

  • « La mesure inverse pourrait également être prévue (report dans les mêmes conditions de la Maurienne vers l'Arve)»

Est-ce pour que la Haute-Savoie se donne «bonne conscience»? Aucun plan de protection de l’atmosphère est prévu en Savoie et le préfet ne disposera donc d'aucun outil juridique pour faire appliquer cette mesure qui n'est en aucun cas celle que nous préconisons.

 

  • « A défaut de possibilité de report du trafic, des interdictions plus limitées pourront être mises en œuvre afin de restreindre la circulation aux poids lourds les moins polluants (norme EURO), voire de limiter la circulation en période nocturne. »

Il est à noter que les poids lourds les plus polluants, à la norme EURO0 et EURO1, sont déjà interdits au Mont-Blanc alors qu'au Fréjus seuls les EURO0 sont interdits. La Savoie est-elle condamnée à supporter le trafic le plus polluant ?

 

 

Quant à l'épée de Damoclès que représente la galerie pharaonique du Fréjus ...

Lors de la mise en service de la Galerie de Sécurité du Fréjus en 2013 et au vu de la politique menée en Haute-Savoie, on peut s'attendre à ce que certains réclament, de nouveau, un renvoi du trafic vers la Savoie, eu égard à la différence de sécurisation de chaque tunnel (galerie de 2 mètres au Mont-Blanc et de 8 mètres au Fréjus).

 

 

Nos propositions :

Il ne s'agit pas de renvoyer les poids lourds sur d'autres axes,

mais de mettre en œuvre les mesures qui permettront un report modal du transport de marchandises,

comme le font avec succès et ambition nos voisins suisses :

 

  • Délibération de l’Assemblée des pays de Savoie pour acter un partage équitable du trafic poids lourds entre les tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus.

  • Interdiction des poids lourds à la norme EURO 1 au Fréjus comme au Mont-Blanc

  • Mise en œuvre immédiate de l'Eurovignette Poids Lourds sur les autoroutes alpines. Celle-ci vient d'être votée par les députés européens.

  • Réalisation de la plateforme de ferroutage annoncée en 2007 par le Ministre des Transports dans la région de Lyon. Il est inadmissible que ce projet soit toujours au point mort alors que l’État vient d'annoncer qu'il est prêt à donner plusieurs centaines de millions d'Euros pour réaliser une nouvelle autoroute entre Lyon et Saint Étienne (A45). Avec cette plateforme, la mise en œuvre de 15 navettes par jour (au lieu de 4 aujourd'hui à Aiton) permettra d'enlever de nos vallées déjà 5% du trafic poids lourds actuel passant entre l’Italie et la France (Mont-Blanc, Fréjus et Vintimilles).

  • Accélération du projet Lyon-Turin dont la mise en service est aujourd'hui prévue en 2023.

    Rappelons que celui-ci permettra d'enlever plus d'un million de poids lourds de nos vallées. Seul ce projet permettra de rendre le transport de marchandises attractif, contrairement à l'utilisation de la ligne historique où chaque convoi doit non seulement avoir une locomotive supplémentaire de pousse, mais également être fortement limité en longueur, pour arriver à gravir la pente en Maurienne.

    A noter que l'accord sur le financement du tunnel de base du Lyon-Turin (2,5 milliards par l'Europe; 2,4 pour la France et 3,4 M€ pour l'Italie), réclamé par une centaine de députés italiens de tout bord, ainsi que par la quasi-totalité des élus Rhône-Alpins, a enfin été signé le 27 septembre par les gouvernements français et italien.


Annexes

L’enquête publique sur ce PPA se déroule jusqu'au vendredi 28 octobre. A noter que chacun peut consulter l'intégralité du projet et faire ses observations directement sur le site ci-dessous.

http://www.haute-savoie.gouv.fr/06_protection_populations/065_industriel_agricole/0653_ppa_vallee_arve/index.php

 

Lien vers la page des statistiques mensuelles de la qualité de l'air.
on peut noter qu'il y a une corrélation parfaite entre les indices de qualité de l'air dans les différentes villes des Pays de Savoie.

http://www.buldair.org/Statistiques/indice-mensuel.php

 

Par Acac73
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 21:10

 

Vendredi 30 septembre dernier, afin d' informer et de débattre du projet,

l'association « Vivre Chambéry Autrement » a réuni 170 personnes.

Voir : http://vivrechamberyautrement.over-blog.com/

 

 

Comme nous l'avions déjà évoqué lors de notre communiqué du 15 avril «Pollution : les savoyards sont-ils génétiquement immunisés ?», nous sommes très inquiets par rapport à ce projet pour plusieurs raisons :

   

  • Renvoi de circulation sur d'autres axes, dont 6000 à 8000 véhicules par jour sur la VRU.

 Ce projet ne prévoit aucune réduction globale de la circulation, mais au contraire, un renvoi réellement inquiétant par le risque de saturation qu'il créerait sur la VRU et qui réactiverait, soyons en sûrs, le projet de contournement autoroutier.


  •   Création d'une nouvelle voirie. 

Dès sa première phase, le projet prévoit la réalisation d'un pont reliant la Cassine au carrefour Gambetta. Le coût de celui-ci est aujourd'hui estimé à 20 M€ et il ne réglerait en rien les problèmes de déplacement, que ce soit sur l'axe nord-sud ou en direction de l'ouest de l'agglomération (Cognin, etc...).  

Comme l'indique M. Silvardière, Président de la Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports : «Partout en France et dans le monde, l’expérience a montré que la création d’une nouvelle infrastructure routière finit, à la longue, par provoquer une augmentation globale du trafic»

 

L’agglomération et la ville de Chambéry ont indiqué faire appel à la Région et au Département pour financer une grande partie de la réalisation de cet ouvrage, non prioritaire, voire inutile

 

Nous souhaitons que ces trois collectivités prennent leurs responsabilités et donnent la priorité à des projets permettant une réduction de la circulation automobile :
  • Pour l'Agglomération
    - réalisation de toutes les lignes en site propre prévues aujourd'hui pour 2016  
- réalisation, en priorité, dans le projet «Axe de la Leysse», d'un accès «Est» de la gare par la Cassine avec parking associé et de la passerelle piétons/vélos reliant l’accès ouest et est de la gare.
- le « point noir » de la ville de Chambéry, émanant de la circulation et du stationnement autour de la gare SNCF, sera ainsi réduit. Il sera possible de créer une voie en site propre pour les bus le long du quai des Allobroges et de la rue Sommeiller,

  • Pour le Département 

- mise en place d'un Bus à Haut Niveau de Services entre les Marches et Aix les Bains desservant Technolac et Chambéry   

Ce type de transport en commun a largement fait ses preuves. La ligne 4 du busway de Nantes le démontre parfaitement ( + 30 000 voyageurs par jour ) . Il a permis la réduction à deux voies d'une pénétrante majeure dans Nantes.

http://www.nantesmetropole.fr/actualite/webtv/busway-bus-a-succes-30166.kjspRH=1260646884188lip

  • Pour la Région  

- mise en place d'un «tram-train» desservant Cognin, le Phare, Chambéry et la zone d'activité d'Alpes Espaces à Montmélian.

 

Cette variante de tramway, circulant sur des voies de lignes de chemin de fer, est en train d’être mise en service dans l'ouest lyonnais, et prochainement à Chamonix.

Pourquoi le Conseil Régional Rhône-Alpes n'en ferait-il pas profiter l'agglomération de Chambéry ?

http://www.rhonealpes.fr/uploads/Document/ae/WEB_CHEMIN_1136_1205417549.pdf

http://www.rhone.fr/amenagement_du_territoire/infrastructures_deplacements/transports/inauguration_de_la_halte_ferroviaire_de_lentilly_charpenay

 

http://www.rhonealpes.fr/uploads/Document/4f/WEB_CHEMIN_2270_1221812613.pdf


  • Concertation réduite à son strict minimum
La Mairie de Chambéry déclare se satisfaire des seules obligations légales (loi Bouchardeau).
Rappelons-nous l'expérience vécue pour la galerie de sécurité du Fréjus :
sur 938 contributions, 936 étaient opposées au diamètre de 8 mètres (qui permettait sa transformation en deuxième tube de circulation), ce qui n'a pas empêché le commissaire enquêteur de valider le projet sans aucune restriction.
Rappelons également que le gouvernement a restreint cet été les possibilités d'action des associations locales.
http://www.corinnelepage.fr/index.php/2011/07/22/reponse-a-nkm-sur-le-decret-sur-la-representativite-des-acteurs-environnementaux/
La mise en place d'une vraie concertation doit permettre un enrichissement du projet par les citoyens.


La réduction globale de la circulation automobile par la création
de transports en commun attractifs et performants
doit être l'objectif du projet « Axe de Leysse »
Par Acac73
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 22:53

Les députés n'ont toujours pas voté le Schéma National des Infrastructures de Transport.

Nous l'avions annoncé il y a un an, à notre grande satisfaction, le contournement autoroutier de Chambéry ne figurait plus dans l'avant projet du SNIT. Le gouvernement avait alors annoncé que ce schéma serait définitivement publié et validé par les députés et sénateurs avant la fin 2010.
A ce jour, la version définitive n'est toujours pas publiée et la date de son vote à l'Assemblée Nationale n'est toujours connue.

 

Trafic poids lourds: les effets de la crise s'estompent

La publication des résultats du 1° semestre 2011 d' « Autoroute Paris-Rhin-Rhône » dont AREA fait partie, indique que le trafic poids-lourds a augmenté de 5,5% et n'est plus qu'à 7% inférieur au trafic d'avant crise.

 

Les promesses du Grenelle de l'Environnement aux oubliettes : encore une nouvelle autoroute

La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé au début de l'été, la transformation en autoroute de la RCEA ( Mâcon-Montmarault) . Ceux qui espéraient que la priorité serait donné au ferroutage en seront pour leurs frais... Et pourtant le trafic poids lourds représente 40 % de la circulation sur cet axe !

 

Entre Chambéry et Lyon, la priorité est donnée aux investissements routiers.

L'appel d'offre pour le passage à deux fois trois voies des dix premiers km de l'A43, entre la Tour du Pin et Chambéry (portion sur le territoire de la Motte-Servolex), a été lancé par AREA cet été. La fin de cette première tranche est prévue pour 2014 comme pour la galerie du Fréjus !


Pas de retard pour la Galerie pharaonique de sécurité du Fréjus.

Le tunnelier est désormais en place. On attend sa mise en route pour les prochaines semaines.

Pour rappel, en février dernier, le député Michel Bouvard, lors d'une réunion publique, a avoué que celle-ci sera utilisable en un deuxième tube de circulation à une seule voie.

Les associations avaient bien raison de s’inquiéter sur le diamètre pharaonique de cette galerie dite uniquement de sécurité.



Les alternatives.


Plateforme de ferroutage dans la région de Lyon : 4 ans pour décider de la localisation !

Il y a quelques jours, le Préfet de Région a annoncé le choix de Grenay, dans la banlieue de Lyon, pour la plate-forme de ferroutage en remplacement de celle d'Aiton en Savoie.

Il aura fallu 4 ans à l’État pour décider de sa localisation (la commune de Fromentaux près d'Ambérieu s'était aussi portée candidate). Espérons que sa réalisation soit un peu plus dynamique !

Cette plateforme permettra la diminution du trafic poids lourds circulant sur la VRU de Chambéry et sur l'A43 .

Même si l'Etat prévoit 10 navettes journalières à terme(4 actuellement au départ d'Aiton), la topologie de la ligne historique qui permet uniquement la circulation de trains courts (15 wagons doubles, tractés par deux locomotives) ne permettra qu'une augmentation du report modal d'environ 50 000 poids lourds par an (30 000 actuellement), soit à peine 5% du trafic actuel passant entre la France et l'Italie ( Mont-Blanc, Fréjus et Vintimilles)

Rappelons que le projet Lyon-Turin permettrait le report d'un million de poids lourds annuellement.

 

Tunnel du base du Lyon-Turin : dernier délai au 21 septembre

Comme prévu, l’État italien a lancé les travaux de la descenderie avant l'été et a approuvé le nouveau tracé.

La France et l'Italie ont maintenant jusqu'au 21 septembre pour se mettre d'accord sur l'avenant au Traité.

Nous espérons que celui-ci ne souffre pas d'un nouveau retard qui ne ferait qu'encourager les opposants à ce projet, nous fera perdre les subventions européennes (première tranche de 600 M€) et par voie de conséquence, renverrait au calendes grecques ce projet.

Le plan B, n'en doutons pas, serait alors mis en application : après le doublement du Fréjus, l''élargissement de l'A43, le contournement deviendra « indispensable » pour la sécurité des usagés de la VRU.

 

D'autres projets ne souffrent, eux, d'aucun retard :

- les décrets relatifs au futur métro automatique « Le Grand Paris » (plus de 20 Milliards d'Euros pour 200 km de voies et 75 nouvelles gares) sont parus en ce mois d’août.

- pour le tout nouveau projet de la LGV Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon, un débat public est déjà organisé à partir du 3 octobre.

 

Lyon-Turin accès français : silence radio

En 2007, il était prévu la réalisation simultanée d'un tunnel sous Chartreuse, avec une seule voie, dédié au Fret et d'un tunnel à double voies sous Dullin-L'Epine pour les voyageurs TGV et TERGV.

Depuis l'été 2009, l’État a indiqué étudier la réalisation d'un tunnel désormais MIXTE sous Dullin-l'Epine (fret et voyageur) : nous sommes surpris du silence assourdissant sur ce projet... Il est à noter que l’enquête publique devrait avoir lieu à la fin de cette année.

 

Eco-redevance poids-lourds repoussée en 2013

Cette taxe kilométrique serait perçue sur les grands axes routiers (hors autoroutes à péage). Elle est destinée à financer le coût des infrastructures empruntées gratuitement aujourd'hui par les poids-lourds à la différence du ferroviaire sur lequel un péage à RFF est demandé dès le premier km.

Alors que le candidat Sarkozy l'avait promise pour, au plus tard, 2010, celle-ci est désormais prévue pour 2013.

Rappelons qu'elle est déjà opérationnelle en Allemagne depuis 2005 et en Suisse depuis 2001 . Dans ce pays, cette redevance à permis de financer les tunnels ferroviaires du Gothard (57 km), du Ceneri ( 15 km) et du Lotsberg (35 km) destinés à réduire de moitié le trafic poids lourds traversant la Suisse, et cela, sans l'aide de l'Europe.

 

Eurovignette poids-lourds a été votée par l'Europe

Cette taxe (4 centimes par km) sera perçue sur tout le réseau routier, y compris sur les autoroutes avec péage. Elle est destinée au financement des coûts environnementaux (taxe carbone appliquée au transport) générés par le transport routier. Une clause européenne indique qu'un minimum de 15% doit être consacré au financement du réseau de transport européen (dont fait partie le projet Lyon-Turin).

Nous attendons de l’État français qu'il mette en œuvre rapidement cette taxe sur le réseau autoroutier.

 

Electrification de la ligne Grenoble-Montmélian : plus d'ambition aurait été souhaitable à cette occasion !

Nous nous félicitons de l'électrification et de la modernisation de la ligne Montmélian Grenoble en cours. En 2013, cela permettra d'augmenter la vitesse et le cadencement des TER entre Grenoble et Chambéry, de voir disparaître les locomotives diesels et également d'accueillir en Savoie des TGV à destination du sud de la France.

A l'occasion de ces travaux, nous regrettons que la réalisation de la gare ferroviaire sur la zone d'activité Alpes Espace de Montmélian n'ait pas été prévue.

Comme à Techno-Lac, la priorité n'est pas accordée à une desserte de transport en commun attractive et performante !

 

Ne pas oublier le doublement de la ligne ferroviaire unique entre Aix les bains et Chambéry

La région a débloqué, en début d'année, le financement pour réaliser les pré-études de ce doublement. Même si Annecy n'a pas obtenu les JO , nous espérons que l’État, les Conseils Généraux et le Conseil Régional collaborent pour réaliser ce projet : cela permettra d'améliorer la circulation des trains, leur cadencement et le temps de trajet.
 Aujourd'hui, des trains attendent fréquemment en gare de Rumilly pour permettre le croisement avec d'autres. Sinon, n'en doutons pas, AREA se proposera d'élargir à deux fois 3 voies l'autoroute avec une augmentation du tarif des péages !


Par Acac73
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 23:12

 

Pourquoi, à la place de l'élargissement autoroutier de l' A43, n'a-t-on pas mis en place une interdiction de doubler pour les poids lourds comme on l'a fait sur l' A47 ?

Alors que les travaux de la galerie de sécurité«pharaonique» du tunnel routier du Fréjus avancent dans l'indifférence générale, ceux de l'agrandissement à deux fois trois voies de l'autoroute A43 se précisent : les Autoroutes APRR ont lancé, il y a quelques jours, l'appel d'offre pour réaliser les 10 premiers kilomètres entre Chambéry et la Tour du Pin.

http://www.marchesonline.com/mol/front/visualisation/run.do?idsim=4843403&versionsim=1&typeinfo=typeao

 

Augmentation de la pollution et du niveau sonore pour les riverains.

Cet élargissement va permettre une augmentation de la vitesse. Sur les 9,5 km d'élargissement entre Chambéry et la Tour du Pin (dont la Motte Servolex), il est prévu seulement 800 mètres d'écrans acoustiques.

 

Combien de mois avant le retour du Contournement Autoroutier ?

En 2014 :

  • le trafic routier international sera complètement libéralisé,

  • la «galerie» du Fréjus et l'élargissement de l'A43 seront terminés,

  • le transit par Nice sera beaucoup plus coûteux (promesse de M. Estrosi),

    Et,de plus, l'évocation par Pro-Mont-Blanc de la suppression du Trafic International à Chamonix n'est certainement pas un leurre.

 

Nuisances et risques d'accidents sur la VRU.

Face à l'augmentation du trafic poids lourds, il nous parait indispensable de limiter leurs nuisances et le risque d'accidents sur la VRU de Chambéry.

Comme à exemple de l'A46 (sur des sections à l'est de Lyon), une limitation à 70 km/h des poids lourds a été mise en place et largement signalée. Actuellement, sur la VRU, il y a juste deux minuscules panneaux de limitation de vitesse à 80 km/h pour les poids lourds.

Il nous parait également indispensable que les glissières de sécurité soient renforcées. Actuellement, à certains endroits, leur épaisseur ne suffirait même pas éviter à une moto de passer sur la voie d'en face.

 

Lyon-Turin, la France n'a toujours pas signé l'accord avec l'Italie.

Nous sommes surpris que la France n'ait toujours pas signé l'accord avec l'Italie.
Par ce manque de dynamisme, ne voudrait-on pas encourager les opposants aux Lyon-Turin
et perdre la première tranche des 693 millions d'euros de subvention de l'Europe ?

 

Une volonté de laisser la priorité au tout routier ?

Qui veut nous faire croire que, avec une ligne ferroviaire à voie unique datant du 19 siècle, on arrivera miraculeusement à diminuer le trafic poids lourds entre la France et l'Italie, avec en parallèle des infrastructures autoroutières constamment améliorées.

 

Par Acac73
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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 23:17

 

Il y a quelques jours, la société du tunnel routier du Fréjus a invité des élus Modanais à visiter le tunnelier de la galerie de sécurité avant que celui-ci entre en action.

Au vue des photos ci-dessous, on peut se rendre compte des dimensions exceptionnelles de cette galerie et être dubitatif sur la non transformation de celle-ci en un deuxième tube de circulation !

 

Galerie1-copie-1.png

Galerie2

 

 

Au Mont-Blanc, le trafic poids lourds en sursis ?

 

Au tunnel du Mont-Blanc, si les italiens évoquent la réalisation d'un deuxième tube, en France, celle-ci suscite une opposition unanime. Quand on évoque les problèmes de sécurité, la solution est toute trouvée pour certains responsables, comme le président de Pro-Mont-Blanc en 2010 :

 

«Pour éviter tous problèmes de sécurité sous le tunnel du Mont-Blanc, il suffirait de réduire ou d'éliminer le transit des grands camions»

 

 

 

A Nice, la volonté de réduire le trafic poids lourds ne faiblit pas.

 

«Nous ne voulons plus être la poubelle de toutes les frontières de l'Europe. Ces gros engins en transit n'apportent rien à notre économie, rien sauf des nuages de gaz d'échappement» -

«Nos tarifs autoroutiers (125€ l’aller-retour entre Menton et Aix-en-Provence) sont beaucoup trop attractifs comparés à ceux des tunnels du Mont blanc et du Fréjus (435€ l’aller-retour environ) »,

 

pointe Christian Estrosi (avril 2011), qui compte être le premier à mettre en place l'éco-redevance pour les camions de plus 3,5 tonnes d’ici à 2013.

 

Sur les 800 000 camions en transit annuellement dans les Alpes-Maritimes, combien prendront la mer, combien choisiront de passer par la Savoie?

 

Pour rappel :

  • La majorité du trafic de transit traversant les Alpes entre la France et l'Italie est à destination

  • la seule ligne de merroutage entre la France et l'Italie a été stoppée en 2009 (3 bateaux par semaine pouvant embarquer 150 camions entre Toulon et Rome )

 

 

 

Oui à la réduction du trafic poids lourds longue distance dans les traversées des Alpes,

non à sa concentration en Savoie

 

Nous soutenons ces responsables et élus qui souhaitent que leurs vallées ne se transforme pas en couloir à camions à la conditions que ce report se fasse en mer, quand cela est possible, ou sur le rail (sans oblitérer le développement des TER ) et en aucun cas sur les routes et autoroutes de Savoie.

 

Lyon Turin

La France sera-t-elle au rendez-vous de l'Europe?

Le 1 juillet, il sera trop tard !

 

Nous sommes surpris que la France n'ait toujours pas signé l'accord avec l'Italie.

Par ce manque de dynamisme, ne voudrait-on pas encourager les opposants aux Lyon-Turin ?

 

Une volonté de laisser la priorité au tout routier ?

(contournement de Chambéry, doublement du tunnel routier du Fréjus, élargissement de l'A43 etc...)

Qui veut nous faire croire qu'avec une ligne ferroviaire datant du 19° siècle, on arrivera miraculeusement à diminuer le trafic poids lourds entre la France et l'Italie ?

Par Acac73
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 20:09

Lyon Turin 

La France sera-t-elle au rendez-vous de l'Europe? Dans 60 jours, il sera trop tard !

La France et l'Italie n'ont toujours pas signé le nouveau traité international les engageant sur le Lyon-Turin. L’Europe leur a fixé un ultimatum expirant le 30 juin et faute de signature, le financement du projet par l’Europe (27% avec une première tranche de 662 millions sur le budget 2006-2013) sera réattribué à d'autres projets européens. Ceci signera l'abandon définitif du projet Lyon-TURIN FRET.

 

 

Une volonté de laisser la priorité au tout routier ?

(contournement de Chambéry, doublement du tunnel routier du Fréjus, élargissement de l'A43 etc...)

Qui veut nous faire croire qu'avec une ligne ferroviaire datant du 19° siècle, on arrivera miraculeusement à diminuer le trafic poids lourds entre la France et l'Italie ?

 

Silence radio au sommet franco-italien du 26 avril.

On aurait pu espérer que les deux présidents annoncent la signature définitive de l'accord.

Coïncidence, quelques jours avant, le président Sarkozy avait communiqué sur sa volonté d'accélérer la ligne Paris-Le Havre, destinée à devenir, selon lui, le port du « Grand Paris ».

 

Rien n'est assez beau pour les transports du Grand Paris : 8, 22, 35 puis 45 milliards : qui dit mieux ?

Alors que ce projet était prévu pour la prochaine décennie, le président Sarkozy souhaite désormais que la ligne soit prête en 2017. Il va falloir trouver entre 9 et 15 milliards d'euros dans les 6 ans à venir !

Ceci viendra s'ajouter aux 35 milliards d'euros prévus pour le « Grand Paris Express », fusion récemment négociée entre le projet de la Région Ile de France ( 8 à 10 milliards initialement prévus) et celui du gouvernement (22 milliards prévus).

 

L'Autriche par contre avance !

 

En Autriche, le gouvernement n'est pas resté immobile. Le lancement de la phase principale du percement du tunnel du Brenner a été fait ce lundi 18 avril.

Comme en Suisse pour le Gothard et le Losberg (et nous l'espérons pour le Lyon-Turin), le but est de donner une infrastructure performante pour le transport des marchandises permettant un report modal.

Le coût de ce tunnel de 55 kms est estimé à 9,7 milliards d'euros. Il bénéficiera d'une première subvention de 900 millions par l’Europe.

Par Acac73
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