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  • : Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry
  • Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry
  • : ACAC, association apolitique, a été fondée en septembre 2004 dans les buts d'informer et de s'opposer aux projets de contournements autoroutiers de Chambéry. Ceux-ci n'étant en aucun cas, la solution de développement durable de l'agglomération. L'association ( + 500 adhérents ) soutient la réalisation des Plans de Déplacements attractifs et ambitieux ainsi que le développement du transport ferroviaire pour les marchandises.
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 21:22
  • Qualité de l'air à Chambéry
Contrairement à bien des idées préconçues, le nombre de jours, où la qualité de l'air est jugée bonne, est largement supérieur à Paris qu'à Chambéry. L'année 2010 n'est pas venue démentir ce fait :  271 jours à Chambéry  d'indice de 1 à 4 contre 288 jours à Paris.

La pollution engendrée majoritairement par les transports reste "confinée" à cause de l'environnement montagneux et également du phénomène des inversions de température l'hiver.

 

  • Depuis le 1 janvier, le tunnel du Mont-Blanc est interdit aux des poids lourds les plus polluants (norme EURO 1)*

    A l'occasion de la publication conjointe des nouveaux tarifs des tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus, et grâce à l'action des associations de Haute-Savoie, la société des Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc indique qu'elle n'autorise plus les camions «EURO 1»afin de préserver la qualité de l'air dans la vallée de Chamonix. Nous sommes surpris que ceci ne s'applique pas pour le Fréjus !

 

* NORMES EURO 1 à EURO 5

Les normes «EURO» ont été mises en place par l'Europe avec l'objectif de réduire la pollution atmosphérique due au transport routier.

Cinq évolutions successives des normes ont permis de réduire son niveau d'émission. Les poids lourds dont la mise en service est antérieure à 1988 sont normés «EURO 0». Depuis plusieurs années, les poids lourds ne satisfaisant à aucune norme de pollution (EURO 0) ne sont plus autorisés dans les tunnels du Fréjus et du Mont-Blanc.

La norme «EURO 1» concerne les poids lourds mis en service entre 1993 et 1996. Elle autorise un niveau de particules 30 fois plus élevé que celui de la norme actuelle «EURO 5» et 5 fois plus élevé pour le monoxyde de carbone .

 

  • A Nice, le transit des camions est un problème régulièrement abordé.

 

Il y a quelques jours , Monsieur ESTROSI, maire de Nice, déclarait :

«...Il n'est plus acceptable que nous ayons les transits par le tunnel du Mont-Blanc ou le Fréjus qui soit à un prix extrêmement élevé favorisant ainsi les transits qui ne font que passer entre Gênes et Barcelone sur le territoire et n'y laissent que des pollutions...».

Pour lui, la solution passe par la mise en place de l’écotaxe au péage de Menton Vintimilles.

 

  • Lors des vœux du Président de la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus,

    La semaine dernière, en présence de plusieurs d'élus de Chambéry, nous aurions espéré l'annonce de l'interdiction des poids lourds à la norme EURO1... Il n'en n'a pas été question, au contraire, le Président s'est félicité de l'augmentation du trafic poids lourd en 2010 ( + 7 %)!

    Nous rappelons que, contrairement à ce qui est écrit dans certains articles de presse, la galerie de sécurité est d'une dimension bien plus importante que les réglementations françaises et européennes le demandent. Elle ouvrira ainsi la possibilité d'une transformation en un deuxième tube de circulation.

 

Quid du ferroutage ?

  • A quoi sert la ligne Aiton-Turin ?

Pour rappel, il existe une autoroute ferroviaire entre Aiton et Turin qui possède, depuis quelques temps, une cinquième navette quotidienne. Des travaux d'agrandissement au gabarit B+ permettent désormais à celle-ci d'accueillir la quasi-totalité des poids-lourds.

 

  • A quand la Plateforme de ferroutage sur Lyon pour soulager Chambéry ?

Elle contribuera, non seulement pour la Vallée de la Maurienne mais également pour Chambéry, à préserver la qualité de l'air et à diminuer le nombre de camions sur la VRU en attendant le Lyon-Turin dont la ligne Fret permettra d'enlever plus de 5000 camions des vallées alpines.

Nous demandons que soit rapidement décidée sa mise en place dans la région lyonnaise : cela avait été annoncée, il y a 4 ans, par le Ministre des Transport Dominique Perben .

Par Acac73
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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 11:33

 

Le feuilleton de la ligne "Très Haute Tension" entre France et Italie :

  • En 2003, lors de l’enquête publique pour la création d’une nouvelle ligne THT entre Lyon et Chambéry, Réseau de Transport d'Électricité de France avait précisé : « Qu’il n’y avait aucun projet de continuer cette ligne vers l’Italie »

  • En 2007, à l’inauguration de cette ligne, changement de discours, le directeur de RTE indique : « Désormais, l’objectif est de la prolonger vers l’Italie »

A cette même époque, curieusement, le dossier d’enquête publique de la galerie de sécurité du Fréjus permettait de découvrir l’existence de canalisations destinées à recevoir cette ligne THT. La SFTRF (Société Française du Tunnel Routier du Fréjus) et RTE ont gardé le silence sur ce sujet, malgré les interrogations de certains. Il est évident qu’un tel dossier ne se crée pas en quelques mois, il y a donc lieu de s’interroger sur la sincérité de RTE en 2003.

  • En 2010, RTE annonce vouloir lancer la création d’une ligne de 100 km enfouie ( il faut reconnaître que c’est mieux qu’en aérien) le long de l’autoroute entre Chambéry et Modane, pour un coût de 500 millions d’euros. Il s’agit, entre autres, dixit RTE ( l’Eco des pays de Savoie du 22/10/2010) d’acheminer en Italie notre électricité hydraulique et d’importer d’Italie la leur d’origine à 80 % thermique (centrale à gaz et au charbon)

Ne serait-il pas plus pertinent, plus conforme au Grenelle de l’Environnement, de consacrer ces 500 millions au développement des énergies renouvelables ou / et aux économies d’énergie ?

Pour quelles mystérieuses raisons un projet inutile en 2003 réapparaît subrepticement en 2007 et devient indispensable en 2010?
Peut-on s'attendre au même feuilleton pour la galerie pharaonique du Fréjus ?
Pourquoi choisir de le lier au routier (détour par Montmélian et Aiton), plutôt que de co-financer le Lyon-Turin ferroviaire (tunnel sous Belledone)?


Le Lyon-Turin : serpent de mer

Il y a quelques semaines, la Suisse, seule, terminait le percement du tunnel du Gothard qui traverse les Alpes du nord au sud. Il sera le tunnel ferroviaire le plus long du monde : 57 km. Ce que la Suisse a réalisé, la France et l’Italie, associées, même aidées par l’Union Européenne, s’en montrent incapables.

Les discours sont pleins de promesses, mais les faits sont là, têtus. Tous les prétextes sont évoqués pour retarder le projet, les moyens nécessaires ne sont pas dégagés. La volonté politique n’existe pas.

Rappelons que le tunnel du Gothard, d’un coût de 7 milliards d’euros est en grande partie financé par le RPLP ( Redevance Poids Lourds Liée à la Prestation). Ce dispositif ( Eco-Redevance Poids Lourds sans cesse repoussée en France) serait, nous a-t-on expliqué, néfaste à l’économie française. Alors pourquoi, en Allemagne et en Suisse a-t-il plutôt des effets bénéfiques?

Si les projets ferroviaires n’avancent pas, c’est que l’Etat cède aux pressions du lobby pro-routier. Ainsi:

  • les autorisations « exceptionnelles » de circulation des 44 tonnes se multiplient

  • l’Avant-Projet du Schéma National des Infrastructures de Transports ( SNIT), document qui fixe les orientations de l’Etat en matière d’entretien, de modernisation et de développement des transports dans les prochaines décennies, mentionne 19 projets routiers, tous «justifiés pour des raisons de sécurité, de congestion ou de désenclavement »  .

Pour l’Association Agir pour l’Environnement : « cet écoulement du bitume aux 4 coins du territoire est un vrai bras d’honneur à tous ceux qui ont pu croire au Grenelle de l’Environnement ».

Les résultats d’une telle politique sont éloquents :

  • Alors qu’en France, entre 2002 et 2009, la part des marchandises circulant sur le rail a chuté de 56 %, en Allemagne, entre 2000 et 2008, elle a cru de 50 %.

  • Alors qu’en France, la part du ferroviaire est de 10 %, en Suisse, elle est de 60%.

On peut se demander pourquoi certains s’interrogent encore sur le où et sur le comment les marchandises doivent traverser les Alpes. Ou pourquoi d’autres voudraient que priorité soit accordée au TGV, avec le seul bénéfice de gagner quelques minutes, au lieu de réclamer la priorité à une ligne mixte à très haute capacité fret.

 

Dernière minute:

Interrogé sur France-Info en cette fin octobre, monsieur Hubert du Mesnil, président de RFF (Réseau Ferré de France), se référant au Grenelle, annonce la création, d’ici 2020, de 2000 km de nouvelles LGV. Il cite notamment le maillon qui permettra la liaison Londres-Madrid, Tours-Bordeaux, Le Mans-Rennes, le contournement Nîmes-Montpellier, le maillon Dijon-Mulhouse de la ligne Rhin-Rhône qui permettra aux Allemands de se rendre sur la Côte d’Azur.

Par contre , pas un mot sur le Lyon-Turin et les 700 millions d'Euros déjà engagés, pas un mot sur le fret, pas un mot sur les conséquences désastreuses de la nouvelle ligne TGV Paris-Genève sur les TER  à Chambéry et Aix les Bains .

RFF a-t-il abandonné la Savoie au tout routier ?

 

Le Fréjus: épée de Damoclès sur la Savoie

En 2008, l’enquête publique indiquait que la galerie du Fréjus était uniquement destinée à la sécurité.

Rappelons que ses dimensions hors du commun n’ont pas laissé dupe 936 des 938 individualités, communautés, collectivités, associations… qui se sont exprimées sur ce sujet.

Toute personne qui s’est quelque peu intéressée à ce dossier sait qu’il suffit d’évacuer quelques centaines de mètres-cubes supplémentaires pour lui donner un profil identique à celui du tunnel du Mont-Blanc et donc de la transformer en seconde galerie de circulation.

Dans une vaste opération de communication à l’occasion du début des travaux, la SFRTF a bien confirmé l’objectif sécurité, mais chacun sait le crédit qu’il faut accorder à ce type de discours.

Il faut craindre que, avant son inauguration, prévue en 2014, on nous annonce la mauvaise nouvelle. La Savoie sera alors transformée en couloir à camions, au grand soulagement des autres points de passage entre France et Italie...et bien des voix s’élèveront pour réclamer la réalisation rapide du Contournement Autoroutier de Chambéry.

 

Par Acac73
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 21:34

 

Comme chaque année, nous serons présents à la journée des Associations de la Motte Servolex qui aura lieu le samedi 4 septembre dans la Halle des Sports Didier Parpillon de 9H30 à 18H.
http://www.mairie-lamotteservolex.fr/a-la-une/37/journ%C3%A9e-des-associations-2010

Nous serons à votre disposition pour tous les informations que vous souhaiterez connaître sur la problématique du contournement autoroutier et toutes ses alternatives .

A cette occasion, vous pourrez également nous rejoindre dans notre action; les mois à venir vont être décisifs pour que les bonnes décisions soient prises par nos élus.


Pour vous y rendre :

  • Bus : Ligne 3 arrêt clos fleuri

  • co-voiturage par le site  www.mobisavoie.fr ou au 0 820 205 330 

  • location de vélo par la vélostation de Chambery au 04 79 96 34 13 au d'Aix les Bains au 04 79 88 01 56

 

Par contre, vous ne pourrez pas emprunter :

  • le Train :même si la voie ferré s’arrête à quelques mètres de la Halle des Sports, aucun projet de tram-train n'est envisagé par les élus.

  • un Bus à Haut Niveau de Services : malgré les engagements, ce projet est remis pour après 2020...

 

Par Acac73
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 22:46

Nous l'attendions depuis plusieurs mois, l'avant-projet du Schéma National des Infrastructures de Transport a été rendu public le 13 juillet par le gouvernement.

Nous avons noté avec satisfaction que le contournement ne figurait plus dans cet avant -projet.

Le travail de notre association, depuis l'autonome 2004, qui démontre l'absurdité écologique et économique de ce projet, porte ses fruits : l'État n'ose plus soutenir ce projet d'un autre temps.

Nous remercions tous nos adhérents pour leur soutien, leur participation massive à nos réunions publiques et tous les élus qui nous ont soutenus.

 

Il ne faut, cependant, pas crier victoire trop vite.

Ce document n'est qu'un avant-projet qui doit être débattu et validé par les députés et sénateurs à la fin de cette année. Nous serons très vigilants sur les amendements qui pourraient être proposés.

 

Directive Territoriale d'Aménagement : toujours oui au CAC

De plus, quelques jours après ce S.N.I.T, la Directive Territoriale d'Aménagement finale a été rendue publique : elle contient toujours des références implicites au CAC ainsi qu'à son financement assuré par la saturation de la VRU ramenée à 2 fois 2 voies générant ainsi un report de trafic sur le contournement.

 

Toujours le Projet d’Intérêt Général sur le CAC

N'oublions pas aussi que le tracé du contournement fait toujours l'objet d'un Projet d’Intérêt Général depuis 2004 qui bloque toute idée de construction agricole ou d'habitation et permet ainsi, à tout moment, de relancer le projet. Son abrogation n'est toujours pas d'actualité.

 

Les alternatives : les engagements remis en cause ?

Enfin et surtout, un abandon définitif sera possible uniquement si des alternatives sont mises en œuvre... Mais sur ce sujet, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Tous les engagements précédemment «gravés dans le marbre» sont systématiquement remis en cause ou renvoyés aux calendes grecques. Dans les prochains jours, nous communiquerons en détail sur chacun de ces points :

 

  • Nouveau projet Lyon-Turin : 300 trains par jour dans Chambéry pour faire gagner 10 minutes aux voyageurs vers Paris ou Lyon : les TER pénalisés, la priorité au fret abandonnée ?

  • Alternative attractive et performante pour les déplacements de personnes sur Métropole Savoie : le «très haut débit» pour des moyens de transport attractifs et respectueux de l'environnement remis aux calandres grecques... Priorité est donnée aux téléchargements de vidéo par tous (plan fibre optique pour tous)

  • Financement des déplacements : priorité aux modes de transport les plus polluants ?

  • Omerta en Savoie sur les décisions qui engageront l'avenir de la Savoie. A part quelques rares élus, pas de changement : les promesses de débats publics sont restées aux oubliettes.

 

Information de dernière minute : APPR (dont fait partie AREA) vient d'annoncer que le trafic poids lourds sur son réseau a augmenté de 5,6 % au premier semestre ...

Par Acac73
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 21:46

Rappel :
La Directive Territoriale d’Aménagement (DTA) des Alpes du Nord fixe les principaux objectifs de l’Etat en matière de localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, ainsi qu’en matière de préservation des espaces naturels, des sites et des paysages.

Enquête Publique jusqu’au 21 mai 2010
La DTA des Alpes du Nord est actuellement soumise à Enquête Publique jusqu’au 21 mai 2010. Le dossier peut être consulté en mairie de Chambéry et d’Aix les Bains.
Un gros progrès par rapport à celle qui avait été lancée pour la pseudo-galerie de sécurité du Fréjus, le dossier est aussi consultable sur Internet à http://www.dta-alpesdunord.fr/ .
Mais, qui le sait ? En effet :

L’omerta continue
Force est de constater que, dès l’élaboration du texte, le citoyen a été soigneusement tenu à l’écart. En 2008, la préfecture de Savoie a bien organisé une réunion publique. Celle-ci s’est déroulée dans une quasi-clandestinité, quelques personnes seulement était présentes.
Comment comprendre que la préfecture, avec les moyens humains et techniques dont elle dispose, ne soit pas capable de faire mieux que notre association, animée uniquement par des bénévoles qui, lorsqu’elle organise ce type de réunion, parvient à déplacer 300 à 600 personnes ?
Pour remédier à cette situation, nous avions demandé l’organisation d’une vraie réunion d’information. Sans succès…

Le bassin Chambéry-Aix fait-il partie des Alpes du Nord ?
Malgré l’importance du sujet, il n’y a à ce jour pratiquement aucune contribution des collectivités du bassin chambérien. On ne relève que :

  • Métropole Savoie qui a demandé la suppression du projet  «  Contournement Autoroutier de Chambéry » mentionné page 42, Ceci mérite nos remerciements
  • La région Rhône-Alpes qui demande que sa position défavorable sur les autoroutes nouvelles soit prise en compte par la DTA. C’est bien !
  • La Chambre d’Agriculture qui demande qu’une disposition soit insérée pour « limiter le passage des projets routiers et autoroutiers de contournement d’agglomération dans les zones agricoles structurées et homogènes ». Position qui pose question : ne serait-ce pas du «  Surtout pas chez moi, pourquoi pas chez les autres » ?


A quoi sert de réaliser un contournement autoroutier si l'objectif n'est pas d'augmenter les trafics ?
      « Intégrer les projets d’infrastructures de contournement d’agglomération dans une réflexion globale visant à ne pas augmenter les trafics »
      L’intention est louable, mais chacun sait que toute nouvelle infrastructure routière entraîne automatiquement une augmentation des trafics.

Les textes sont parfois très ambigus
      On relève :
      « Aucune augmentation des capacités routières de franchissement des Alpes ne sera réalisée, à l’exception des projets d’utilité publique à la date d’ouverture de l’enquête publique de la DTA et de ceux dont la réalisation répond aux objectifs de l’article 7.2 du protocole transports de la Convention Alpine, notamment les itinéraires de contournement d’agglomération ou de conurbation »
      La marge de manœuvre est donc très large.

Par contre, ils sont quelquefois d’une limpide clarté
      « Le schéma de voirie devra notamment prévoir le réaménagement des voies qui se trouveront délestées du trafic d’échanges et de transit, afin de contribuer à une diminution globale des trafics dans les agglomérations considérées »
      En clair, dans le cas du Contournement de Chambéry, il s’agira, pour augmenter le trafic sur ce tronçon, de réaménager la Voie Rapide Urbaine.

      La DDE, dans son étude de 2005 a d’ores et déjà donné la solution : la VRU sera réduite à 2 x 2 voies. Les prévisions sont faites, adopter une telle disposition permet de faire passer le trafic sur le CAC de 13 000 à 25 000 véhicules/jour.


      Ceux qui traversent Chambéry par la VRU, à plus de 80 % des locaux 
( par exemple, un salarié de Technolac habitant à Chignin),  auront le choix entre :

  1. emprunter le contournement payant ( au moins 3 euros par passage)
  2. emprunter la VRU gratuite, mais aussi patienter dans les bouchons générés par la réduction du nombre de voies de circulation
  3. emprunter et encombrer les rues des cités parallèles à la VRU


      Ainsi sera provoquée la saturation de la VRU (et de l’agglomération), alors que le projet CAC a été élaboré pour éviter cette situation.

      Et c’est bien l’usager savoyard qui apportera la plus grosse contribution au financement et à la rentabilisation du CAC.

Nos préconisations
      Notre association s’est toujours prononcée pour la promotion et le développement des alternatives de transports durables.

      Elle demande donc :

  •       l’abandon définitif du projet de Contournement Autoroutier de Chambéry
  •       le développement accéléré des TER ( la voie historique, aménagée, pourrait donner la priorité à ce type de transport)
  •       la mise en place plus rapide et plus efficace de transports en commun à haut niveau de service ( au sein des agglomérations et sur l’axe Albens - Montmélian, Les Marches)
  •       la mise en chantier immédiate du Lyon-Turin dans sa double composante fret-voyageurs. Toutefois, sur ce point, notre association considère que si une priorité doit être établie, celle-ci doit être accordée au fret selon un schéma conforme au projet initial.

Contribution à l'enquête publique
    Notre association demande à ce que le texte suivant soit aussi inclus dans la DTA :

  • Aucune réduction des voiries gratuites, qui obligerait les usagers à emprunter un contournement payant à cause d'une capacité devenue insuffisante, ne devra être réalisée.
  • Les réductions de voiries devront être mise en place dès que des moyens de transport, respectueux de l'environnement, attractifs et performants seront capables d'absorber aussi bien le trafic local que le trafic international.



L’objectif visé par la DTA, « Favoriser un report des transports des personnes et des marchandises vers les modes les plus respectueux de l’environnement » sera ainsi atteint.

Par Acac73
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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 20:36

L’an dernier, l’annonce de l’expérimentation de la mise sur les routes françaises de camions de 60 tonnes avait soulevé un tel tollé que le Ministre des Transports avait été obligé de reculer.

Le naturel revenant au galop, sous la pression des céréaliers de la FDSEA, Nicolas Sarkozy va autoriser les camions de 44 tonnes pour le transport des produits agricoles.

Une première étape vers un retour des 60 tonnes ?

C’est un choix que les pays européens les plus respectueux de l’environnement tels que l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse, ne font pas.


Perversité de cette décision : moins de trains de marchandises, plus de camions sur les routes.

Les partisans de cette mesure la présentent comme parfaitement écologique. C’est une erreur, une faute. Favoriser le routier et abandonner le rail ne peut en aucun cas être présenté comme un acte écologique.

Pour preuve, dans une récente étude du Conseil National des Transports, le représentant du Groupement National des Transports Combinés a marqué son opposition totale à ce projet.

 

Protéger la Savoie

A compter de ce mardi, les députés examineront le texte du Grenelle 2 à l’Assemblée Nationale.

Nous espérons que, au mieux, les députés de Savoie s’opposeront à cette mesure, et que, au pire, ils déposeront un amendement pour interdire ces méga-camions en Maurienne

Ils doivent en effet considérer que l’absolue priorité est actuellement de privilégier la ligne de ferroutage entre Aiton et Turin et, à plus long terme, de réaliser le Lyon-Turin dans sa version fret.

L’adoption d’une telle position serait d’autant plus cohérente que, dans quelques mois, la plate-forme de ferroutage (annoncée par Monsieur Perben en 2007) dans la banlieue lyonnaise permettra d’augmenter le nombre de camions transportés par le rail entre la France et l'Italie : pour le plus grand bien de la cluse de Chambéry et la vallée de la Maurienne.

Par Acac73
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 22:23

Voilà 150 ans que la Savoie est rattachée à la France …
Et voilà 154 ans que la ligne de chemin de fer qui traverse la cluse de Chambéry, et relie la France à l'Italie, a été mise en service !

Selon les dernières informations dont nous disposons, l'état prévoit de s'appuyer, 
pour développer le transport du fret à travers les Alpes, sur cette ligne conçue à l'époque des premières locomotives à vapeur.

En effet, de lourdes interrogations subsistent quant à la volonté de l'état de doter la Savoie et la région Rhône-Alpes d'une infrastructure du 21e siècle, performante, permettant le transport le plus attractif et le plus écologique possible des personnes et des marchandises : le Lyon-Turin dans sa double composante
.



600 M€ d'euros déjà engagés pour le tunnel de base en Maurienne

En 2002, les travaux des 3 descenderies nécessaires, côté français, ont été lancés et sont sur le point d'être terminés.
Le début du percement du tunnel de base est annoncé maintenant pour 2013 avec une mise en service en 2023.

Accès au tunnel de base du Lyon-Turin : à quand les décisions ?

En août 2007, Michel Barnier, déclarait dans le Dauphiné Libéré en réponse à nos interrogations  :
«La réalisation des accès  qui seront opérationnels avant la mise en service du tunnel de base » ...
« Ce dossier est à mes yeux essentiel dans sa version fret pour dégager les axes routiers des vallées alpines d'un trafic trop important de poids lourds »


A ce jour, malgré les innombrables promesses des uns et des autres, aucun coup de pioche n'a été donné entre Lyon et la Maurienne pour réaliser ces accès, pourtant vitaux pour la viabilité globale du Lyon-Turin.
L'état ne s'engage pas non plus sur le sujet alors qu'il a confirmé récemment l'engagement de projets de lignes mixtes TGV et Fret dans d'autres régions.


Veut-on donner en Savoie la priorité au tout-routier ?

  • Le doublement du Fréjus,
  • le Contournement Autoroutier de Chambéry,
  • l' A48 Bourgoin-Ambérieu,
  • le passage à 2 fois 3 voies de l'A43

...tout le laisse penser !!!

Nous espérons que le Président de la République, à l'occasion de sa venue en Savoie pour le 150e anniversaire du rattachement, annoncera le lancement des travaux de la descenderie pour le tunnel de Chartreuse, en attente depuis de longues années, et prendra des engagements fermes pour la réalisation accélérée du Lyon-Turin dans sa double composante.

La France trop riche pour profiter des aides de l'Europe ?

Rappelons que cette dernière s'est engagée à verser près de 700 millions d'euros dans la réalisation du tunnel de base. Mais elle a aussi fixée une échéance : 2013. C'est demain !!!
De plus, la France a la possibilité de demander, sur le budget 2007-2013 de l'Europe, 200 millions d'euros pour les accès au tunnel. A ce jour, rien n'est fait.


La France n'est-elle pas capable de faire au moins aussi bien que la Suisse ?

Celle-ci vient d'engager le percement de son 3e tunnel : le Ceneri (15 km). L'ouverture au trafic est prévue pour 2019. En Suisse, on ne tergiverse pas pour diminuer la circulation des poids lourds sur les routes !


Protocole MAXIPERFO pour le rail en France, « mini tortue » pour la Savoie ?


Le 25 mars dernier, Réseau Ferré de France a signé dans le cadre de la Semaine Internationale du Transport et de la Logistique, un protocole d'accord nommé Maxiperfo pour développer des trains de fret plus longs et plus lourds, donc plus productifs, conformément à l'engagement national pour le fret ferroviaire présenté par les ministres Borloo et Bussereau le 16 septembre 2009.

L'objectif est de pouvoir faire circuler des trains de fret d'une longueur de 1500 m à plus de 100 km/h sans locomotive de pousse.

Pourquoi s'obstiner à privilégier la ligne historique entre la France et l'Italie ? Celle-ci, du fait de son tracé et de sa pente, ne peut accepter que des trains de 850 m de long nécessitant jusqu'à 3 locomotives avec une vitesse de pointe de 30 km/h dans Chambéry !

Comment s'étonner, dans ces conditions, que certains considèrent le transport routier plus compétitif ?

Par Acac73
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 23:33

Le 19 mars 2007, l’Etat et tous les élus Rhône-alpins s’engageaient pour «une première phase de réalisation des accès fret et voyageurs au tunnel de base de Maurienne »

Ce projet comportait un tunnel à un tube dédié au fret sous la Chartreuse et un autre tunnel, toujours à un tube, dédié aux voyageurs sous Dullin-l’Epine.

La réalisation de manière concomitante le Lyon-Turin dans une double composante fret-voyageurs était ambitieuse mais pleinement satisfaisante. Elle répondait parfaitement aux besoins des personnes et des entreprises dans l'idée d'un développement durable.

 

Le 20 janvier 2010, l'État annonçait que, désormais, il privilégiait uniquement le tunnel sous l'Épine en l’adaptant (double tube au lieu d’un simple - modification du profil) à la circulation de trains de fret qui traverseraient ainsi toute l’agglomération chambérienne.

Pourquoi cette remise en cause du projet initial?

Des justifications sont avancées mais elles sont si peu convaincantes qu’elles sont loin de faire l’unanimité. D’ailleurs, elles déchirent le monde politique local, et ceci indépendamment des habituels clivages.

 

L'Omerta savoyarde

Ce même monde politique était au courant, dès juin 2009, des intentions de l'État, mais il a bien pris le soin de tenir les citoyens à l’écart de ces informations. Il aura fallu attendre janvier 2010 pour que l’un d’entre eux ose en parler publiquement.

 

Une troisième voie dans Chambéry pour faire passer une centaine de trains supplémentaires par jour ?

Si ce nouveau projet est retenu, il faudra obligatoirement réaliser une troisième voie ferroviaire dans Chambéry : sans cette dernière, le tunnel de base de Lyon-Turin ne se justifiera plus. A quoi servira-t-il de doubler la ligne historique en Maurienne par le tunnel de base du Lyon-Turin si, en amont, le «bouchon ferroviaire» de Chambéry ne peut l'alimenter?

Il ne faut pas douter que cette troisième voie fasse l'objet d'un rejet parfaitement justifié des habitants de l'agglomération.

Dernière alternative : le tout routier avec le contournement de Chambéry et la transformation de la «galerie de sécurité» du Fréjus en un deuxième tube de circulation ?

 

Il y a d’autres choix que celui de l’Etat !!!

L’ État annonce l’ouverture d’une enquête publique à la fin de l’année.

Le déni de démocratie qui a prévalu pour celle de la « galerie de sécurité » du Fréjus nous a servi de leçon. Nous savons maintenant que, même en cas d’une opposition unanime, le projet sera avalisé.

C’est pourquoi nous refusons de nous voir imposer une enquête publique qui aura pour seul but de transformer l’axe Chambéry-Maurienne en couloir à camions.

 

Nous demandons donc l’organisation rapide, par les collectivités locales, d’un grand débat sur la problématique des transports en Savoie.

Pourraient être posées les questions suivantes ( la liste n’est pas exhaustive) :

  • Quelle priorité doit-on accorder à la ligne historique : TER, marchandises, TGV ….?

  • Comment se déplacer entre Montmélian, Les Marches, Chambéry, Aix, Albens, Annecy, … (voiture, TER, Bus) ?

  • Faut-il supprimer une voie de circulation sur la VRU pour favoriser un report sur un contournement autoroutier payant ?
  • Pour la ligne Lyon-Turin, faut-il donner la priorité à un tunnel sous Dullin l’Epine pour ne gagner que 10 minutes entre Lyon et Chambéry par rapport à un tunnel sous Chartreuse ?

  • Faut-il, d’ores et déjà, prévoir le tunnel sous Chartreuse pour sécuriser la réalisation du tunnel de base?


Faut-il attendre le projet de l’Etat et ainsi accepter de n'avoir le choix qu'entre un contournement autoroutier ou une autoroute ferroviaire au cœur de l'agglomération ?

 

Ce grand débat doit être porté par toutes les collectivités locales : Conseil Régional, Conseil Général, Métropole-Savoie, Chambéry-Métropole, Communauté d’Agglomération du Lac du Bourget, CCI.

Nous souhaitons que cette importante question soit posée lors de la prochaine assemblée de chaque collectivité citée.

Il nous paraît impératif que toutes les associations savoyardes représentatives soient pleinement associées : ACAC, ADTC, FRAPNA, Vivre et Réagir en Maurienne, etc.

Il nous semble essentiel que, d’une part, tous les enjeux soient clairement exposés, et que, d’autre part, une place largement prépondérante soit accordée aux citoyens.

Par ailleurs, il est souhaitable que les autres départements (Haute-Savoie, Isère, Alpes-Maritimes) concernés par les traversées alpines soient consultés.

Comment, sans un tel débat, briser les tabous, éliminer les affabulations, stopper la désinformation et choisir la Savoie que nous laisserons à nos enfants?


Par Acac73
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 20:54

En France, il n'y a pas de problème pour trouver de l'argent pour financer le développement des autoroutes :
Nous venons d'apprendre que l'Etat vient d'accorder une augmentation des péages à la société «Autoroutes Paris-Rhin-Rhône» sur le trajet Lyon-Chambéry afin que celle-ci puisse commencer à passer à deux fois trois voies certains tronçons de l'A43 entre Chambéry et Coiranne (intersection avec l'A48 à hauteur de la Tour du Pin).
Le conseil d'administration d'APRR (détenue à 50% par le fond australien Macquarie) l'a avalisée le 24 février dernier.

La France a contre-courant :
En Allemagne et en Suisse, une partie des taxes autoroutières sert à améliorer le réseau ferré : pour des gouvernements qui veulent privilégier le développement durable,c'est logique.
On le fait pour le tabac, alors pourquoi pas pour des moyens de transports moins polluant ?
L'augmentation imposée par l'Etat sur le prix des cigarettes ne sert pas à accroître le nombre de bureaux de tabac mais bien à réduire la consommation de nos concitoyens pour des raisons de santé publique !

Pour une politique plus « durable » :
Afin de diminuer la pollution et les gaz à effet de serre, les augmentations des péages autoroutiers ne devraient-elles pas servir à :
  •  
    • Agrandir les parkings d'échanges (aujourd'hui tous saturés ) aux entrées d'autoroutes pour favoriser le co-voiturage ?

    • Améliorer le réseau TER qui date parfois de plus de 150 ans et ainsi proposer une alternative attractive ?

    • Lancer les travaux de la descenderie en Chartreuse pour le Lyon Turin Fret en panne depuis plusieurs années ?

    • Démarrer les travaux annoncés par M. Perben en 2007 de le plateforme de Ferroutage sur Lyon ?

 

Copenhague : les actes sont contraires aux discours !
Il est très étonnant que cette négociation avec la société APRR ait eu lieu dans une période où l'état français voulait s'engager pour une réduction drastique des gaz à effet de serre!
On peut se souvenir des déclarations de Yannick VICAIRE, de « Agir pour l’environnement » en décembre 2009 :
« Il faut en finir avec la schizophrénie de cette gouvernance qui se drape de beaux discours écologiques à Copenhague et poursuit des politiques climaticides sur le terrain. »

Faciliter le trafic autoroutier pour saturer la VRU et imposer ensuite le Contournement de Chambéry
« Les grands travaux routiers sont contre-productifs : plus on en fait, plus il faut en faire car ils induisent du trafic ; il faut concentrer l’effort financier sur les transports collectifs urbains et le rail .»
Déclaration de Jean SIVARDIERE, Président de la FNAUT .
Par Acac73
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 22:20
Tout récemment, l’Etat a pris des décisions responsables qui privilégient le rail aux dépens du routier

1)Contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier , opérationnel en 2016

 

Le 18 décembre 2009, l’Etat a lancé l’appel d’offre pour la réalisation de ce projet. Pour lui :

« Ce premier grand projet ferroviaire constitue l’acte 1 du Grenelle Environnement qui met en œuvre, de manière irréversible, une nouvelle stratégie de développement durable pour les dix ou quinze années à venir. Le contournement de Nîmes-Montpellier permet ainsi de donner un nouveau souffle au fret ferroviaire : le fret sort des centres-villes, la capacité de la ligne sera doublée et passera de 200 trains par jour à près de 400 ( voyageurs et marchandises). La vitesse de pointe du fret ferroviaire passera quant à elle de 30 km/h à plus de 100 km/h. »

 

2) Contournement ferroviaire de Lyon opérationnel en 2019 ( partie nord) et 2020 ( partie sud)

Le 23 décembre 2009, l’Etat a approuvé l’avant-projet sommaire de la partie nord et le dossier d’études préliminaires de la partie sud. L’objectif est le même qu’à Montpellier. Pour lui : «  Ce projet permettra de desserrer les contraintes qui pèsent dès à présent sur le nœud ferroviaire lyonnais et qui limitent le développement du TER et du fret, en libérant des sillons sur les parties les plus chargées du réseau. Ce projet participera au succès du report modal en améliorant la circulation des trains de fret en transit nord-sud ou vers l’Italie, via la nouvelle liaison entre Lyon et Turin... »

 

Les Savoyards peuvent donc légitimement espérer un traitement identique pour Chambéry, seul point de passage ferroviaire entre France et Italie. Qu’en est-il ?

Rappelons d’abord que, le 19 mars 2007, tous les élus rhônalpins, et l’Etat, s’engageaient pour «  une première phase de réalisation des accès fret et voyageurs au tunnel de base en Maurienne. »
Cette première phase comportait 3 points :
  1.  
    1. une ligne mixte fret et voyageurs entre Lyon et Avressieux

    2. un tunnel sous Chartreuse dédié aux marchandises permettant dans un premier temps de transporter 20 millions de tonnes ( soit plus d’une centaine de trains par jour) de marchandises directement vers l’Italie en évitant la traversée de Chambéry.

    3. Un tunnel sous Dullin-l’Epine dédié aux TGV et aux TER vers Paris et Lyon.


Notre association était et reste favorable à ce scénario. Elle s’est, dès sa création, montrée très attachée à une réalisation rapide de la ligne fret. Celle-ci est en effet la seule capable d’enlever plusieurs milliers de camions des vallées de Chamonix, de Chambéry et de la Maurienne, ainsi que de la ville de Nice. Et elle permet d’éviter la réalisation de projets routiers tels que le Contournement Autoroutier de Chambéry et le doublement du tunnel du Fréjus.

Alerte courant juin 2009. Ce qui n’est encore qu’une rumeur circule : l’Etat envisage, non seulement de privilégier la ligne LGV ( voyageurs) Dullin-l’Epine, mais en plus, de l’adapter ( double tube au lieu d’un simple, modification du profil) à la circulation de trains de fret qui viendraient ainsi traverser toute l’agglomération chambérienne.

Comment imaginer que l’Etat puisse renier ses engagements de reporter massivement le transport de la route vers le rail, comment peut-il marquer un tel mépris vis à vis des élus rhônalpins ?
Cette incrédulité est confortée par l’absence d’une vive réaction de la part de nos élus. Sont-ils aussi incrédules que nous ?

Et pourtant.

 

Janvier 2010 : Abandon de la priorité au contournement ferroviaire de Chambéry sous Chartreuse, concentration du trafic dans l’agglomération

 

Le 25 janvier 2010, l’Etat confirme officiellement l’existence de ce projet, demande à RFF (Réseau Ferré de France) d’étudier entre Lyon et Saint-Jean de Maurienne  …. la consistance des aménagements de ces sections permettant d’accroître leur capacité. Allusion à peine voilée à la création d’une troisième voie dans Chambéry.

Conséquence : combien de millions de tonnes de fret supplémentaires dans l’agglomération ? Sans doute plusieurs dizaines.
Récemment, certains ont justifié la priorité accordée à la LGV par la candidature d’Annecy aux Jeux Olympiques de 2018, arguant qu’il était nécessaire de mettre le site à 3 heures de Paris. Leur mauvaise foi est évidente puisque RFF a indiqué que, quoi qu’il en soit, il était impossible de tenir ces délais.

On peut d’ailleurs s’interroger sur la stratégie de l’Etat. Ne s’agit-il pas de profiter de cette candidature, au succès très incertain, pour un événement à durée très limitée, pour retarder encore le Lyon-Turin fret, voire justifier son abandon ?


5 février 2010 : délibération du Conseil Général de Savoie, un débat de qualité, un consensus courageux et responsable
Le Conseil Général, à l’unanimité moins une abstention, demande « une concomitance de réalisation fret et voyageurs …. un aboutissement rapide des études des caractéristiques et de la capacité maximale du réseau ferroviaire »

8 février 2010 : délibération du Conseil Municipal de Chambéry : un rapport préalable approximatif et réducteur, un débat et des voeux passant à côté des enjeux.

Nous y reviendrons dans un prochain communiqué.


L’avis de ACAC73 : les conséquences de ce nouveau projet

Il ne faut pas être naïf : si l’Etat rajoute une centaine de millions d’euros au tunnel de Dullin-l’Epine, ce n’est pas pour y faire passer seulement une quinzaine de trains de marchandises supplémentaires par jour pendant 4 ans (entre 2019 et 2023, date aujourd’hui prévue de la mise en service du Lyon-Turin).

En 2013, date prévue pour le lancement du percement du tunnel de base ( et date limite d’utilisation des fonds alloués par l’Europe pour ce tunnel), ce même Etat expliquera :

  • qu’il n’a plus de budget pour réaliser un deuxième ( si le premier est commencé) tunnel sous Chartreuse
  • que la solution la plus économique est de construire une nouvelle voie destinée au fret dans l’agglomération chambérienne, et par conséquent d’y faire passer quelques centaines de trains par jour.qu’il est inutile de réaliser le tunnel de base entre France et Italie puisque le nœud ferroviaire de Chambéry ne pourra alors l’alimenter qu’au tiers de sa capacité.

Les opposants au Lyon-Turin fret, qu’ils soient Italiens ou Français, pourront alors crier victoire, même si celle-ci est obtenue avec la complicité de l’Etat français et de certains de nos élus.

En outre, à cette même date, le premier nœud routier sera en passe de disparaître avec la prévisible ouverture à la circulation de la galerie de 8 mètres au tunnel du Fréjus.

 

Comme les camions ne seront pas sur les rails, ils emprunteront la Voie Rapide Urbaine. Il suffira alors d’attendre que le trafic poids lourds devienne insupportable, ou encore d’invoquer des raisons de sécurité, pour que le Contournement Autoroutier de Chambéry soit réclamé. Il n’y aura plus d’alternative.

Puis on trouvera une « bonne raison » pour réduire la VRU à 2 fois 2 voies, le but étant d’engorger la VRU, d’obliger les usagers à emprunter le contournement payant. Ainsi celui-ci sera rentabilisé.

Les habitants de l’agglomération verront leur qualité de vie se dégrader.

 

Quelle sera l’attractivité de la Savoie si, entre Chambéry et Modane, le visiteur, même celui qui sera venu en TGV à 300 km/h jusqu'à Chambéry, sera pris dans un flot continu de poids lourds, sera contraint d’emprunter des itinéraires à péage ou devra utiliser des TER du 20e siècle à cause de la mixité fret-voyageurs des lignes ferroviaires.

 

Le vœu de l’Association : priorité à une stricte concomitance des lignes fret et voyageurs

Des engagements fermes ont été pris, il s’agit maintenant de les respecter. Les tunnels de Chartreuse (pour le fret ) et de Dullin-l’Epine (pour les voyageurs) doivent être réalisés en même temps.

Toutefois, si pour des raisons budgétaires, des choix sont à faire, il est impératif que priorité absolue soit accordée au transport du fret, c’est à dire à la réalisation d'un tunnel mixte Fret et Voyageur sous Chartreuse.

Cette solution présente bien des avantages :

  1.  
    1. la vitesse de pointe du fret ferroviaire passera de 30 km/h à plus de 100 km/h (comme à Nîmes-Montpellier)

    2. la ligne sera adaptée pour faire passer plus de 200 trains de fret par jour, ce qu’une ligne traversant Chambéry ne pourra supporter.

    3. L'attractivité des gares de Chambéry et d'Aix les Bains sera renforcée avec deux fois plus de trains par rapport à une ligne passant par Dullin-l'Epine qui se scinderait en deux au nord de Chambéry.

Les inconvénients sont mineurs
  1.  
    1. le trajet vers Lyon et Paris sera plus long de 10 minutes (chiffre SNCF de 1997)

    2. les TGV en provenance de Turin pourraient ne plus s’arrêter à Chambéry ( 2 par jour)


Chiffre SNCF 1997

 

 

Ligne Actuelle

Tunnel Dullin-l’Epine

Tunnel Chartreuse

Chambéry-Paris

2h49

2h10

2h20

Chambéry-Lyon

1h14

0h38

0h48

 


Par Acac73
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