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Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry

Recul du gouvernement sur le volet Transport du Grenelle : La Savoie aux oubliettes ! Nos Députés doivent s’engager

5 Octobre 2008, 20:23pm

Publié par Acac73

A partir du 8 octobre sera débattu le projet de loi Grenelle 1 au parlement. Le texte aujourd’hui proposé marque des incertitudes nettes sur le volet transport et oublie complètement la Savoie.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/1._Projet_de_loi_cle158561.pdf

http://recherche.assemblee-nationale.fr/amendements/out/S40/BUABU8873ZT6518HYXXI.pdf

Le Lyon-Turin aux oubliettes !

Aujourd’hui, si de nombreuses nouvelles lignes TGV sont inscrites dans ce projet de loi, il n’est fait aucune référence au Lyon-Turin.

Ce projet a pourtant la capacité d’enlever plus de 5000 camions par jour de nos vallées et tout le monde applaudit quand les élus et les associations réclament la réduction du trafic poids lourds, que ce soit dans la vallée du Mont-Blanc, dans les Alpes-Maritimes ou en Savoie.

Il est également, du côté italien, accepté par la majorité des élus du Val de Suse suite à la concertation engagée.

Il est donc indispensable que nos députés et sénateurs savoyards (Monsieur Bouvard, Monsieur Dord, Monsieur  Gaymard, Monsieur  Repentin, Monsieur  Vial) imposent un amendement inscrivant le Lyon-Turin dans la liste des projets prioritaires.

Nous attendons aussi de nos élus qu’ils votent tous les amendements qui contribueront à la réalisation et au financement des projets  favorisant le développement durable.

Le Grenelle de l’Environnement ne doit pas être de la poudre aux yeux : les promesses du candidat Nicolas Sarkozy doivent être respectés !

 

Engagement de Monsieur Sarkozy à l’Association pour le respect du Site du Mont-Blanc

 www.arsmb.com   

« Il faut réaliser le Lyon-Turin : on n'a plus le choix. La situation actuelle n’est plus supportable »

 

2.       Réponse de Monsieur Sarkozy à un questionnaire de l’association TDIE sur l’Eurovignette

 www.tdie.eu

« ? Une taxe kilométrique telle qu’autorisée par la directive « Eurovignette » est-elle souhaitable dans notre pays ? Pourquoi ? A quelles conditions ? A quelle échéance et selon quelles modalités ?

J’ai déjà eu l’occasion d’annoncer que si je suis élu président de la République, je mettrai en place, aussi rapidement que possible, une tarification de l’usage par les poids lourds de nos routes nationales non concédées. Cette mesure n’a rien de révolutionnaire : d’autres pays d’Europe (l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche) la mettent en œuvre depuis plusieurs années avec succès.

Cette mesure est indispensable et urgente pour plusieurs raisons :

1.       Doit être combattue avec toute la vigueur nécessaire la concurrence déloyale que subit le pavillon français du transport routier de marchandises face à des transporteurs immatriculés hors de France qui n’acquittent aucune taxe française (en particulier la TIPP) alors qu’ils bénéficient d’un service de transit de qualité sur notre territoire. Il s’agit donc d’une mesure qui tend à l’harmonisation fiscale. J’ajoute que les charges induites par cette nouvelle tarification devront être intégralement répercutées sur les chargeurs et non sur les transporteurs.

2.    On observe de néfastes évitements d’itinéraires par de nombreux poids lourds étrangers en transit, qui tendent à ne pas circuler sur les autoroutes à péage pourtant faites pour les accueillir. Ces poids lourds roulent sur des autoroutes gratuites, notamment urbaines, ou sur des routes nationales de rase campagne, participant ainsi à la dégradation du cadre de vie et à l’insécurité routière des populations vivant dans les zones traversées. A titre d’illustration, il est flagrant que le cadre de vie des franciliens s’améliorerait significativement si des poids lourds en transit en Ile-de-France n’étaient plus encouragés à circuler sur les autoroutes gratuites de la région capitale grâce à une tarification adaptée, alors qu’il existe des autoroutes concédées de contournement de l’Ile-de-France.

3.    Enfin, nous avons un problème de financement de nos infrastructures de transport, en particulier de ferroutage pour le transit des marchandises par le rail plutôt que par la route, qui ne pourra être résolu, compte tenu de la situation des finances publiques, que par l’instauration de cette tarification ;

Compte tenu des délais nécessaires à la concertation, puis à la conception et à l’implantation des dispositifs techniques qui permettront la perception de cette redevance, l’objectif ferme que je me fixe est que cette tarification puisse commencer à être effectivement appliquée au 1er janvier 2010. »

 

 

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