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Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry

Qualité de l'air catastrophique à Chambéry depuis le 24 février 2013 ! Minimisation de la part du DL de Savoie, des élus aux abonnées absents

5 Mars 2013, 21:34pm

Publié par Acac73

 

Comme rappelée dans notre communiqué de septembre dernier, la pollution réduit, non seulement l'espérance de vie de plusieurs mois mais, coûte aussi plusieurs milliards d'euros chaque années à notre système de santé ( rapport de l’Institut de Veille Sanitaire) .

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/03/02/diesel-42000-morts-prematurees-chaque-annee-en-france_1841726_1651302.html

 

Depuis le 24 février, nous subissons une pollution aux particules fines très importante, d'indice 8 et 9 (sur une échelle de 10).

Il a donc été sidérant de lire dans un article du Dauphiné Libéré du samedi 2 mars dernier que :

« Du 1er janvier 2013 au 1er mars, cinq jours de dépassement du seuil de pollution atmosphérique ont été enregistrés dans le bassin de vie de Chambéry, contre 14 en 2012, sur la même période. »

La Qualité de l'air sur Chambéry est aussi mauvaise en 2013 qu'en 2012

Nous ne comprenons pas d’où le DL73 sort ces chiffres qui ne représentent en rien la réalité. Dans la période indiquée en 2012, le nombre de jours pendant lesquels la qualité de l'air a été mauvaise (indice 8 et +) est de 10.

En 2013, pour la même période seulement 3 jours de moins et il faut noter qu'au 5 mars, avec un indice pour les 4 derniers jours compris entre 8 et 9, nous avons dépassé 2012.

 

La Qualité de l'air est aussi mauvaise sur Annecy, Chambéry et Chamonix.

DL73 : « ...même si le territoire savoyard est plutôt préservé, comparé aux autres départements de Rhône-Alpes. »

Nous ne voyons pas comment Chambéry serait plutôt préservé. Sur les deux premiers mois, la moyenne de la qualité de l'air est identique sur les villes de Chambéry, Annecy et Chamonix (indice 4,9). Elle est légèrement supérieure à Grenoble (5,6) et Lyon (5,4). A noter Passy qui, par contre, atteint des sommets avec une moyenne à 6,5.

 

Information quasi inexistante des mairies.

Nous regrettons que de nombreuses mairies de l'agglomération qui disposent de panneaux d'affichages municipaux n'informent pas leurs administrés de ces pics de pollution.

Il faut saluer la mairie de Saint Alban-en-Leysse qui demande à ses administrés de privilégier les transports en commun et d'éviter l’exercice physique.

 

Des causes

  • Attention au chauffage au bois

                Il est bon de rappeler que, dans les vallées, la première cause de pollution aux particules fines est le chauffage au bois à foyers ouverts qui produit 70 fois plus de particules que les foyers fermés.

  • Pollution automobile

                Il faut se féliciter de la limitation de vitesse en vigueur durant ces pics qui permet de limiter la pollution.


Toujours pas de priorité à la réduction de la pollution automobile à Chambéry et à la Motte-Servolex.

                On ne peut que déplorer les projets qui ne prévoient pas, comme mesure minimum, de réduction du trafic routier comme celui de la découverte de la Leysse à Chambéry et son pont routier Cassine-Gambetta ou encore, le projet de l'élargissement de l'autoroute A43 à la Motte Servolex qui va augmenter les nuisances sonores et la pollution.

 

 

 

 

Élargissement l'A43 : déni de démocratie et préparation du contournement.

Les citoyens, le commissaire enquêteur et notre association avaient exigé une limitation à 110 km/heure

sur ce tronçon. Cette objection a simplement été balayée par Area qui a répondu « que le débat avait été tranché par la décision ministérielle du 5 septembre 2011 ».

Il ne pouvait pas en être autrement quand on sait à quoi a été réduit le débat : le Conseil Municipal, par deux fois, a donné à l'unanimité un avis favorable sans aucune objection. Il n'a organisé aucune réunion publique d'information et aucun débat et n'a procédé à aucun affichage sur les panneaux municipaux.

Quant au DL73, le correspondant local s'est fait uniquement l'écho du Conseil Municipal et a passé sous silence les nombreuses objections des citoyens.

L'alternative d'une interdiction de doubler aux poids lourds, d'une limitation de vitesse à 110 km/heure et le maintien de l'accès des secours existant au tunnel de l'Epine auraient permis de, non seulement réduire la pollution et les nuisances sonores mais également, de renforcer la sécurité.


On peut craindre le pire

Avec cet élargissement,  les supers poids lourds de 44 tonnes nouvellement autorisés viendront se rabattre sur la voie limitée à 130 km/heure, dans le virage, sans visibilité, au bout de la montée de l’Épine juste avant le tunnel !!!

 

Préparation au contournement, une certitude pour nous...

Ce projet est fait pour cela : l'élargissement étant exactement à l'emplacement de l'échangeur.

 

Visite du Préfet à la plate-forme de ferroutage d'Aiton : pas un mot sur la future plate-forme prévue dans la banlieue lyonnaise.

Le DL a relaté la visite du Préfet à Aiton, au sud de Chambéry, où la plate-forme de ferroutage épargne à la vallée de la Maurienne plus de 20 000 camions chaque année.

Nous avons été surpris que le lancement de la plate-forme dans la banlieue lyonnaise ne soit pas évoqué.

Pour rappel celle-ci a été annoncée début 2007 par le ministre PERBEN et son lancement, avant l'été, a été promis le 3 décembre dernier par le Président de la République. Elle permettra d'enlever 100 000 poids lourds de la VRU chaque année.

Nous sommes surpris du silence général sur ce projet : qui ne souhaiterait pas la réduction du trafic poids lourds sur la VRU? Cette promesse est-elle déjà oubliée ?

 

Renvoi en Savoie des poids lourds les plus polluants.

Nous récusons les paroles du Préfet rapportées dans le DL du 28 février qui affirme que la transformation de la galerie de sécurité, au Fréjus, en une voie de circulation pour en améliorer la sécurité, sera "sans flux poids lourds supplémentaires»

Il suffit de lire le Dauphiné de Haute-Savoie pour savoir que, dès aujourd'hui, les poids lourds les plus polluants sont renvoyés sur Chambéry ( interdiction des EURO 1 et 2 au Mont-Blanc).

Il faut également savoir que le Dauphiné de Haute-Savoie s'est fait l'écho, à de nombreuses reprises, de la demande du Maire de Chamonix d'interdiction des EURO3 ( 187 000 PL en 2011 ) également au Mont-Blanc ( pour l'instant, ils sont « juste surtaxé »).

Nous avons indiqué au Maire de Chambéry, Madame Laclais, ce 21 janvier (pas de réaction à ce jour) et au Président du Conseil Général, Monsieur Gaymard, le 1 mars, notre exigence d'avoir les mêmes interdictions au tunnel du Fréjus qu'au tunnel du Mont-Blanc. Est-ce trop demander ?

Nous sommes sidérés de l'omerta qui règne sur ce dossier en Savoie !

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450 millions d'euros pour aider les villes à s'équiper de tramways et de Bus à Haut Niveau de Service. Quid de la Savoie ?

13 Janvier 2013, 19:27pm

Publié par Acac73

 

La Savoie encore à l'ère Pompidou

En 1971, à l'époque où le développement durable n'était pas d'actualité, le président Georges Pompidou déclarait qu'il fallait adapter la ville à l'automobile :

 

  • C'est encore le cas à Chambéry où le projet de reconquête de la Leysse ne prévoit aucune réduction de la circulation automobile mais juste un renvoi de celle-ci sur d'autres quartiers.

 

  • C'est encore le cas à Aix-les-Bains qui ne dessert Technolac (3500 salariés et 5000 étudiants) qu'à raison d'un bus toutes les 40 minutes.

 

  • C'est encore le cas à Montmélian où la zone d'active Alpespace (2000 salariés) est desservie uniquement par quatre navettes A/R vers la gare par jour.

 

  • C'est encore le cas pour Technolac et les berges du lac du Bourget pour lesquelles le Conseil Général de Savoie n'a réalisé aucun aménagement pour favoriser la vitesse et donc l'attractivité des transports en commun.

 

A quand la priorité aux transports en commun attractifs et performants ?

 

Ce 11 janvier, le gouvernement vient d'annoncer le lancement du troisième appel à projet pour les transports en commun en site propre.

Une enveloppe de 450 millions d'euros aidera les villes à s'équiper de tramways, de bus à haut niveau de service ou encore de téléphérique.

Le précédent appel à projet avait subventionné 78 projets dont 45 pour un BHNS (456 km au total). Des agglomérations comparables à Chambéry, comme Besançon, en avait même profité pour se doter d'une ligne de tramway

La population de notre bassin de vie ( Montmélian / Chambéry /Aix-les-Bains) est même supérieure à celle du Grand Besançon (186000 contre 177000 habitants) .



Les élus vont-ils encore perdre ces subventions et ne pas se doter de la ligne de Bus à Haut Niveau de Services sur l'axe nord-sud qu'on nous promet depuis 10 ans ?

 

Pour un territoire plus attractif et plus agréable pour tous...

 

Nous appelons Chambéry Métropole, la Communauté d'Agglomération du Lac du Bourget, la Communauté de Commune du Pays de Montmélian et le Conseil Général de Savoie à prendre rapidement leurs responsabilités pour concrétiser rapidement cette ligne de BHNS et profiter de ce troisième appel à projet du gouvernement.

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Ils prennent toujours les Savoyards pour des crétins... et ça marche !!!

2 Janvier 2013, 21:14pm

Publié par Acac73

 

Il y a un an, les nombreux débats et enquêtes publics annoncés pour 2012 nous laissaient espérer un abandon des projets autoroutiers (doublement du Fréjus, élargissements de l'A43) et une avancée des projets plus respectueux de l'environnement ( Lyon-Turin - plate forme de ferroutage à Lyon - limitation du trafic poids-lourds identique pour toutes les vallées).

Aujourd'hui, force est de constater que l'inverse s'est produit... La désinformation règne, les débats contradictoires sont évités par beaucoup et les positions ultra-libérales de la Cour des Comptes sont érigées en parole d'évangile.

 

Ne doutons pas que la prochaine étape sera la relance du projet de contournement autoroutier de Chambéry : avec une volonté politique qui concentre le trafic poids lourds sur la Savoie et repousse au surlendemain les alternatives ferroviaires crédibles, celui-ci va redevenir inéluctable !

 

 

Le renvoi sur Chambéry et la Maurienne des poids-lourds que la Haute-Savoie ne veut plus,

c'est maintenant

 

Si cet automne, en Haute-Savoie, la presse et les élus se sont faits l’écho de la mise en œuvre du Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de l'Arve, l'omerta a régné en Savoie. L’enquête publique a d'ailleurs été limitée à la Haute-Savoie alors que l'une des mesures phares du PPA est de renvoyer les poids-lourds en Savoie.

 

Les faits: Depuis le 1er novembre, les poids-lourds les plus polluants à la norme euro 1 & 2 sont interdits au Mont-Blanc.

Même s'ils ne représentent qu'une trentaine de véhicules par jour, il est à noter qu'ils polluent jusqu'à 30 fois plus que les poids-lourds de dernière génération.

  • En Savoie, ils sont toujours accueillis à bras ouverts

 

Depuis ce 1er janvier, les poids lourds à la norme euro 3 subissent une surtaxe écologique de 27€ par A/R mais uniquementau Mont-Blanc.

  • Renvoi de camions (jusqu'à 500 de plus par jour) sur Chambéry et la Maurienne. . 

 

Que font Bernadette Laclais et Michel Bouvard ? Peut-être nous l'indiqueront-ils dans quelques jours lors des vœux du Conseil d'Administration du tunnel du Fréjus !

 

Unanimité et aucun état d’âme à Chamonix:

 Le 17 novembre dernier, lors de la manifestation annuelle de l'Association pour le Respect du Site du Mont -Blanc qui rassemblait de nombreux élus de la Haute-Savoie ainsi que les opposants au Lyon-Turin ferroviaire, personne n'a demandé que les mêmes mesures soient mises en place pour le tunnel du Fréjus.

 

Hypocrisie des opposants au Lyon-Turin :

 Pourquoi ne demandent-ils pas les mêmes restrictions de circulation des poids lourds en Savoie s'ils sont aussi certains que la ligne historique serait à même d'accepter immédiatement plusieurs centaines de milliers de camions ?

 

 

Mouvement pour la Région Savoie :

omerta sur la transformation de Chambéry et de la Maurienne en couloir à camions

Quinze jours après la manifestation au tunnel du Mont-Blanc, nous avons pu voir M. COMMUNAUD, président du Mouvement pour la Région Savoie, au tunnel du Fréjus non pas pour demander la limitation du trafic poids lourds en Savoie, ni pour s'opposer au doublement du tunnel routier mais, pour démarrer, avec la police, l'organisation du cirque médiatique du sommet franco-italien du 3 décembre.

 

 

Sommet franco-italien du 3 décembre : un grand cirque médiatique pour occulter

la signature du doublement du tunnel routier du Fréjus,

le renvoi des poids-lourds en Savoie

et la libéralisation des poids lourds de 44 tonnes.

 Le gouvernement et les opposants au Lyon-Turin ont pu ainsi focaliser l'attention de tous les médias sur la manifestation et permettre au ministre d'éviter de parler des sujets qui fâchent... La réussite a été totale :

 

  • Plus de 300 articles sur le Lyon-Turin pour nous dire qu'il était, même retardé, prioritaire pour certains

    ou pourvu de toutes les tares possibles et inimaginables pour d'autres.

  • Quelques articles, très succincts, sur la signature du doublement du tunnel routier du Fréjus.

  • Aucun article sur le renvoi des poids-lourds les plus polluants sur Chambéry et la Maurienne.

 

M Frédéric CUVILLIER, ministre des Transports a signé, en toute discrétion, dès le lendemain en rentrant à Paris, le décret autorisant les poids lourds de 44 tonnes.

Voir le communiqué de France Nature Environnement.

http://www.fne.asso.fr/fr/44-tonnes-l-environnement-et-les-citoyens-vont-payer.html?cmp_id=33&news_id=12986&vID=897

 

Le ministre a pu ainsi éviter d'expliquer pourquoi un deuxième tube est absolument nécessaire au Fréjus et, par contre, pas du tout à l'ordre du jour au Mont-Blanc !

http://m.lesechos.fr/automobile/doublement-du-tunnel-du-mont-blanc-la-france-dit-non-0202269763460.htm

 

En 2015,

renvoi de tout le trafic poids-lourds international du Mont-Blanc à Chambéry et en Maurienne

On connaît les conséquences de ce deuxième tube au Fréjus. A sa mise en service en 2015, on nous expliquera que le tunnel du Mont-Blanc avec son mono-tube de 8 mètres et sa galerie de sécurité de 2 mètres, n'est pas adapté à la circulation des poids-lourds et qu'en Savoie, on ne pourra pas s'opposer à l'interdiction du trafic international sous peine de poursuite lors d'un nouveau drame dans le tunnel.

 

 

Une république exemplaire :

une promesse de campagne déjà oubliée.

 Il est à noter que le ministre des Transports a simplement envoyé un courrier à M Christian ROCHETTE, un des seuls élus de Maurienne qui n'était pas opposé au diamètre pharaonique de la galerie en 2007, pour l'informer du projet de doublement.

Il n'y a eu aucune information pour nos associations qui avaient porté l'affaire devant le Tribunal Administratif de Grenoble et qui avaient été déboutées en mai dernier au motif suivant :

 

« Considérant, en second lieu, qu'en se bornant à soutenir que la galerie de sécurité du tunnel a été conçue en vue de créer les conditions pratiques du doublement du trafic routier du tunnel, alors que les pièces du dossier de l’enquête publique n'envisagent nullement une telle hypothèse, les requérants n'établissent pas l'existence d'un détournement de pouvoir »

 

Il est vrai que l'accord signé le 3 décembre n'autorise pas un doublement du trafic mais juste une augmentation de 50%... en attendant mieux ?

 

Limitation du trafic : une promesse de plus !

Qui, sur ce dossier, peut encore croire sérieusement à la promesse d'un trafic limité à 4200 poids lourds par jour et 1 050 000 par an ?

La vérification de cette limitation n'est d'ailleurs pas confiée au Préfet de Savoie mais à la Commission Inter-Gouvernementale du Tunnel du Fréjus, organisme obscur, sans adresse, dont personne en Savoie ne connaît les membres et dont aucune délibération n'est publiée.

 

Trafic au Fréjus : contrôle impossible - secret d’État !

 Pas plus tard que le 30 décembre dernier, un nouveau décret du gouvernement, écrit spécialement pour la SFTRF, spécifie à l'article 20 :

 

« En particulier, la société concessionnaire fournit au concédant, gratuitement, sans condition et sans délai, les données détaillées de trafic, mensuelles, trimestrielles ou annuelles qu'elle détient et tout autre donnée de trafic nécessaire à l'élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de la politique routière. L’État prend toutes les mesures de nature à conserver la confidentialité de ces informations. »

 

 

Le pire est peut-être à venir

Trois jours après le sommet franco-italien, le journal «Les Échos» révélait que le ministre était en train de négocier avec les sociétés d'autoroutes plusieurs milliards d'euros de travaux. De quoi faire un bon nombre d'élargissements, de contournements ou de nouveaux tronçons...et tout cela en échange d'un allongement de la durée des concessions.

En plus de la négation des engagements du Grenelle de l’Environnement, cela serait une véritable escroquerie pour les générations futures.

 

 

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En Languedoc Roussillon," les écologistes veulent un train à 220 km/heure". En Rhône-Alpes, ils préfèrent garder le réseau ferré du 19°siècle.

2 Décembre 2012, 21:55pm

Publié par Acac73

 

Europe Écologie Les Verts Languedoc-Roussillon estime que le développement du transport et du fret ferroviaires doit être une priorité. Le chemin de fer reste l’alternative de choix par rapport au transport routier, tant pour les voyageurs que pour les marchandises.

 

C'est la motion qui a été votée par les élus d'Europe Écologie Les Verts du Languedoc-Roussillon le 8 octobre dernier. Ils précisent également que : « L’achèvement des 150 derniers kilomètres manquants de la nouvelle ligne ferroviaire ayant vocation à doubler l’historique apportera les conditions nécessaires pour susciter un fort report modal depuis l’autoroute A9 surchargée de poids lourds en provenance ou à destination de la péninsule ibérique. »

 

Si dans le Languedoc Roussillon, on pense que la meilleure solution pour les marchandises est une nouvelle ligne ferroviaire mixte fret et voyageurs à 220 km/heure, à l'inverse en Rhône-Alpes, certains veulent nous faire croire que le merroutage serait la meilleure solution pour le trafic de l'Espagne vers le nord de l’Italie ainsi que l''utilisation d'une ligne ferroviaire de montagne conçue, il y a 150 ans, pour les locomotives à vapeur.

 

http://languedocroussillon.eelv.fr/2012/10/16/ligne-nouvelle-montpellier-perpignan-faisons-encore-un-effort-pour-reussir/

http://languedocroussillon.eelv.fr/2012/08/13/lgv-les-ecologistes-veulent-un-train-220-kmh/

 

http://elus-rhonealpes.eelv.fr/2012/11/30/lyon-turin-un-tunnel-pour-rien/

 

 

C'est d'ailleurs également la position de la Cours des Comptes qui prend exemple sur la Slovénie et la Hongrie dans son réquisitoire contre le Lyon-Turin. Pour notre part, nous prenons plutôt exemple sur la Suisse et l'Allemagne.

 

Abus de crédibilité

On est habitué à ce que les arguments fallacieux des opposants au Lyon-Turin soient repris par certains sans débat contradictoire. C'est encore le cas avec la FDSEA et la Confédération Paysanne qui, dans leurs communiqués contre le LT du 26 et du 28 novembre, reprennent les mêmes affirmations erronées, comme par exemple :

 

« Nous exigeons pour des raisons environnementales que les camions ne circulent plus à vide aux passages transfrontaliers du Fréjus et du Mont-Blanc et que les camions circulant par Vintimille transitent sur les autoroutes maritimes soutenues par l'Europe. »

Vouloir faire croire que des transporteurs routiers roulent à vide pour le plaisir est désolant.

La copie de cette affirmation est d'autant plus surprenante que chaque année, des dizaines de milliers de poids lourds, affrétés par des agriculteurs français pour transporter en ITALIE plus d'un million de broutards, reviennent à vide en France.

 

« Nous pensons qu'il est indispensable de moderniser les infrastructures existantes. »

 

Pourquoi mettre plus d'un milliard d'euros pour doubler la ligne Chambéry-Saint André le Gaz, qui en raison de sa sinuosité, est limitée de 50 à 90 km/heure.

Cela serait un vrai gaspillage d'argent public et un vrai bonheur pour la fréquentation de l'autoroute A43 qui elle, est limitée à 130 k/ heure.

 

 

Pendant ce temps, les projets autoroutiers continuent à avancer tranquillement.

 

A la Motte-Servolex, contrairement au projet Lyon-Turin, silence assourdissant du Maire Luc Berthoud et du Député Dominique Dord sur l'élargissement de l'autoroute A43 (disparation d'un hectare de terre agricole par km et par côté) et sur le doublement du tunnel routier du Fréjus (concentration du trafic poids lourds en Savoie)

 

Leur position est d'ailleurs très cohérente, si la nouvelle ligne mixte Lyon Turin est abandonnée, il faudra bien faire passer le trafic poids lourds quelque part. Tout le monde sait que la ligne historique qui longe le lac du Bourget, traverse Aix les Bains, Chambéry et grimpe à 1350 mètres d'altitude à Modane, sera de moins en moins concurrentielle, aidée en cela par l'autorisation récente des poids lourds de 44 tonnes et la généralisation du cabotage international.

 

 

Pendant ce temps, les camions les plus polluants sont envoyés sur Chambéry.

 

A Chambéry, silence assourdissant également des élus Verts, Noël Communod et Gérard Blanc sur l'absence de mesure d'interdiction des poids lourds les plus polluants au tunnel du Fréjus.

 

Est-ce cela la région Savoie qu'ils appellent de leurs vœux avec Chambéry et la Maurienne transformées en couloir à camions ?

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Réponse à la lettre ouverte du Collectif NO TAV Savoie

14 Novembre 2012, 22:29pm

Publié par Acac73

Bonjour,

Depuis la création de notre association en 2004, nous avons toujours mis en œuvre un dialogue constructif avec tous. Nous accusons donc bonne réception de votre lettre ouverte du 08 novembre dernier.

Vous dites nous écrire pour tenter de défaire l'image erronée que nous portons sur votre mouvement mais déjà, par rapport à votre premier point,  comment se fait-il que le diaporama de 138 pages présenté lors de vos réunions ne contient aucun mot sur :

  • l'interdiction des poids lourds les plus polluants en Savoie comme en Haute-Savoie

  • le scandale du doublement déguisé du tunnel du Fréjus

  • les élargissements en cours de l'autoroute A43

  • le projet de contournement autoroutier de Chambéry

  • la redevance poids lourds et l’euro-vignette

  • l'exemple de la Suisse qui réalise trois grands tunnels pour diminuer le trafic poids lourds de moitié.

  • la réalisation toujours retardée de la plate-forme de ferroutage à Grenay dans la banlieue de Lyon qui permettrait de diminuer le trafic poids lourds sur l'A43 et la VRU de Chambéry de quelques dizaines de milliers de véhicules?

Vos réunions « d'information » doivent satisfaire les actionnaires des sociétés d'autoroutes ainsi que les lobbies du tout routier et nous estimons donc que les thématiques défendues par notre association sont aux antipodes des vôtres.

 

Nous trouvons plus grave encore le fait que cette présentation contienne de nombreuses contre-vérités et contradictions : en voici quelques unes :

  • Vous dites que l'exploitation de la ligne de ferroutage Aiton-Turin est déficitaire malgré les 192 € de subvention par camion transporté, soit 5 millions d'euros pour les 26 000 poids lourds transportés par an.

    Vous vous gardez bien d'expliquer que, en raison de la pente de la voie historique, chaque train ne peut transporter que 14 camions au maximum et que l'objectif du Lyon-Turin est justement de pouvoir rendre concurrentielle la ligne ferroviaire par rapport à l'autoroute.

    Par contre, vous affirmez que cette même ligne historique serait capable de transporter 30 fois plus de poids lourds, soit 120 trains par jour dans Chambéry, Aix les Bains et le long du lac du Bourget sans vous inquiéter du déficit abyssal qui serait engendré par une telle option.

 

  • Vous indiquez que « la voie maritime est plus adaptée entre l'Espagne et l'Italie, moins polluante que le rail à la tonne transportée, moins coûteuse. »

    Nous sommes surpris de votre affirmation car, question pollution, l'ADEME indique un rapport de 5 à 10 en faveurs du rail.

    Si entre Rome et l’Espagne, la voie maritime est effectivement plus adaptée que le rail, entre l’Italie du Nord et l’Espagne, pour nous, il n'y a aucun doute quant à la pertinence du rail.

    En ce qui concerne le coût, vous oubliez de dire que les lignes de merroutage bénéficient également de subventions, sans lesquelles, beaucoup ne seraient pas rentables pour les exploitants.

 

  • Vous dites également, et avec raison, que «la voie existante présente des risques pour la pollution des lacs.» Vous indiquez «qu'en Autriche et en Suisse des solutions ont été mises en œuvre par le recouvrement des voies qui sécurise et diminue les nuisances notamment sonores.»

    Vous oubliez de préciser que ces aménagements ne seront pas réalisables le long du lac du Bourget où il est impossible de créer une nouvelle ligne parallèle à la ligne historique, comme le montre les photos sur votre présentation.

 

  • Pour augmenter la capacité de la ligne historique, vous proposez de porter de 260 à 300, voire 350 jours par an l'ouverture du service de ferroutage donc, suivant vos chiffres, d'accueillir 2500 poids lourds chaque samedi.

    Faudra-t-il ouvrir également les usines et les entrepôts des magasins le samedi pour les décharger?

 

  • vous demandez aussi que la priorité soit accordée à « l'axe nord sud ( A6/A7) ». Dans le même temps, vous demandez l'abandon de l’enquête publique du Contournement Ferroviaire de l'Agglomération Lyonnaise nord , qui va justement permettre de développer le fret ferroviaire en lui permettant de ne plus traverser la gare de La Part-Dieu.


N'abusez-vous de la crédulité de vos interlocuteurs ?

 

Sur le deuxième point, nous nous étonnons que vous ne vous demandiez pas à qui profiterait un abandon du Lyon-Turin ferroviaire. La réponse est pourtant simple : uniquement aux richissimes sociétés d'autoroutes qui sont détenues, en majorité, par des groupes de BTP.

Ces centaines de millions d'euros de profits supplémentaires seraient une aubaine pour eux et tout cela, sans créer le moindre emploi.

Ne préféreraient-elles pas nettement cette source de revenu facile et prévisible, au lieu de la réalisation d'un tunnel ferroviaire à rentabilité incertaine et soumis à une concurrence forte.

 

A propos du troisième point, le contournement autoroutier de Chambéry est bien un projet dont l'objectif est d'intensifier le flux de marchandises en Savoie. Vous remarquerez bien qu'en Haute-Savoie ou dans les Alpes-Maritimes, il n'y a aucun autre projet autoroutier destiné à intensifier ou faciliter le flux de marchandises vers l'Italie.

Le projet Lyon-Turin ferroviaire est pour nous une formidable opportunité de rendre possible un report modal qui profitera à toutes les vallées alpines et nous sommes par ailleurs sidérés, après lecture du récent référé de la Cour des Compte sur le Lyon-Turin :

  • de voir prendre en exemple la Slovénie et la Hongrie pour leur choix technique de modernisation des lignes existantes. UBIFRANCE, dans son analyse sur la Slovénie en mai dernier, indiquait qu'une de ses «faiblesses» était «son réseau ferroviaire obsolète et peu performant ». Pour nous, l'ambition est plutôt de prendre exemple sur la Suisse, l'Autriche ou l’Allemagne !

    Alors que leurs tunnels ferroviaires sont financés par la fiscalité écologique et ont pour objectif de préserver leur environnement par la réduction de moitié du trafic poids lourds, l'exemple suisse est passé sous silence par tous les opposants au Lyon-Turin... Une omerta qui leur permet de parler uniquement de déficits abyssaux et de catastrophe écologique !

     

  •  

    de lire « Il apparaît que d’autres solutions techniques alternatives ont été écartées sans avoir été complètement explorées de façon approfondie » sans plus de précision...

La Cour des Comptes indique aussi que toutes les études et rapports recommandaient de différer le projet, entre autre le CIAT de 2003.

Effectivement ce rapport préconisait de ne pas lancer le projet Lyon-Turin ferroviaire mais, par contre, inscrivait comme prioritaire les autoroutes A48 Bourgoin/Ambérieu, A45 Lyon/Saint-Étienne, A89 Lyon/Balbigny, A41 Annecy/Genève, A51 Grenoble/Sisteron, ainsi que les contournements autoroutiers de Chambéry, Grenoble et Lyon par l'ouest.


Nous sommes également stupéfaits du silence total de M Didier Migaud,
Président de la Cour des Comptes, sur les propos tenus par différents élus de l’Isère qui affirment pouvoir réaliser l'autoroute A51 sans un euro d'argent public alors qu'il réitérait dans le Dauphiné du 9 novembre ses réserves sur le projet Lyon-Turin.


Par contre et pour terminer, nous tenons à saluer le travail de la commission d’enquête sur le Lyon-Turin qui a fait une étude approfondie pour en réduire les nuisances avec, entre autres, la réduction d'un tiers des surfaces agricoles prises par le projet.


Cordialement

La direction de l'association

 



Lettre ouverte du Collectif NO TAV Savoie
Collectif NO TAV Savoie
Bonjour,

Nous avons croisé un membre de l'ACAC le 19 octobre dernier lors de la convention EELV sur les traversées alpines et nous lisons régulièrement les communiqués de votre association, puisque tout indique que nous militons dans des thématiques très proches.

Nous vous écrivons afin d'apporter quelques précisions et tenter de défaire l'image erronée que vous portez sur les opposants au TGV Lyon – Turin, ainsi que de réajuster votre position politique quant aux liens entre trafic routier et lignes à grande vitesse.

1)Le Collectif NO TAV Savoie s'oppose au TGV et aux camions. Comme nous l'avons toujours dit, l'argument du ferroutage présenté par « Lyon Turin Ferroviaire » est un paravent pseudo-écologique qui leur évite bien de dire que leur intention n'est pas du tout la baisse du trafic routier. M. Raulin, à la fois président de LTF et de la société du Fréjus veut le TGV et les camions. Nous ne voulons ni l'un, ni les autres. Nous nous sommes toujours positionnés pour le report modal des camions sur les trains, mais pas dans n'importe quel cadre et pour n'importe quel but.

2)Le projet de contournement routier de Chambéry s'inscrit bien dans la même logique que le Lyon – Turin, celle des infrastructures pharaoniques, construites au service de l'économie et au mépris des populations. Elles sont toutes deux des catastrophes pour l'environnement, et de bonnes affaires pour les gros groupes de BTP.

3)Il nous semble donc que vous faîtes fausse route en opposant le contournement routier de Chambéry et le projet de TGV entre Lyon – Turin. Nous n'avons pas affaire à des vases communicants, puisque les deux visent à intensifier les flux de marchandises. Il s'agit donc d'un problème plus large, contre lequel nous ferions mieux de lutter ensemble plutôt que les uns contre les autres.

Nous espérons que vous tiendrez compte de ces quelques éclairages lors de vos prochaines communications et nous restons à votre disposition pour tout dialogue constructif. Et pourquoi pas se rencontrer pour en parler de vive voix et avancer ensemble sur la question ?

Cordialement,

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Élargissement de l'autoroute A43 : un oui sous condition du commissaire-enquêteur.

4 Novembre 2012, 18:58pm

Publié par Acac73

 

Notre demande répétée d'une réduction à 110 km/heure a été entendue.

Si le commissaire enquêteur a donné un avis positif à ce projet, nous saluons néanmoins ses six recommandations et surtout la réserve imposée à sa réalisation : réduction de la vitesse à 110 km/heure entre le tunnel de l'Épine et l'échangeur de la Motte-Servolex dans les deux sens de circulation.

Il précise que la «réserve s'imposant au projet à moins que les services de l’État, en l’occurrence, le ministère de l'Écologie, du Développement Durable, de l’Énergie et la Direction des Routes, ne s'opposent à cette mesure par un avis circonstancié et formel.»

Nous espérons que, si la Ministre de l'écologie s'oppose à la réserve du commissaire enquêteur, le Maire de la Motte-Servolex qui n'a fait aucune objection à ce projet et émis juste un vœu pieux pour une réduction de la vitesse, conteste au moins cette décision immédiatement devant le Tribunal Administratif.

Cette réduction de vitesse permettra de réduire la pollution et les nuisances sonores tout en augmentant la sécurité.

Reste que pour nous, une simple limitation de vitesse ainsi qu'une interdiction de doubler pour les poids lourds auraient suffi à la sécurité : les 17 millions d'euros auraient pu être attribués à des projets plus respectueux de l'environnement et la disparation de 4 hectares de terres agricoles (1 hectare pour 1 km d'élargissement) aurait pu être évitée.

 

Notre objection en raison de la dangerosité du projet est avérée.

Nous saluons également la réduction de 400 mètres sur la longueur de l'élargissement. Comme nous l'avions indiqué dans notre avis, la fin de l'élargissement en plein virage rendait ce projet dangereux.

 

Suppression bienvenue de l'accès de secours de Montaugier pour justifier le projet.

Dans son rapport, le commissaire enquêteur indique que l'aménagement d'un nouvel accès, en amont, au PK85 supprimera et remplacera l'accès de Montaugier : cette information, pourtant primordiale, ne figurait pas dans le dossier d’enquête ! Aucune information sur la raison de cette suppression n'est indiquée dans le rapport. L'accès existant qui se situe juste à l'entrée du tunnel est idéalement placé. Le projet de l'accès en amont demande, lui, la création d'une bande d'arrêt d'urgence...

Ce projet d'élargissement, au moins pour sa partie haute, serait-il encore justifié

sans cette suppression providentielle ?

Pour des raisons de sécurité, il faut interdire la suppression de l'accès de Montaugier.

 

Que se passera-t-il en cas d'accident dans le tunnel et d'un sur-accident en amont (camion en portefeuille, carambolage)? Comment les secours vont-ils pouvoir accéder au tunnel ?

Pas de vision d'une politique générale des transports : seulement l'intérêt financier des sociétés d'autoroutes.

Le commissaire enquêteur trouve que la critique faite à AREA, dans notre avis, de ne pas avoir tenu compte de la ligne Lyon-Turin dans ses projections d'augmentations de trafic est « un peu biaisée ».

Nous trouvons cette remarque surprenante. Nous attendons justement de l’État d'avoir une politique cohérente sur les différents projets d’infrastructures ferroviaires et autoroutières. A quoi sert de réaliser une enquête publique si celle-ci n'inclut pas une vision globale des déplacements ?

Nous trouvons d'ailleurs inacceptable les dénigrements du projet Lyon-Turin Ferroviaire, de la part d'AREA, dans le dossier, même si nous comprenons bien que ce projet concurrent réduira leur faramineuse rentabilité !

17M€ financés par les usagers et non par AREA.

AREA ne supporte en rien la charge financière de l'élargissement. La précédente Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a accordé des augmentations supplémentaires des péages par rapport à la réglementation pour financer l'élargissement.

Si ces 17 M€ avaient été affectés à la diminution du trafic poids lourds par la réalisation de la plate-forme de ferroutage à Grenay, à la sécurisation de la VRU et à l'agrandissement du parking d'échange pour le covoiturage, nulle doute que les usagers de la A43 s'y retrouveraient encore plus...

Ce n'était pas, à priori, la priorité de la Ministre !

La première pierre du contournement autoroutier de Chambéry ?

Nous regrettons que le commissaire enquêteur n'est pas accepté notre requête qui était de montrer la superposition de l'échangeur prévu dans la variante ouest du CAC avec ce projet d'élargissement : l’objectif véritable de ce projet aurait sauté aux yeux de tous !

Toutefois, nous le remercions d'avoir admis dans son rapport que « de nombreux éléments sont troublants » et laissent à penser que le projet d'élargissement ne représente « qu'un maillon d'une chaîne beaucoup plus importante » «  Fréjus, élargissement de l'A43 à la Tour du Pin, tergiversation sur le Lyon-Turin, volonté de réduire le trafic poids lourds au mont-Blanc et à Vintimilles » et d'avoir interrogé AREA sur ces suspicions .

Nous sommes sidérés par les réponses d'AREA : des prévisions de trafic à géométrie variable !

  • A la question du commissaire-enquêteur « le projet fait-il partie d'un programme plus général d'élargissement de l'autoroute ? »

AREA répond : « il ne se justifie pas au regard des prévisions de trafic »

  • A une question sur le Lyon-Turin , AREA indique :

    « la réalisation de cette ligne prendra au moins 10 ans ( Lyon-Turin ferroviaire ) et il sera trop tard pour augmenter la capacité de l'autoroute dont le trafic actuel nous pose déjà d'énormes problèmes pour allonger la voie VSL et réaliser la BAU. »

oubli de la plate-forme de ferroutage de Grenay !

  • AREA indique aussi :

«Qu'actuellement, environ 5000 camions passent tous les jours devant la Motte-Servolex et que ce n'est pas demain que l'on disposera d’infrastructure capable de mettre des milliers de camions sur le rail »

Nous faisons remarquer à AREA que, si effectivement, seul le Lyon-Turin ferroviaire sera à même de pouvoir mettre plusieurs milliers de camions sur le rail dans une douzaine d'années, le projet de la plate-forme de ferroutage à Grenay permettra d'y mettre déjà quelques centaines de camions ! Et cela plus rapidement que les élargissements d'autoroutes si la volonté politique se manifeste.

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Commission Inter Gouvernementale du 11 octobre : les poids lourds les plus polluants et les plus dangereux réservés à la Savoie !

2 Novembre 2012, 16:59pm

Publié par Acac73

Comme annoncé dans notre communiqué du 9 octobre, la Commission Inter Gouvernementale franco-italienne des tunnels routiers du Fréjus et du Mont-Blanc s'est bien réunie à Rome le 11 octobre dernier.

Doublement du Fréjus : l'omerta est toujours de mise.

A ce jour, rien n'a filtré sur la transformation de la galerie de sécurité en un deuxième tube de circulation.

Il n'y a toujours aucune communication de l’État sur ce point.

Depuis que les élections sont terminées, à part Antoine Fatiga et Henri Dupassieux dans l'Essor Savoyard du 18 octobre, personne ne s’inquiète publiquement des conséquences de ce doublement pour la Maurienne et Chambéry.

 

Dauphiné Libéré de Chambéry : information inexistante !

Nous demandons au DL de Chambéry d'informer sérieusement ses lecteurs de ces projets qui pèsent sur la Savoie, à l'instar de leurs confrères de Haute-Savoie.

Pour rappel, lorsque le président italien du tunnel du Mont-Blanc avait annoncé le souhait de doubler celui-ci , le DL de Haute-Savoie n'avait pas hésité à en faire immédiatement sa une le 22 août ( Mont-Blanc : un nouveau percement évoqué : le spectre du second tunnel ) et un dossier sur la totalité de sa 3° page en donnant la position de tous les protagonistes y compris celle des associations.

Nous saluons par contre les différents reportages et dossiers réalisés par l'Essor Savoyard, Huit-Mont-Blanc, Radio France Bleu, l'ECO des Pays de Savoie et la Voix des Allobroges sur ce sujet.

Gouvernance inacceptable de la SFTRF et de la CIG.

Nous remercions M. Besson d'avoir réagi par un courrier à notre communiqué du 9 octobre pour nous informer qu'il se « joindrait à tout contentieux si un nouveau dispositif aboutissait à une augmentation des capacités de cet ouvrage qui doit impérativement en rester à deux fois une voie » . Il nous a également indiqué qu'à sa connaissance, « la commission ne peut que donner un avis et faire des suggestions ».

Notre confiance, très limitée, dans le fonctionnement de l’État où le lobby autoroutier est très puissant se confirme. Nous venons d'apprendre grâce au site de la Mairie de Chamonix que cette commission avait acté l'interdiction des poids lourds EURO 2 à partir du 1er novembre pour le seul tunnel du Mont-Blanc.

http://www.chamonix-mont-blanc.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=982:trafic-interdit-aux-camions-type-euro-2-dans-le-tunnel-du-mont-blanc&catid=28:news

Nous constatons depuis de nombreuses années que :

  • le président de la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus, société majoritairement détenue par l’État, refuse de communiquer sur le sujet.

  • les membres du Conseil d'Administration (dont Bernadette Laclais et Michel Bouvard ) ne sont, à priori, au courant de rien.

  • la CIG et le CA ne publient aucun compte-rendu public.

  • les associations ne sont pas consultées.

 

Les poids lourds les plus polluants et les plus dangereux réservés à la Savoie.

Si nous saluons cette interdiction des poids lourds EURO 2, qui existe par ailleurs depuis de nombreuses années dans la vallée du Tyrol en Autriche et qui permettra d'améliorer la qualité de l'air dans la vallée de l'Arve,

nous sommes, par contre, stupéfaits que personne ne s’inquiète du nouvel itinéraire par lequel vont désormais passer ces poids lourds polluants et dangereux :

  • pas en Suisse où les poids lourds les plus polluants sont très fortement taxés.

  • plus en Haute-Savoie où depuis ce 1er novembre les poids lourds aux normes EURO 0, 1 et 2 sont interdits au Mont-Blanc.

Il reste donc la Savoie avec le tunnel du Fréjus qui accepte les poids lourds à la norme EURO 1.

Rappelons que cette norme autorise les poids lourds 30 fois plus polluants que la norme en vigueur pour les micro-particules.

Les savoyards sont-ils immunisés contre la pollution

Pour rappel, le responsable du Comité Territorial de l'Air de l' Ain et des Pays de Savoie a précisé récemment que plus de 100 000 habitants savoyards sont exposés à des dépassements des valeurs réglementaires des seuils tolérables d’oxyde d’azote et de “micro-particules” (PM10) chaque année.

Pas de priorité au ferroutage ?

Nous ne comprenons pas pourquoi cette même interdiction n'est pas appliquée pour le tunnel du Fréjus, d'autant plus que la ligne de ferroutage entre Aiton et Turin est en mesure de les accueillir, en attendant la plate-forme de ferroutage à Grenay dans la banlieue de Lyon.

Nous demandons à ce qu'une vraie politique cohérente soit mise en place et donc que :

  • la galerie de sécurité du Fréjus ne soit pas ouverte à la circulation conformément au dossier d’enquête publique

  • les poids lourds de 44 tonnes soient immédiatement interdits dans les tunnels routiers du Mont-Blanc et du Fréjus : ils sont autorisés depuis ce début d'année. On peut se souvenir également que la surcharge des poids lourds associée à la descente du Fréjus vers Chambéry peut contribuer à des accidents tragiques comme sur la VRU en avril dernier.

  • les poids lourds les plus polluants ( norme EURO 1 et 2 ) soient interdits au Fréjus comme au Mont Blanc

  • le gouvernement français et italien, les élus savoyards et haut-savoyards s'engagent à ce que le trafic routier soit reparti de manière égale entre la Savoie et la Haute-Savoie

  • la gouvernance de la CIG et de la SFTRF soit revue pour plus de transparence et de démocratie participative

  • la réalisation de la plate-forme de ferroutage à Grenay dans la banlieue de Lyon se fasse rapidement Celle-ci a été annoncée en 2007 et sa réalisation est constamment repoussée.

  • le lancement du Lyon-Turin le 7 décembre lors du sommet Franco-italien à Lyon soit effectif.

    Seul projet à même de pouvoir reporter sur le rail une part significative du transport de marchandises et des voyageurs, à l'image de la politique Suisse. Nous avons encore pu constater récemment, lors de la convention EELV sur les traversées alpines, que les opposants aux LT ne présentent aucune alternative claire, documentée et partagée. Encore plus grave, pour eux, l'important n'est pas de répartir équitablement le trafic poids lourds entre les deux Savoie, mais de polémiquer sur la quantité de poids lourds ( 3500 ou 1660 par jours ) qui serait reportée sur Chambéry en cas d'interdiction totale au Mont-Blanc.

  • les élargissements de l'autoroute A43 soient stoppés.

    La réduction de vitesse et l'interdiction de doublement de poids lourds dans les zones nécessaires doivent être privilégiées. A la Motte-Servolex, ce sont 4 hectares de terre agricole qui vont disparaître pour l'élargissement des 4 premiers km.

  • L'introduction sans délai de la redevance poids lourds soit réalisée. Celle-ci est, depuis de nombreuses années, en vigueur dans plusieurs pays comme la Suisse et l'Allemagne. Son introduction, sans cesse reculée depuis 2010, est maintenant prévue pour la mi-2013.

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600 000 poids lourds de plus à Chambéry et en Maurienne : décision le 11 octobre

9 Octobre 2012, 19:49pm

Publié par Acac73

Comme nous l'avions indiqué dans notre communiqué du 3 juin dernier, la Société Italienne du Tunnel Alpin du Fréjus et la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus ont engagé, discrètement depuis plusieurs mois, des études pour transformer la galerie de sécurité du Fréjus en un deuxième tube de circulation.

http://www.acac73.org/article-tunnel-routier-du-frejus-on-a-vraiment-pris-les-savoyards-pour-des-cretins-106306522.html


D'après nos informations, une réunion de la Commission Inter-Gouvernementale se tiendra le 11 octobre à Rome. Elle réunira des représentants du gouvernement italien et du gouvernement français et c'est au cours de celle-ci que devrait se prendre la décision de doubler le tunnel routier du Fréjus.

Nous ne connaissons pas l'ordre du jour exact de cette C.I.G, la S.F.T.R.F nous renvoyant sur le standard général du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l’Énergie pour l'obtenir !!!
C'est d'ailleurs un fait habituel, sur le doublement du tunnel, la S.F.T.R.F  ne répond pas aux sollicitations, qu'il s'agisse d' associations ou de la presse, à la différence de l'ATMB ( Autoroute et Tunnel du Mont Blanc  ) .


Des conséquences dramatiques pour Chambéry et la Maurienne :

Dans un premier temps, cela permettra de supprimer la réglementation en cours dans le tunnel du Fréjus (matière dangereuse,  limitation de trafic) et donc ainsi de renforcer l'attractivité du transport routier de marchandises.

Dans un deuxième temps, au nom du sacro-saint motif de sécurité, cela obligera à faire un choix entre la peste et le choléra :

  • doubler le tunnel routier du Mont-Blanc pour l’amener au même niveau de «sécurité» que celui du Fréjus ;
  • laisser le tunnel routier mono-tube du Mont-Blanc tel qu'il est, avec sa galerie de sécurité de deux mètres, et y interdire les 600 000 poids lourds qui le traversent pour les renvoyer vers Chambéry et la Maurienne !

Nous ne doutons pas de l'issue de ce choix.
Lorsque début août, le président de la Société Italienne du Tunnel du Mont-Blanc a demandé le doublement du tunnel, le tollé unanime et immédiat des association (ARSMB), des élus ( Maire de Chamonix)  et de la presse a  conduit le Président de l'Autoroute et du Tunnel du Mont Blanc et le Ministre des Transports à démentir dans la foulée toute idée de doublement en Haute-Savoie.


OMERTA en Savoie


En Savoie, l'annonce début juin d'études en cours pour le doublement du tunnel routier du Fréjus n'a eu aucun écho dans la majorité de la presse, à l’exception de « l'Eco des Pays de Savoie » , «La Voix des Allobroges » ,« France bleu», « TV 8 Mont-Blanc » que nous tenons à remercier.
Effectivement, nombreux sont ceux qui ne souhaitent pas de reconnaître la justesse du combat qu'avaient engagé les associations  Vivre & Réagir en Maurienne, Frapna de Savoie, ACAC73, Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc sur le diamètre pharaonique de la galerie de sécurité en 2007.

 
Nous nous demandons si la polémique lancée, mercredi dernier, par deux journaux parisiens ( le Canard Enchaîné et POLITIS )  sur les commissaires enquêteurs, 3 mois après la parution de leur rapport sur les accès du Lyon Turin ferroviaire et à quelques jours de la CIG du Fréjus, n'est pas destinée à faire un écran de fumée sur le doublement du tunnel routier du Fréjus.


Nous demandons à ce que :

  • la galerie de sécurité du Fréjus ne soit pas ouverte à la circulation  conformément au dossier d’enquête publique
  • les poids lourds de 44 tonnes soient immédiatement interdits dans les tunnels routiers du Mont-Blanc et du Fréjus.
    • Ceux-ci sont autorisés depuis ce début d'année.  On peut se souvenir également que la surcharge des poids lourds associée à la descente du Fréjus vers Chambéry  peut contribuer à des accidents tragiques comme sur la VRU en avril dernier.
  • les poids lourds les plus polluants ( norme EURO 1 ) soient interdits au Fréjus comme au Mont Blanc
  • La France et l'Italie s'engagent à ce que le trafic routier soit reparti de manière égale entre la Savoie et la Haute-Savoie

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Étude européenne de juillet 2012 sur 9 grandes villes : la pollution de l'air réduit de 6 mois en moyenne l'espérance de vie. Qu'en est-il pour Chambéry ?

23 Septembre 2012, 17:18pm

Publié par Acac73

Suite à une étude sur 9 grandes villes françaises, l’Institut de Veille Sanitaire tire de nouveau la sonnette d'alarme en indiquant que les conséquences sanitaires et financières de la pollution y apparaissent "tout à fait substantielles".

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/11/la-pollution-urbaine-coute-cher-en-vies-et-en-argent-public_1758502_3244.html

Les chercheurs estiment que le respect des normes annuelles européennes de pollution, concernant les particules plus fines (PM 2,5) donnerait un gain moyen d'espérance de vie compris entre 3 et 7,5 mois, suivant les agglomérations. Le coût de cette pollution pour la collectivité est estimé à plus de 5 milliards par an.

Dans notre département, le responsable du comité territorial de l'Air de l' Ain et des Pays de Savoie vient de préciser récemment que :

  • plus de 100 000 habitants des Savoie sont exposés à des dépassements des valeurs réglementaires de seuils tolérables d’oxyde d’azote et de “micro-particules” (PM10) chaque année,
  • la plupart des grands axes routiers de nos départements dépassent les valeurs réglementaires,

en 2011, les études ont révélé que 21 % de la population chambérienne (environ 6000 résidents) ont subi pendant plus de 35 jours un dépassement des normes européennes pour les microparticules (plus de 50 μg/m3)

En Savoie, on continue de privilégier les projets qui ne réduisent pas la pollution.
En Savoie, pendant ce temps, les collectivités n'ont aucune objection à promouvoir des projets qui vont augmenter la pollution (élargissement de l'autoroute A43 à côté du collège Georges Sand à la Motte Servolex ) ou, au mieux, à prévoir uniquement des reports de trafic sur d'autres axes ( projet de la Leysse).


Élargissement de l'autoroute A43 : la mise sous silence des dépassements de pollution.

A noter que, dans le dossier d’enquête publique sur l'élargissement de l'autoroute A43, la compagne de mesure de la qualité de l'air dans l'enceinte du collège Georges Sand est trompeuse. Elle a été effectuée dans une période qui ne comportait évidemment pas d'épisode de pollution  (12 jours bons, 2 jours moyens).

La communication fallacieuse de Chambéry sur le projet de la Leysse

Nous sommes stupéfaits de voir que la communication sur ce projet, par la Mairie de Chambéry, varie suivant la localisation de sa communication. 

Pour les Chambériens, le report se fera essentiellement sur la VRU.

Dans le centre de Chambéry, sur les panneaux de présentation du projet, autour du chantier actuel de reconstruction de la couverture de la Leysse, la Marie de Chambéry indique :
-«l'objectif est de réduire de 25% le trafic sur l'axe de Leysse, soit 8000 véhicules/jour. Le report se fera essentiellement sur la VRU».

Cette présentation n'alerte pas les habitants du centre de Chambéry d'un report important sur le Pont Cassine-Gambetta non indiqué d'ailleurs sur la vue d'ensemble.

En dehors de Chambéry, par contre, le report sur le pont Cassine-Gambetta est bien indiqué.

Sur le stand de « Chambéry 2020 », à la foire exposition, là où les visiteurs sont beaucoup plus sensibilisés à une saturation de la VRU, il n'y a plus aucune indication de report sur la VRU !  Au contraire, on précise qu'il y aura une circulation de 8000 à 12 000 véhicules/jour sur le nouveau pont Cassine-Gambetta.

A quand une information exacte ?

Nous voyons bien que ce projet n'est en aucun cas celui d'une agglomération plus agréable pour tous.
Nous demandons, et pour ne pas être obligés de le faire nous-mêmes, à ce que les panneaux de présentation du projet mentionnent bien :

  • qu'aucune diminution de la circulation automobile n'est prévue, mais juste un report sur d'autres axes.
  • le détails du report de trafic pour chaque axe ( VRU, Gambetta, avenue de Lyon, Monge et Curial).



M. Dantin : des positions du siècle dernier !

Nous sommes étonnés des positions tenues par M. Dantin lors des différents conseils communautaires. Ses nombreuses réticences à financer  des transports en commun attractifs et performants qui facilitent les déplacements respectueux de l'environnement.
Nous avons été sidéré  d'entendre, lors du dernier conseil communautaire, que pour lui, le seul problème du pont Cassine-Gambetta était son emplacement .
Ses propos ont été confirmés par le journal de Chambéry de septembre dans lequel son groupe politique indiquait qu'il s'imposait une voirie souterraine qui irait du gymnase des Allobroges jusqu'au niveau de la Maison des Associations...
Ce projet encore plus onéreux que le pont ne servira qu'à augmenter la congestion automobile et la pollution dans Chambéry !
 
Les poumons des Chambériens n'attendent pas simplement une diminution de la surface consacrée au transport ( argument de M. Besson sur le projet de la Leysse), mais surtout une diminution de la circulation automobile, réalisable par la mise en place de transports en commun  attractifs et performants,  financés  par l'abandon du pont routier Cassine-Gambetta ( + 20 M€).

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Pont Cassine-Gambetta : 2ème lettre ouverte aux Élus de Chambéry Métropole

26 Juillet 2012, 19:35pm

Publié par Acac73

 

Vous trouverez sur ce lien le courrier remis aux élus lors du Conseil Communautaire de Chambéry Métropole du 12 juillet.

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