Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry

Abandon du projet du contournement autoroutier de Chambéry ?

30 Août 2010, 20:46pm

Publié par Acac73

Nous l'attendions depuis plusieurs mois, l'avant-projet du Schéma National des Infrastructures de Transport a été rendu public le 13 juillet par le gouvernement.

Nous avons noté avec satisfaction que le contournement ne figurait plus dans cet avant -projet.

Le travail de notre association, depuis l'autonome 2004, qui démontre l'absurdité écologique et économique de ce projet, porte ses fruits : l'État n'ose plus soutenir ce projet d'un autre temps.

Nous remercions tous nos adhérents pour leur soutien, leur participation massive à nos réunions publiques et tous les élus qui nous ont soutenus.

 

Il ne faut, cependant, pas crier victoire trop vite.

Ce document n'est qu'un avant-projet qui doit être débattu et validé par les députés et sénateurs à la fin de cette année. Nous serons très vigilants sur les amendements qui pourraient être proposés.

 

Directive Territoriale d'Aménagement : toujours oui au CAC

De plus, quelques jours après ce S.N.I.T, la Directive Territoriale d'Aménagement finale a été rendue publique : elle contient toujours des références implicites au CAC ainsi qu'à son financement assuré par la saturation de la VRU ramenée à 2 fois 2 voies générant ainsi un report de trafic sur le contournement.

 

Toujours le Projet d’Intérêt Général sur le CAC

N'oublions pas aussi que le tracé du contournement fait toujours l'objet d'un Projet d’Intérêt Général depuis 2004 qui bloque toute idée de construction agricole ou d'habitation et permet ainsi, à tout moment, de relancer le projet. Son abrogation n'est toujours pas d'actualité.

 

Les alternatives : les engagements remis en cause ?

Enfin et surtout, un abandon définitif sera possible uniquement si des alternatives sont mises en œuvre... Mais sur ce sujet, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Tous les engagements précédemment «gravés dans le marbre» sont systématiquement remis en cause ou renvoyés aux calendes grecques. Dans les prochains jours, nous communiquerons en détail sur chacun de ces points :

 

  • Nouveau projet Lyon-Turin : 300 trains par jour dans Chambéry pour faire gagner 10 minutes aux voyageurs vers Paris ou Lyon : les TER pénalisés, la priorité au fret abandonnée ?

  • Alternative attractive et performante pour les déplacements de personnes sur Métropole Savoie : le «très haut débit» pour des moyens de transport attractifs et respectueux de l'environnement remis aux calandres grecques... Priorité est donnée aux téléchargements de vidéo par tous (plan fibre optique pour tous)

  • Financement des déplacements : priorité aux modes de transport les plus polluants ?

  • Omerta en Savoie sur les décisions qui engageront l'avenir de la Savoie. A part quelques rares élus, pas de changement : les promesses de débats publics sont restées aux oubliettes.

 

Information de dernière minute : APPR (dont fait partie AREA) vient d'annoncer que le trafic poids lourds sur son réseau a augmenté de 5,6 % au premier semestre ...

Lire la suite

Enquête publique sur la DTA :non au passage à 2x2 voies de la VRU pour financer le CAC

18 Mai 2010, 19:46pm

Publié par Acac73

Rappel :
La Directive Territoriale d’Aménagement (DTA) des Alpes du Nord fixe les principaux objectifs de l’Etat en matière de localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, ainsi qu’en matière de préservation des espaces naturels, des sites et des paysages.

Enquête Publique jusqu’au 21 mai 2010
La DTA des Alpes du Nord est actuellement soumise à Enquête Publique jusqu’au 21 mai 2010. Le dossier peut être consulté en mairie de Chambéry et d’Aix les Bains.
Un gros progrès par rapport à celle qui avait été lancée pour la pseudo-galerie de sécurité du Fréjus, le dossier est aussi consultable sur Internet à http://www.dta-alpesdunord.fr/ .
Mais, qui le sait ? En effet :

L’omerta continue
Force est de constater que, dès l’élaboration du texte, le citoyen a été soigneusement tenu à l’écart. En 2008, la préfecture de Savoie a bien organisé une réunion publique. Celle-ci s’est déroulée dans une quasi-clandestinité, quelques personnes seulement était présentes.
Comment comprendre que la préfecture, avec les moyens humains et techniques dont elle dispose, ne soit pas capable de faire mieux que notre association, animée uniquement par des bénévoles qui, lorsqu’elle organise ce type de réunion, parvient à déplacer 300 à 600 personnes ?
Pour remédier à cette situation, nous avions demandé l’organisation d’une vraie réunion d’information. Sans succès…

Le bassin Chambéry-Aix fait-il partie des Alpes du Nord ?
Malgré l’importance du sujet, il n’y a à ce jour pratiquement aucune contribution des collectivités du bassin chambérien. On ne relève que :

  • Métropole Savoie qui a demandé la suppression du projet  «  Contournement Autoroutier de Chambéry » mentionné page 42, Ceci mérite nos remerciements
  • La région Rhône-Alpes qui demande que sa position défavorable sur les autoroutes nouvelles soit prise en compte par la DTA. C’est bien !
  • La Chambre d’Agriculture qui demande qu’une disposition soit insérée pour « limiter le passage des projets routiers et autoroutiers de contournement d’agglomération dans les zones agricoles structurées et homogènes ». Position qui pose question : ne serait-ce pas du «  Surtout pas chez moi, pourquoi pas chez les autres » ?


A quoi sert de réaliser un contournement autoroutier si l'objectif n'est pas d'augmenter les trafics ?
      « Intégrer les projets d’infrastructures de contournement d’agglomération dans une réflexion globale visant à ne pas augmenter les trafics »
      L’intention est louable, mais chacun sait que toute nouvelle infrastructure routière entraîne automatiquement une augmentation des trafics.

Les textes sont parfois très ambigus
      On relève :
      « Aucune augmentation des capacités routières de franchissement des Alpes ne sera réalisée, à l’exception des projets d’utilité publique à la date d’ouverture de l’enquête publique de la DTA et de ceux dont la réalisation répond aux objectifs de l’article 7.2 du protocole transports de la Convention Alpine, notamment les itinéraires de contournement d’agglomération ou de conurbation »
      La marge de manœuvre est donc très large.

Par contre, ils sont quelquefois d’une limpide clarté
      « Le schéma de voirie devra notamment prévoir le réaménagement des voies qui se trouveront délestées du trafic d’échanges et de transit, afin de contribuer à une diminution globale des trafics dans les agglomérations considérées »
      En clair, dans le cas du Contournement de Chambéry, il s’agira, pour augmenter le trafic sur ce tronçon, de réaménager la Voie Rapide Urbaine.

      La DDE, dans son étude de 2005 a d’ores et déjà donné la solution : la VRU sera réduite à 2 x 2 voies. Les prévisions sont faites, adopter une telle disposition permet de faire passer le trafic sur le CAC de 13 000 à 25 000 véhicules/jour.


      Ceux qui traversent Chambéry par la VRU, à plus de 80 % des locaux 
( par exemple, un salarié de Technolac habitant à Chignin),  auront le choix entre :

  1. emprunter le contournement payant ( au moins 3 euros par passage)
  2. emprunter la VRU gratuite, mais aussi patienter dans les bouchons générés par la réduction du nombre de voies de circulation
  3. emprunter et encombrer les rues des cités parallèles à la VRU


      Ainsi sera provoquée la saturation de la VRU (et de l’agglomération), alors que le projet CAC a été élaboré pour éviter cette situation.

      Et c’est bien l’usager savoyard qui apportera la plus grosse contribution au financement et à la rentabilisation du CAC.

Nos préconisations
      Notre association s’est toujours prononcée pour la promotion et le développement des alternatives de transports durables.

      Elle demande donc :

  •       l’abandon définitif du projet de Contournement Autoroutier de Chambéry
  •       le développement accéléré des TER ( la voie historique, aménagée, pourrait donner la priorité à ce type de transport)
  •       la mise en place plus rapide et plus efficace de transports en commun à haut niveau de service ( au sein des agglomérations et sur l’axe Albens - Montmélian, Les Marches)
  •       la mise en chantier immédiate du Lyon-Turin dans sa double composante fret-voyageurs. Toutefois, sur ce point, notre association considère que si une priorité doit être établie, celle-ci doit être accordée au fret selon un schéma conforme au projet initial.

Contribution à l'enquête publique
    Notre association demande à ce que le texte suivant soit aussi inclus dans la DTA :

  • Aucune réduction des voiries gratuites, qui obligerait les usagers à emprunter un contournement payant à cause d'une capacité devenue insuffisante, ne devra être réalisée.
  • Les réductions de voiries devront être mise en place dès que des moyens de transport, respectueux de l'environnement, attractifs et performants seront capables d'absorber aussi bien le trafic local que le trafic international.



L’objectif visé par la DTA, « Favoriser un report des transports des personnes et des marchandises vers les modes les plus respectueux de l’environnement » sera ainsi atteint.

Lire la suite

Nicolas Sarkozy va autoriser les méga-camions en France : nos députés doivent protéger la Savoie.

2 Mai 2010, 18:36pm

Publié par Acac73

L’an dernier, l’annonce de l’expérimentation de la mise sur les routes françaises de camions de 60 tonnes avait soulevé un tel tollé que le Ministre des Transports avait été obligé de reculer.

Le naturel revenant au galop, sous la pression des céréaliers de la FDSEA, Nicolas Sarkozy va autoriser les camions de 44 tonnes pour le transport des produits agricoles.

Une première étape vers un retour des 60 tonnes ?

C’est un choix que les pays européens les plus respectueux de l’environnement tels que l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse, ne font pas.


Perversité de cette décision : moins de trains de marchandises, plus de camions sur les routes.

Les partisans de cette mesure la présentent comme parfaitement écologique. C’est une erreur, une faute. Favoriser le routier et abandonner le rail ne peut en aucun cas être présenté comme un acte écologique.

Pour preuve, dans une récente étude du Conseil National des Transports, le représentant du Groupement National des Transports Combinés a marqué son opposition totale à ce projet.

 

Protéger la Savoie

A compter de ce mardi, les députés examineront le texte du Grenelle 2 à l’Assemblée Nationale.

Nous espérons que, au mieux, les députés de Savoie s’opposeront à cette mesure, et que, au pire, ils déposeront un amendement pour interdire ces méga-camions en Maurienne

Ils doivent en effet considérer que l’absolue priorité est actuellement de privilégier la ligne de ferroutage entre Aiton et Turin et, à plus long terme, de réaliser le Lyon-Turin dans sa version fret.

L’adoption d’une telle position serait d’autant plus cohérente que, dans quelques mois, la plate-forme de ferroutage (annoncée par Monsieur Perben en 2007) dans la banlieue lyonnaise permettra d’augmenter le nombre de camions transportés par le rail entre la France et l'Italie : pour le plus grand bien de la cluse de Chambéry et la vallée de la Maurienne.

Lire la suite

le Président Nicolas Sarkozy en Savoie : Engagement sur le projet Lyon Turin ?

21 Avril 2010, 20:23pm

Publié par Acac73

Voilà 150 ans que la Savoie est rattachée à la France …
Et voilà 154 ans que la ligne de chemin de fer qui traverse la cluse de Chambéry, et relie la France à l'Italie, a été mise en service !

Selon les dernières informations dont nous disposons, l'état prévoit de s'appuyer, 
pour développer le transport du fret à travers les Alpes, sur cette ligne conçue à l'époque des premières locomotives à vapeur.

En effet, de lourdes interrogations subsistent quant à la volonté de l'état de doter la Savoie et la région Rhône-Alpes d'une infrastructure du 21e siècle, performante, permettant le transport le plus attractif et le plus écologique possible des personnes et des marchandises : le Lyon-Turin dans sa double composante
.



600 M€ d'euros déjà engagés pour le tunnel de base en Maurienne

En 2002, les travaux des 3 descenderies nécessaires, côté français, ont été lancés et sont sur le point d'être terminés.
Le début du percement du tunnel de base est annoncé maintenant pour 2013 avec une mise en service en 2023.

Accès au tunnel de base du Lyon-Turin : à quand les décisions ?

En août 2007, Michel Barnier, déclarait dans le Dauphiné Libéré en réponse à nos interrogations  :
«La réalisation des accès  qui seront opérationnels avant la mise en service du tunnel de base » ...
« Ce dossier est à mes yeux essentiel dans sa version fret pour dégager les axes routiers des vallées alpines d'un trafic trop important de poids lourds »


A ce jour, malgré les innombrables promesses des uns et des autres, aucun coup de pioche n'a été donné entre Lyon et la Maurienne pour réaliser ces accès, pourtant vitaux pour la viabilité globale du Lyon-Turin.
L'état ne s'engage pas non plus sur le sujet alors qu'il a confirmé récemment l'engagement de projets de lignes mixtes TGV et Fret dans d'autres régions.


Veut-on donner en Savoie la priorité au tout-routier ?

  • Le doublement du Fréjus,
  • le Contournement Autoroutier de Chambéry,
  • l' A48 Bourgoin-Ambérieu,
  • le passage à 2 fois 3 voies de l'A43

...tout le laisse penser !!!

Nous espérons que le Président de la République, à l'occasion de sa venue en Savoie pour le 150e anniversaire du rattachement, annoncera le lancement des travaux de la descenderie pour le tunnel de Chartreuse, en attente depuis de longues années, et prendra des engagements fermes pour la réalisation accélérée du Lyon-Turin dans sa double composante.

La France trop riche pour profiter des aides de l'Europe ?

Rappelons que cette dernière s'est engagée à verser près de 700 millions d'euros dans la réalisation du tunnel de base. Mais elle a aussi fixée une échéance : 2013. C'est demain !!!
De plus, la France a la possibilité de demander, sur le budget 2007-2013 de l'Europe, 200 millions d'euros pour les accès au tunnel. A ce jour, rien n'est fait.


La France n'est-elle pas capable de faire au moins aussi bien que la Suisse ?

Celle-ci vient d'engager le percement de son 3e tunnel : le Ceneri (15 km). L'ouverture au trafic est prévue pour 2019. En Suisse, on ne tergiverse pas pour diminuer la circulation des poids lourds sur les routes !


Protocole MAXIPERFO pour le rail en France, « mini tortue » pour la Savoie ?


Le 25 mars dernier, Réseau Ferré de France a signé dans le cadre de la Semaine Internationale du Transport et de la Logistique, un protocole d'accord nommé Maxiperfo pour développer des trains de fret plus longs et plus lourds, donc plus productifs, conformément à l'engagement national pour le fret ferroviaire présenté par les ministres Borloo et Bussereau le 16 septembre 2009.

L'objectif est de pouvoir faire circuler des trains de fret d'une longueur de 1500 m à plus de 100 km/h sans locomotive de pousse.

Pourquoi s'obstiner à privilégier la ligne historique entre la France et l'Italie ? Celle-ci, du fait de son tracé et de sa pente, ne peut accepter que des trains de 850 m de long nécessitant jusqu'à 3 locomotives avec une vitesse de pointe de 30 km/h dans Chambéry !

Comment s'étonner, dans ces conditions, que certains considèrent le transport routier plus compétitif ?

Lire la suite

Déplacements, Transports, Projet Lyon-Turin : l'Omerta savoyarde

7 Avril 2010, 21:33pm

Publié par Acac73

Le 19 mars 2007, l’Etat et tous les élus Rhône-alpins s’engageaient pour «une première phase de réalisation des accès fret et voyageurs au tunnel de base de Maurienne »

Ce projet comportait un tunnel à un tube dédié au fret sous la Chartreuse et un autre tunnel, toujours à un tube, dédié aux voyageurs sous Dullin-l’Epine.

La réalisation de manière concomitante le Lyon-Turin dans une double composante fret-voyageurs était ambitieuse mais pleinement satisfaisante. Elle répondait parfaitement aux besoins des personnes et des entreprises dans l'idée d'un développement durable.

 

Le 20 janvier 2010, l'État annonçait que, désormais, il privilégiait uniquement le tunnel sous l'Épine en l’adaptant (double tube au lieu d’un simple - modification du profil) à la circulation de trains de fret qui traverseraient ainsi toute l’agglomération chambérienne.

Pourquoi cette remise en cause du projet initial?

Des justifications sont avancées mais elles sont si peu convaincantes qu’elles sont loin de faire l’unanimité. D’ailleurs, elles déchirent le monde politique local, et ceci indépendamment des habituels clivages.

 

L'Omerta savoyarde

Ce même monde politique était au courant, dès juin 2009, des intentions de l'État, mais il a bien pris le soin de tenir les citoyens à l’écart de ces informations. Il aura fallu attendre janvier 2010 pour que l’un d’entre eux ose en parler publiquement.

 

Une troisième voie dans Chambéry pour faire passer une centaine de trains supplémentaires par jour ?

Si ce nouveau projet est retenu, il faudra obligatoirement réaliser une troisième voie ferroviaire dans Chambéry : sans cette dernière, le tunnel de base de Lyon-Turin ne se justifiera plus. A quoi servira-t-il de doubler la ligne historique en Maurienne par le tunnel de base du Lyon-Turin si, en amont, le «bouchon ferroviaire» de Chambéry ne peut l'alimenter?

Il ne faut pas douter que cette troisième voie fasse l'objet d'un rejet parfaitement justifié des habitants de l'agglomération.

Dernière alternative : le tout routier avec le contournement de Chambéry et la transformation de la «galerie de sécurité» du Fréjus en un deuxième tube de circulation ?

 

Il y a d’autres choix que celui de l’Etat !!!

L’ État annonce l’ouverture d’une enquête publique à la fin de l’année.

Le déni de démocratie qui a prévalu pour celle de la « galerie de sécurité » du Fréjus nous a servi de leçon. Nous savons maintenant que, même en cas d’une opposition unanime, le projet sera avalisé.

C’est pourquoi nous refusons de nous voir imposer une enquête publique qui aura pour seul but de transformer l’axe Chambéry-Maurienne en couloir à camions.

 

Nous demandons donc l’organisation rapide, par les collectivités locales, d’un grand débat sur la problématique des transports en Savoie.

Pourraient être posées les questions suivantes ( la liste n’est pas exhaustive) :

  • Quelle priorité doit-on accorder à la ligne historique : TER, marchandises, TGV ….?

  • Comment se déplacer entre Montmélian, Les Marches, Chambéry, Aix, Albens, Annecy, … (voiture, TER, Bus) ?

  • Faut-il supprimer une voie de circulation sur la VRU pour favoriser un report sur un contournement autoroutier payant ?
  • Pour la ligne Lyon-Turin, faut-il donner la priorité à un tunnel sous Dullin l’Epine pour ne gagner que 10 minutes entre Lyon et Chambéry par rapport à un tunnel sous Chartreuse ?

  • Faut-il, d’ores et déjà, prévoir le tunnel sous Chartreuse pour sécuriser la réalisation du tunnel de base?


Faut-il attendre le projet de l’Etat et ainsi accepter de n'avoir le choix qu'entre un contournement autoroutier ou une autoroute ferroviaire au cœur de l'agglomération ?

 

Ce grand débat doit être porté par toutes les collectivités locales : Conseil Régional, Conseil Général, Métropole-Savoie, Chambéry-Métropole, Communauté d’Agglomération du Lac du Bourget, CCI.

Nous souhaitons que cette importante question soit posée lors de la prochaine assemblée de chaque collectivité citée.

Il nous paraît impératif que toutes les associations savoyardes représentatives soient pleinement associées : ACAC, ADTC, FRAPNA, Vivre et Réagir en Maurienne, etc.

Il nous semble essentiel que, d’une part, tous les enjeux soient clairement exposés, et que, d’autre part, une place largement prépondérante soit accordée aux citoyens.

Par ailleurs, il est souhaitable que les autres départements (Haute-Savoie, Isère, Alpes-Maritimes) concernés par les traversées alpines soient consultés.

Comment, sans un tel débat, briser les tabous, éliminer les affabulations, stopper la désinformation et choisir la Savoie que nous laisserons à nos enfants?


Lire la suite

Passage à 2 fois 3 voies de l'A43 : le contournement se rapproche !

7 Mars 2010, 19:54pm

Publié par Acac73

 
En France, il n'y a pas de problème pour trouver de l'argent pour financer le développement des autoroutes :
Nous venons d'apprendre que l'Etat vient d'accorder une augmentation des péages à la société «Autoroutes Paris-Rhin-Rhône» sur le trajet Lyon-Chambéry afin que celle-ci puisse commencer à passer à deux fois trois voies certains tronçons de l'A43 entre Chambéry et Coiranne (intersection avec l'A48 à hauteur de la Tour du Pin).
Le conseil d'administration d'APRR (détenue à 50% par le fond australien Macquarie) l'a avalisée le 24 février dernier.
 
La France a contre-courant :
En Allemagne et en Suisse, une partie des taxes autoroutières sert à améliorer le réseau ferré : pour des gouvernements qui veulent privilégier le développement durable,c'est logique.
On le fait pour le tabac, alors pourquoi pas pour des moyens de transports moins polluant ?
L'augmentation imposée par l'Etat sur le prix des cigarettes ne sert pas à accroître le nombre de bureaux de tabac mais bien à réduire la consommation de nos concitoyens pour des raisons de santé publique !

 Pour une politique plus « durable » : 
Afin de diminuer la pollution et les gaz à effet de serre, les augmentations des péages autoroutiers ne devraient-elles pas servir à :
  •  
    • Agrandir les parkings d'échanges (aujourd'hui tous saturés ) aux entrées d'autoroutes pour favoriser le co-voiturage ?

    • Améliorer le réseau TER qui date parfois de plus de 150 ans et ainsi proposer une alternative attractive ?

    • Lancer les travaux de la descenderie en Chartreuse pour le Lyon Turin Fret en panne depuis plusieurs années ?

    • Démarrer les travaux annoncés par M. Perben en 2007 de le plateforme de Ferroutage sur Lyon ?

 

 Copenhague : les actes sont contraires aux discours ! 
Il est très étonnant que cette négociation avec la société APRR ait eu lieu dans une période où l'état français voulait s'engager pour une réduction drastique des gaz à effet de serre!
On peut se souvenir des déclarations de Yannick VICAIRE, de « Agir pour l’environnement » en décembre 2009 :
« Il faut en finir avec la schizophrénie de cette gouvernance qui se drape de beaux discours écologiques à Copenhague et poursuit des politiques climaticides sur le terrain. »

Faciliter le trafic autoroutier pour saturer la VRU et imposer ensuite le Contournement de Chambéry
« Les grands travaux routiers sont contre-productifs : plus on en fait, plus il faut en faire car ils induisent du trafic ; il faut concentrer l’effort financier sur les transports collectifs urbains et le rail .»
Déclaration de Jean SIVARDIERE, Président de la FNAUT .

Lire la suite

Lyon Turin Fret : un enterrement déguisé ?

24 Février 2010, 21:20pm

Publié par Acac73

Tout récemment, l’Etat a pris des décisions responsables qui privilégient le rail aux dépens du routier

1)Contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier , opérationnel en 2016

 

Le 18 décembre 2009, l’Etat a lancé l’appel d’offre pour la réalisation de ce projet. Pour lui :

« Ce premier grand projet ferroviaire constitue l’acte 1 du Grenelle Environnement qui met en œuvre, de manière irréversible, une nouvelle stratégie de développement durable pour les dix ou quinze années à venir. Le contournement de Nîmes-Montpellier permet ainsi de donner un nouveau souffle au fret ferroviaire : le fret sort des centres-villes, la capacité de la ligne sera doublée et passera de 200 trains par jour à près de 400 ( voyageurs et marchandises). La vitesse de pointe du fret ferroviaire passera quant à elle de 30 km/h à plus de 100 km/h. »

 

2) Contournement ferroviaire de Lyon opérationnel en 2019 ( partie nord) et 2020 ( partie sud)

Le 23 décembre 2009, l’Etat a approuvé l’avant-projet sommaire de la partie nord et le dossier d’études préliminaires de la partie sud. L’objectif est le même qu’à Montpellier. Pour lui : «  Ce projet permettra de desserrer les contraintes qui pèsent dès à présent sur le nœud ferroviaire lyonnais et qui limitent le développement du TER et du fret, en libérant des sillons sur les parties les plus chargées du réseau. Ce projet participera au succès du report modal en améliorant la circulation des trains de fret en transit nord-sud ou vers l’Italie, via la nouvelle liaison entre Lyon et Turin... »

 

Les Savoyards peuvent donc légitimement espérer un traitement identique pour Chambéry, seul point de passage ferroviaire entre France et Italie. Qu’en est-il ?

Rappelons d’abord que, le 19 mars 2007, tous les élus rhônalpins, et l’Etat, s’engageaient pour «  une première phase de réalisation des accès fret et voyageurs au tunnel de base en Maurienne. »
Cette première phase comportait 3 points :
  1.  
    1. une ligne mixte fret et voyageurs entre Lyon et Avressieux

    2. un tunnel sous Chartreuse dédié aux marchandises permettant dans un premier temps de transporter 20 millions de tonnes ( soit plus d’une centaine de trains par jour) de marchandises directement vers l’Italie en évitant la traversée de Chambéry.

    3. Un tunnel sous Dullin-l’Epine dédié aux TGV et aux TER vers Paris et Lyon.


Notre association était et reste favorable à ce scénario. Elle s’est, dès sa création, montrée très attachée à une réalisation rapide de la ligne fret. Celle-ci est en effet la seule capable d’enlever plusieurs milliers de camions des vallées de Chamonix, de Chambéry et de la Maurienne, ainsi que de la ville de Nice. Et elle permet d’éviter la réalisation de projets routiers tels que le Contournement Autoroutier de Chambéry et le doublement du tunnel du Fréjus.

Alerte courant juin 2009. Ce qui n’est encore qu’une rumeur circule : l’Etat envisage, non seulement de privilégier la ligne LGV ( voyageurs) Dullin-l’Epine, mais en plus, de l’adapter ( double tube au lieu d’un simple, modification du profil) à la circulation de trains de fret qui viendraient ainsi traverser toute l’agglomération chambérienne.

Comment imaginer que l’Etat puisse renier ses engagements de reporter massivement le transport de la route vers le rail, comment peut-il marquer un tel mépris vis à vis des élus rhônalpins ?
Cette incrédulité est confortée par l’absence d’une vive réaction de la part de nos élus. Sont-ils aussi incrédules que nous ?

Et pourtant.

 

Janvier 2010 : Abandon de la priorité au contournement ferroviaire de Chambéry sous Chartreuse, concentration du trafic dans l’agglomération

 

Le 25 janvier 2010, l’Etat confirme officiellement l’existence de ce projet, demande à RFF (Réseau Ferré de France) d’étudier entre Lyon et Saint-Jean de Maurienne  …. la consistance des aménagements de ces sections permettant d’accroître leur capacité. Allusion à peine voilée à la création d’une troisième voie dans Chambéry.

Conséquence : combien de millions de tonnes de fret supplémentaires dans l’agglomération ? Sans doute plusieurs dizaines.
Récemment, certains ont justifié la priorité accordée à la LGV par la candidature d’Annecy aux Jeux Olympiques de 2018, arguant qu’il était nécessaire de mettre le site à 3 heures de Paris. Leur mauvaise foi est évidente puisque RFF a indiqué que, quoi qu’il en soit, il était impossible de tenir ces délais.

On peut d’ailleurs s’interroger sur la stratégie de l’Etat. Ne s’agit-il pas de profiter de cette candidature, au succès très incertain, pour un événement à durée très limitée, pour retarder encore le Lyon-Turin fret, voire justifier son abandon ?


5 février 2010 : délibération du Conseil Général de Savoie, un débat de qualité, un consensus courageux et responsable
Le Conseil Général, à l’unanimité moins une abstention, demande « une concomitance de réalisation fret et voyageurs …. un aboutissement rapide des études des caractéristiques et de la capacité maximale du réseau ferroviaire »

8 février 2010 : délibération du Conseil Municipal de Chambéry : un rapport préalable approximatif et réducteur, un débat et des voeux passant à côté des enjeux.

Nous y reviendrons dans un prochain communiqué.


L’avis de ACAC73 : les conséquences de ce nouveau projet

Il ne faut pas être naïf : si l’Etat rajoute une centaine de millions d’euros au tunnel de Dullin-l’Epine, ce n’est pas pour y faire passer seulement une quinzaine de trains de marchandises supplémentaires par jour pendant 4 ans (entre 2019 et 2023, date aujourd’hui prévue de la mise en service du Lyon-Turin).

En 2013, date prévue pour le lancement du percement du tunnel de base ( et date limite d’utilisation des fonds alloués par l’Europe pour ce tunnel), ce même Etat expliquera :

  • qu’il n’a plus de budget pour réaliser un deuxième ( si le premier est commencé) tunnel sous Chartreuse
  • que la solution la plus économique est de construire une nouvelle voie destinée au fret dans l’agglomération chambérienne, et par conséquent d’y faire passer quelques centaines de trains par jour.qu’il est inutile de réaliser le tunnel de base entre France et Italie puisque le nœud ferroviaire de Chambéry ne pourra alors l’alimenter qu’au tiers de sa capacité.

Les opposants au Lyon-Turin fret, qu’ils soient Italiens ou Français, pourront alors crier victoire, même si celle-ci est obtenue avec la complicité de l’Etat français et de certains de nos élus.

En outre, à cette même date, le premier nœud routier sera en passe de disparaître avec la prévisible ouverture à la circulation de la galerie de 8 mètres au tunnel du Fréjus.

 

Comme les camions ne seront pas sur les rails, ils emprunteront la Voie Rapide Urbaine. Il suffira alors d’attendre que le trafic poids lourds devienne insupportable, ou encore d’invoquer des raisons de sécurité, pour que le Contournement Autoroutier de Chambéry soit réclamé. Il n’y aura plus d’alternative.

Puis on trouvera une « bonne raison » pour réduire la VRU à 2 fois 2 voies, le but étant d’engorger la VRU, d’obliger les usagers à emprunter le contournement payant. Ainsi celui-ci sera rentabilisé.

Les habitants de l’agglomération verront leur qualité de vie se dégrader.

 

Quelle sera l’attractivité de la Savoie si, entre Chambéry et Modane, le visiteur, même celui qui sera venu en TGV à 300 km/h jusqu'à Chambéry, sera pris dans un flot continu de poids lourds, sera contraint d’emprunter des itinéraires à péage ou devra utiliser des TER du 20e siècle à cause de la mixité fret-voyageurs des lignes ferroviaires.

 

Le vœu de l’Association : priorité à une stricte concomitance des lignes fret et voyageurs

Des engagements fermes ont été pris, il s’agit maintenant de les respecter. Les tunnels de Chartreuse (pour le fret ) et de Dullin-l’Epine (pour les voyageurs) doivent être réalisés en même temps.

Toutefois, si pour des raisons budgétaires, des choix sont à faire, il est impératif que priorité absolue soit accordée au transport du fret, c’est à dire à la réalisation d'un tunnel mixte Fret et Voyageur sous Chartreuse.

Cette solution présente bien des avantages :

  1.  
    1. la vitesse de pointe du fret ferroviaire passera de 30 km/h à plus de 100 km/h (comme à Nîmes-Montpellier)

    2. la ligne sera adaptée pour faire passer plus de 200 trains de fret par jour, ce qu’une ligne traversant Chambéry ne pourra supporter.

    3. L'attractivité des gares de Chambéry et d'Aix les Bains sera renforcée avec deux fois plus de trains par rapport à une ligne passant par Dullin-l'Epine qui se scinderait en deux au nord de Chambéry.

Les inconvénients sont mineurs
  1.  
    1. le trajet vers Lyon et Paris sera plus long de 10 minutes (chiffre SNCF de 1997)

    2. les TGV en provenance de Turin pourraient ne plus s’arrêter à Chambéry ( 2 par jour)


Chiffre SNCF 1997

 

 

Ligne Actuelle

Tunnel Dullin-l’Epine

Tunnel Chartreuse

Chambéry-Paris

2h49

2h10

2h20

Chambéry-Lyon

1h14

0h38

0h48

 


Lire la suite

Monsieur Estrosi en Savoie à l'INES ce lundi : Traversée des Alpes, Où en sont les promesses ?

21 Février 2010, 17:13pm

Publié par Acac73

En février 2007, ( c’était avant la crise), Monsieur Christian Estrosi, Président du Conseil Général des Alpes Maritimes, et candidat à la mairie de Nice, soucieux de répondre aux voeux de ses concitoyens pour ce qui concerne leur qualité de vie, déclare:

« Circuler mieux nécessitera, aussi, naturellement, d’engager des négociations avec l’Etat, Réseau Ferré de France et Escota, pour diminuer considérablement la circulation des poids lourds sur le contournement autoroutier de Nice.

Il n’est plus tolérable que, chaque jour, 20 000 poids lourds se servent, à peu de frais, de notre département comme corridor de transit vers l’Italie et l’Europe Centrale.

J’ai demandé l’interdiction de la circulation des poids lourds aux heures de pointe.

J’ai demandé la mise en place de quotas, comme pour le tunnel du Mont-Blanc.

Je travaille aussi au développement du ferroutage et à une autoroute de la mer. »

« Ces solutions, ce sont les solutions de l’avenir, elles nécessiteront, soyez-en convaincus, d’être écoutées et reconnues par les plus hautes autorités de l’Etat. »


En septembre 2008, il déclare au journal Le Point :

« Arrêtons de nous gargariser du Grenelle si c’est pour ne pas bouger sur des sujets aussi essentiels que la traversée des Alpes, par exemple. Dans mon département, le faible coût du péage autoroutier entre l’Italie et la France en comparaison des péages transalpins au Mont-Blanc et au Fréjus a entraîné une augmentation de 70% du transport par camions en dix ans. Cela devient insupportable. »

Il ajoute : «  Il faut aller plus vite sur le Lyon-Turin, il faut favoriser les alternatives au tout-routier. »

 

Rappelons que :

  1. pour aller de Perpignan à Milan, passer par Chambéry au lieu de Nice rallonge le trajet de seulement 26 km.

  2. si, suite à la crise, le trafic poids lourds a quelque peu régressé, il ne faut pas se bercer d’illusions, le problème se posera à nouveau dans un avenir plus ou moins proche.


Les décideurs doivent donc prendre dès à présent des décisions qui répondent aux vœux de Monsieur Estrosi, et des citoyens.

En conséquence, nous souhaitons que Monsieur Estrosi, redevenu ministre, se souvienne de ses promesses électorales, et s’engage :

  1. A ne pas prendre de mesures de restriction de trafic transalpin dans les Alpes-Maritimes avant qu’une solution ferroviaire ( et maritime pour le sud de l'Italie ) attractive et respectueuse de l’environnement ne voie le jour.

  2. A intercéder auprès du Président de la République, du Premier Ministre, de Monsieur Borloo et de Monsieur Bussereau pour que le projet Lyon-Turin fret ne subisse plus aucun retard et que l’ambition d’un report modal attractif et performant ne soit pas réduite à peau de chagrin.

Lire la suite

Vœux, Bilan 2009 et perspectives (1)

10 Janvier 2010, 21:21pm

Publié par Acac73

Nous vous souhaitons une très bonne année 2010 et vous remercions pour votre mobilisation lors de notre dernière réunion publique en mars 2009 qui reste le meilleur rempart contre ce projet d'un autre temps.
Nos quatre dernières réunions ( sur Chambéry, Cognin et La Motte Servolex) auront mobilisé, à chaque fois, entre 300 et 600 personnes.

LYON TURIN FRET
Nous ne reviendrons pas sur le sujet de la descenderie en Chartreuse au placard depuis 2 ans...
Pourtant, qui, de Chamonix à Nice en passant par Annecy et Chambéry, ne souhaite pas la réalisation rapide du seul projet qui permette d'enlever 5000 camions par jour de nos vallées ?

GALERIE DU FREJUS
Nous ne reviendrons pas sur :
  • ses dimensions pharaoniques qui ouvrent la porte à une transformation en un deuxième tube de circulation,
  • la subvention de 50 M€ du plan de relance accordée alors que près de 80 % du trafic poids lourds est étranger et que la ligne de ferroutage Aiton-Turin est loin d'être saturée.

TUNNEL DU MONT-BLANC
Si rien n'est trop « grand » pour la sécurité au tunnel du Fréjus, on peut s'inquiéter de la démission d'un administrateur indépendant du tunnel du Mont-Blanc pour une "certaine perte de la culture de la sécurité à la tête de la société" .

Article détaillée sur le lien ci-dessous
http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Mont-Blanc-La-securite-du-tunnel-mise-en-cause-137058/

Une épée de Damoclès sur la Savoie :
Si cette politique ne change pas, que va t-il se passer dans 5 ans lorsque :
  •       la croissance du trafic aura repris suite à la fin de la crise
  •       la « galerie » du Fréjus sera terminée
  •       la sécurité dans le Tunnel du Mont Blanc sera mise en cause
  •       l'alternative ferroviaire du Lyon-Turin Fret sera trop lointaine faute d'avoir lancé les travaux à temps ?

Quels espoirs pour 2010 ?
Nous demandons que le projet de contournement ne figure pas dans le "Schéma National des Infrastructures de Transport" que doit publier prochainement le gouvernement.

Après les grands discours volontaires sur le sommet de Copenhague et la volonté de diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, il faudrait que l'Etat prenne ses responsabilités et agisse!

Nous demandons l'augmentation du péage poids lourds au Tunnel du Fréjus afin que le transport routier paye les coûts de sécurité qu'il engendre et l'affectation de la subvention de 50M€ au lancement de la descenderie du Tunnel de Chartreuse, seul projet qui a la capacité de faire passer 300 trains de Fret par jour.

Lire la suite

Éco-redevance poids lourds : les promesses de la campagne présidentielle ne seront pas tenues !

30 Décembre 2009, 21:09pm

Publié par Acac73

Si, aujourd'hui, on parle beaucoup de la taxe carbone et des multiples exonérations prévues, nous sommes très surpris du silence sur le report répété de l'éco-redevance poids lourds.

On sait très bien qu'on ne pourra pas obtenir un report du transport de marchandises de la route vers le rail sans son instauration. Elle permettra également de financer les infrastructures ferroviaires nécessaires comme le Lyon Turin Fret.

L'éco-redevance a été promise pour le 1er janvier 2010 par le candidat Nicolas Sarkozy, prévue en 2011 par la loi sur le Grenelle de l'environnement et aujourd'hui simplement évoquée par le Secrétaire d'État aux transport pour 2012.

Voir page 5 à  http://www.tdie.eu/documents/Nicolas%20SARKOZY.pdf

Les arguments développés dans le lien ci-dessus ne sont-ils plus valables ?
Pourquoi l'autorisation récente du cabotage qui aggrave encore cette concurrence déloyale ?

Il n'y a aucun besoin d'attendre des décisions européennes : des pays comme la Suisse et l'Allemagne ont déjà mis en place l'éco-redevance depuis de nombreuses années. Les allemands     l'ont d'ailleurs augmentée de 30% il y a un an et elle leur rapporte annuellement près de 4 milliards d'euros. Pour les suisses, elle représente environ 1 milliard de Francs.

Cette éco-redevance n'a pas grévé l'économie de ces pays : leur taux de chômage est bien inférieur à la France et leur balance du commerce extérieure toujours largement bénéficiaire à l'inverse de la France.


A ne pas vouloir faire payer aux transports les vrais coûts d'utilisation des infrastructures et les coûts environnementaux (principe pollueur/payeur ), on arrive à des aberrations comme dans certains grands supermarchés de Chambéry dans lesquels on trouve plus facilement des champignons de Paris provenant de Hollande que de la champignonnière de la Motte-Servolex !

Lire la suite

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 > >>