Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Association Anti Contournement Autoroutier de Chambéry

Information Lyon-Turin & Agglomération de Chambéry

2 Janvier 2012, 06:28am

Publié par Acac73

 

La France : lanterne rouge pour le transport de marchandises ferroviaires.

Un récent rapport de l'Office Fédéral de la Statistique suisse vient nous le rappeler :

nous sommes les mauvais élèves du transport ferroviaire dans les Alpes.

En 2009, en Suisse, il y a eu plus de marchandises transportées sur le rail que sur la route.

A l'inverse, en Autriche, le transport routier a été deux fois plus important que le transport sur le rail

et pour la France, il a été sept fois supérieur!!!

 

Enfin sur les « rails » en 2012 :

 

  • l'éco-redevance

 

Avec douze ans de retard sur la Suisse, huit ans sur l'Allemagne et la promesse du candidat Sarkozy en 2007 d'instituer l'éco-redevance poids lourds pour, au plus tard, le 1er janvier 2010, nous pouvons enfin saluer sa mise en œuvre pour la mi-2013.

Par contre, les vieux réflexes ayant toujours la vie dure et alors que d'autres pays européens comme l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche renforcent les recettes de cette éco-redevance, le Premier Ministre a accordé 40% de remise aux poids lourds circulant en Bretagne : difficile pour les sociétés ferroviaires, qui payent dès le premier kilomètre un péage à Réseau Ferré de France, d'être concurrentielles et moins de recette pour financer des infrastructures respectueuses de l'environnement.

 

  • le tunnel de base Lyon-Turin

Nous pouvons aussi nous féliciter de la signature d'un nouvel accord Franco-Italien pour le tunnel de base du Lyon-Turin le 20 décembre. Après de long mois de négociation, cet accord répartit définitivement les coûts entre l'Italie, la France et l’Europe. Il reste à venir le vote du parlement Français qui devrait se réaliser début janvier. Son adoption est acquise : personne ne serait assez irresponsable pour renégocier ce traité qui a nécessité de très long mois de négociation et perdre ainsi les financements de l'Union Européenne.

La longueur de ce tunnel a été allongée à 57 km et ses accès modifiés pour tenir compte de la concertation (plus de 300 réunions) organisée en Val de Suse depuis 2005 par la commission instituée par Romano Prodi. Ce tunnel, qui outre le fait de raccourcir le temps de trajet entre la France et l'Italie, est vital pour la compétitivité du fret car il permettra la circulation de convois longs sans avoir à multiplier les locomotives pour arriver à gravir la pente en Maurienne.

Par rapport aux alternatives fumeuses et d'une ahurissante complexité proposées depuis plusieurs années et encore exposées le 6 mai dernier à la Motte Servolex au cours d'une réunion où tout débat contradictoire a été soigneusement évité par la limitation de temps de parole à 3 minutes maximum,ce projet est le seul viable.

 

Enquête publique sur les accès au Tunnel de base du Lyon-Turin : les jeux sont-ils déjà faits ?

Si l’enquête publique pour le tunnel de base a déjà été réalisée en 2006, celle pour les accès au tunnel de base entre Saint Jean de Maurienne et Lyon est prévue à partir du 17 janvier.

Historique du projet

Le projet initial, voté en 2007 par toutes les collectivités de Rhône-Alpes, qui comportait dans sa première phase un tunnel à un tube sous la Chartreuse pour le fret et un deuxième tunnel à un tube mais deux voies sous les massifs de Dullin l'Epine pour les voyageurs, a été complètement remanié par le gouvernement depuis juin 2010.

A la faveur d'un nouveau règlement sorti d’on ne sait où , le tunnel à un tube sous Dullin l'Epine s'est transformé en tunnel à deux tubes. L’état, pour le rendre compatible avec le fret, a également imposé une diminution des pentes pour un coût supplémentaire de plusieurs centaines de millions d'euros et ainsi, le tunnel sous la Chartreuse a été renvoyé, dans une « phase 2 », aux calendes grecques.

Ce nouveau projet a été présenté en juin 2010 par M. Clause Gressier, délégué inter-ministériel sur le Lyon-Turin nommé par M. Fillon.

 

Priorité au tunnel sous Chartreuse ?

Pour notre association, la priorité doit être donnée à la réalisation d'un tunnel mixte fret et voyageur (bi-tube) en Chartreuse. Il permettrait de développer à la fois le transport fret, TGV et également TER.

Le projet actuel, concentrant dans Chambéry tous les trafics fret et voyageurs, limitera obligatoirement le développement des TER et du transport de marchandises. Les objectifs affichés dans le PDU de Chambéry en 2004 et dans le Grenelle de l'environnement ne pourront pas être respectés avant la mise en œuvre de la « phase 2 ».

 

Les élus savoyards en grève de communication depuis 2009.

Depuis juin 2009, date à laquelle ce nouveau projet est connu de tout le microcosme savoyard, les élus ont choisi de communiquer de façon minimum : réunion à huit clos au Conseil Général début janvier 2010 ; débat superficiel à Chambéry Métropole et au conseil municipal de Chambéry; quelques réactions publiques lors de l’arrêté ministériel en janvier 2010.

 

Projet à prendre ou à laisser ?

Alors que pour la nouvelle ligne fret et voyageur, prévue entre Montpellier et Perpignan, quatre projets différents ont été présentés au cours du débat public, les Savoyards auront-ils la chance de débattre et de réfléchir au meilleur scénario ? Auront-ils la possibilité de choisir entre ce projet concocté par l’État depuis bientôt trois ans, ou la réalisation d'un tunnel mixte sous Chartreuse, ou comme initialement prévu, un tunnel monotube voyageur sous Dullin-L'Epine et un tunnel mono-tube Fret sous Chartreuse ?

 

Le pire pour la Savoie : l'abandon de tout projet !

Ce scénario donnerait ainsi un quasi-monopole à l'autoroute pour les échanges avec Lyon, et rendrait ainsi indispensable le contournement autoroutier de Chambéry, handicapant lourdement le développement du transport ferroviaire par la concentration sur la ligne historique de tout le trafic voyageur et fret.

 

Protéger l'avenir par la réalisation immédiate de la descenderie en Chartreuse.

Si, comme nous le craignons, nous n'avons pas la possibilité de débattre de tous ces scénarios, il est primordial d'exiger le démarrage immédiat des travaux de la descenderie en Chartreuse (prévus initialement en 2003) qui permettront de gagner plus de 3 ans sur la réalisation ultérieure du tunnel (affinage des études géologiques et possibilité de percement du tunnel à partir de la descenderie en plus des extrémités).

Ceci permettra, lorsque la situation sera devenue intenable dans Chambéry, d'avoir réellement le choix entre un contournement autoroutier qui viendrait défigurer tout l'ouest de Chambéry et un contournement ferroviaire qui passerait en tunnel sous Chartreuse : les délais de réalisation de ces deux projets concurrents sont comparables.

 

Rapport de l'Autorité Environnementale sur le nouveau projet de l’État.

Début décembre, l'Autorité Environnementale a publié son rapport sur le projet. Elle préconise des compléments et des approfondissements d'études d'impacts sur de nombreux points.

De plus, comme nous le pressentions depuis ce nouveau découpage du projet, l’AE  recommande « d’apprécier les impacts environnementaux de ces augmentations de trafic, et des aménagements éventuellement rendus nécessaires sur la voie historique, notamment dans l’agglomération de Chambéry, et dans les autres zones agglomérées »

Par contre, nous nous étonnons de la recommandation de cet organisme de préserver la possibilité d’élargissement de l'autoroute A43 dans l'avant pays savoyard . Nous nous permettons de rappeler que, justement, l'objectif de cette ligne est de permettre la réduction du trafic routier et certainement pas son accroissement !

Dans ce rapport, il n'y a aucune réflexion sur les conséquences d'une alternative purement autoroutière au Lyon-Turin.

Voir plus d'informations sur :

http://www.enviscope.com/News/Thematiques/transport/Acces-francais-au-Lyon-Turin-l-Autorite-Environnementale-veut-des-ameliorations-de-l-etude-d-impact,i15513.html

http://portail.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/cgedd/008045-01_avis-delibere_ae.pdf

 

Aucune nouvelle de la plate-forme de ferroutage dans la région Lyonnaise.

Ne pourrait-on pas stopper l'élargissement des 10 premiers kilomètres de l'A43 entre la MOTTE SERVOLEX et la TOUR du PIN et affecter les 60 millions prévus à la plate-forme de ferroutage dans la région lyonnaise que nous attendons tous depuis 5 ans !

 

La Savoie « terre d'accueil » des poids lourds les plus polluants...

A l'issue du Plan de Protection de Atmosphère de la vallée de l'Arve, le Préfet a annoncé le 19 décembre aux élus et aux associations de Haute-Savoie (pas d'invité savoyard bien évidement) que les poids lourds à la norme EURO 2 seraient interdits dans les prochains jours, puis,en 2013, les EURO 3.

Rappelons que, même les poids lourds à la norme EURO 1 sont toujours autorisés dans le Tunnel du Fréjus en Savoie.

En 2014, ne doutons pas que le différentiel de sécurité entre le Fréjus et le Mont Blanc (galerie de sécurité de 8 mètres contre 2 mètres ) justifia de nouvelles restrictions de trafic en Haute-Savoie qui se déversera ainsi naturellement en Savoie.

A ce jour et à notre connaissance, à part M. Repentin, aucun élu ne demande un partage équitable du trafic entre les deux départements... Nous sommes désabusés par l'absence d'action du Conseil Général de Savoie sur les transports pour les habitants du bassin Aix-Chambéry : nous n'avons toujours aucune nouvelle de la mise en œuvre de la ligne de Bus à Haut Niveau de Service entre Aix les Bains et Chambéry.

 

Chambéry Métropole : le PDU de 2004 est oublié ?

Nous avons pu encore le constater à l'occasion de la présentation du projet de découverte de la Leysse, le 21 novembre dernier. Les citoyens souhaitent ardemment une réduction de la circulation automobile et refusent totalement le report de celle-ci sur d'autres quartiers.

Nous saluons les efforts qui ont permis d'augmenter de 20%, depuis quelques années, la fréquentation des bus et de doubler l'usage du vélo.

Nous nous interrogeons par contre, sur leur poursuite au vu des échanges qui ont eu lieu au Conseil Communautaire de l'agglomération le 29 septembre dernier.

Nous sommes surpris d'entendre Monsieur Dupassieux indiquer qu'il mise plus sur le développement du vélo et qu'il n'est pas « jusqu'au boutisme » pour les transports en commun, contrairement aux élus parisiens, de Monsieur Sarkozy, à Madame Duflot en passant par M. Huchon avec le projet pharaonique du GRAND PARIS (nouveau métro de 200 km, avec plus de 70 nouvelles gares pour un coût estimé de 25 M€ en plus des 1.5 M€ d'investissement habituel annuel) !

Nous sommes également surpris par le fait que Monsieur Dantin réitère son opposition sur l'augmentation de 1,6 à 1,8% du taux de versement transport (versé par les entreprises publiques et privées) qui permettrait de financer les voies en site propre et les parking relais prévus dans le PDU de 2004. Toujours pour le projet Grand Paris, les députés n'ont pas hésité à voter de nouvelles lois créant de nouveaux impôts, en plus de l'augmentation du versement transport, pour financer les 25 milliards d'euros.

Nous savons bien que, seule l'amélioration de l'attractivité des transports en commun permet de faire diminuer de façon significative l'usage de la voiture. Pour preuve, non seulement le projet pharaonique du Grand Paris, mais plus près de chez nous, d'autres projets tels que les projets de Tram Train de Chamonix, de l'ouest Lyonnais, du Tramway d’Annemasse ou de Besançon, des voies en site propre d'Annecy.

Qui à la volonté de laisser des infrastructures de transport du siècle dernier à l'agglomération ?

Faudra-t-il déménager à Paris pour se déplacer écologiquement et respirer un air de meilleur qualité ?

 

Projet de la Leysse : concertation ou entêtement ?

Nous pouvons être surpris, à la lecture du dernier numéro de l' agglomération de Chambéry dans laquelle le Président, Monsieur Besson, parle de concertation sur ce projet en page 3 et en page 9 indique que le pont Cassine-Gambetta (unanimement rejeté) est indissociable du reste du projet.

Nous espérons que lors du prochain conseil communautaire, un vœu soit voté par toute l'assemblée demandant une concertation sans tabou et sans idée arrêtée comme cela s'est fait pour la rénovation du centre-ville de La Ravoire.

Nous espérons également que Monsieur Chemtetov, architecte du projet, prenne enfin connaissance du Plan de Déplacement Urbain voté en 2004 par tous les élus de l'agglomération, pour changer la vision simpliste et dépassée d'une solution unique qui serait de rabattre la circulation sur un nouveau pont Cassine-Gambetta et sur la VRU ou de ne rien faire !

http://www.chambery-metropole.fr/3343-pdu.htm

Commenter cet article